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Étiquette : Culture

  • Bayonne

    Se rendre à Bayonne depuis Paris

    7H50

    4H30

    770 km

    Prêt pour une immersion dans la cité la plus gasconne du Pays Basque ? On quitte Paris pour Bayonne, une ville d’art et d’histoire qui ne se contente pas de sa réputation festive. Entre ses remparts romains, ses flèches gothiques et ses arômes de cacao, préparez-vous : ici, chaque pierre a un accent et chaque quai raconte une épopée maritime.

    Remparts de Bayonne

    On commence fort avec les Remparts. En marchant sur ces murailles, on remonte 16 siècles d’histoire. Tout commence au IVe siècle avec le Castrum de Lapurdum romain. Mais le visage actuel, on le doit au génie de Vauban au XVIIe siècle. Imaginez le chantier : il a fusionné les murs antiques avec des bastions angulaires et des fossés profonds pour en faire une place forte imprenable. C’est une superposition fascinante de styles, du médiéval au classique, qui dessine encore aujourd’hui cette silhouette de ville-forteresse, protectrice mais toujours ouverte sur ses fleuves.

    La Poterne et Château Vieux – Gaztelu Zaharra

    Juste à côté, on découvre la Poterne, cette porte dérobée autrefois utilisée pour les sorties secrètes des soldats. C’est un vestige du « Réduit » qui protégeait le confluent. Juste au-dessus veille le Château-Vieux. Construit sur les fondations romaines, il a accueilli des rois comme Louis XI ou François Ier. Vauban, encore lui, a raboté le donjon pour l’adapter aux canons. Aujourd’hui, avec ses murs de 3 mètres d’épaisseur, il appartient toujours à l’Armée (le 1er RPIMa). C’est un sanctuaire militaire fermé au public, mais sa simple présence nous rappelle que Bayonne est un pivot stratégique depuis 1700 ans.

    Halles de Bayonne

    On change d’ambiance en rejoignant les Halles. Le cœur de Bayonne bat ici, entre la Nive et l’Adour. Après l’effondrement des halles type « Baltard » en 1945 sous la neige, et un bâtiment bétonné peu gracieux dans les années 60, nous profitons aujourd’hui d’une structure lumineuse en brique et verre depuis 1994. C’est l’institution suprême : on y vient pour le jambon de Bayonne, les fromages d’Ossau-Iraty et, surtout, pour les chants basques qui éclatent spontanément aux balcons le samedi matin. Une véritable thérapie par la gastronomie et la culture !

    Les quais

    Musée Basque et de l’histoire de Bayonne

    Pour comprendre où nous sommes, direction la Maison Dagourette, une demeure de négociant du XVIIe siècle qui abrite le Musée Basque. Dès l’entrée, la devise nous accueille : « Hemen sartzen dena bere etxean da » (Celui qui entre ici est chez lui). On y découvre 90 000 objets, des intérieurs ruraux reconstitués aux secrets de la pelote basque. Le musée nous raconte comment Bayonne a toujours été un carrefour de cultures basque, gasconne et juive, forgé par le commerce atlantique. C’est le passage obligé pour saisir l’âme du territoire.

    Cathédrale Sainte-Marie de Bayonne

    On lève les yeux vers la Cathédrale Sainte-Marie. C’est une merveille du gothique rayonnant, style plutôt rare dans un Sud-Ouest habitué au roman. Son chantier a duré des siècles, de 1258 jusqu’au XIXe siècle quand l’architecte Boeswillwald (un élève de Viollet-le-Duc) a ajouté les deux flèches de 85 mètres. Classée à l’UNESCO au titre du chemin de Saint-Jacques, elle impose le respect par sa dentelle de pierre calcaire et ses vitraux qui colorent la nef d’une lumière mystique. On s’y sent tout petits, mais étrangement apaisés.

    Le Cloître de Bayonne

    Attenant à la cathédrale, on entre dans le Cloître. C’est l’un des plus grands de France (XIVe siècle). Ici, le silence remplace le brouhaha des rues. Sous les arcades gothiques, on imagine les processions, mais aussi les réunions de notables, car ce lieu était le véritable « forum » de la ville. C’est un espace hybride, à la fois religieux, politique et funéraire. Aujourd’hui, c’est notre bulle de sérénité préférée pour échapper à l’agitation du Grand Bayonne.

    Place Montaut

    Un peu plus loin, la Place Montaut nous offre un havre de paix. Elle doit son nom à un palais disparu en 1908 qui hébergea une reine d’Espagne en exil ! Aujourd’hui, c’est une place multigénérationnelle, fruit d’un budget participatif où les Bayonnais ont choisi de « désimperméabiliser » le sol pour y planter de la verdure. Entre les écoles alentour et la chapelle des Filles de la Croix, on y respire la vie de quartier.

    Collège privé Notre-Dame

    Les corporations

    En déambulant dans la vieille ville, il nous suffit de lever les yeux pour retrouver l’histoire sociale de Bayonne gravée dans la pierre et les noms des rues. Les enseignes, sculptées ou peintes, racontaient déjà au Moyen Âge la spécialité de chaque échoppe : bouchers, forgerons — qu’on appelait ici “faures” — ou encore doualiers, faiseurs de tonneaux.
    Dès la période médiévale, ces métiers se sont organisés en corporations, réunissant les acteurs de chaque secteur pour se défendre, transmettre leur savoir, et garantir la qualité du travail. Leurs traces persistent non seulement dans la toponymie mais aussi dans la mémoire vivante de la ville, où la cohésion professionnelle se mêle à l’identité de quartier

    Tour Vieille-Boucherie

    Porte d’Espagne

    En suivant les remparts, nous arrivons à la Porte d’Espagne, point de passage historique vers le sud, vers la frontière et plus loin encore, jusqu’à la péninsule Ibérique.
    Cette porte a longtemps joué le rôle de seuil stratégique. Depuis les temps anciens, elle contrôle la sortie sud de la ville et se voit renforcée au fil des siècles : d’abord protégée par une barbacane médiévale puis, au XVIIe siècle, repensée par Vauban qui la transforme en ouvrage monumental selon les principes de l’architecture bastionnée.
    Large arche de pierre, flanquée de bastions, et à l’origine surmontée d’un pont-levis enjambant le fossé, la Porte d’Espagne allie pureté militaire et élégance sobre.
    Aujourd’hui piétonne, elle demeure un témoin de la puissance défensive de Bayonne, comme un rappel que franchir ce seuil revenait autrefois à quitter la France pour s’élancer vers l’Espagne, l’aventure ou, parfois, le danger.

    Stade Christian Belascain

    La Tour de Sault

    Sur les bords de la Nive, la Tour de Sault se dresse, massive, discrète mais essentielle dans le dispositif défensif de Bayonne. Construite au XIVe siècle, elle assurait, avec la Tour des Menons sur la rive opposée, le contrôle du trafic fluvial et la sécurité du port.
    Un ingénieux système de barrage flottant, l’estacade, reliait alors les deux tours et bloquait l’accès aux navires indésirables.
    Au fil du temps, la tour a souffert : affaissement après une crue au XVIIIe siècle, écrêtement partiel en 1832 lors du remodelage des remparts. Pourtant, la base robuste, vestige du Moyen Âge, subsiste encore aujourd’hui, témoignant de l’épaisseur des murs médiévaux et de l’importance stratégique du site.
    La Tour de Sault, désormais voisine d’un parking moderne, porte la mémoire d’une ville qui a toujours protégé, surveillé, et parfois verrouillé son accès fluvial.

    De retour sur les quais

    On revient vers l’eau. Les quais de la Nive et de l’Adour sont l’ADN de Bayonne. Au Moyen Âge, sous domination anglaise, les chantiers navals tournaient à plein régime. On adore observer les maisons hautes sur arcade : c’est là que les marchands hissaient autrefois les ballots de morue, d’épices ou de sel venus de Terre-Neuve ou des Antilles. Colbert y a même installé l’Arsenal du Roi au XVIIe siècle. Aujourd’hui, les terrasses ont remplacé les entrepôts, mais l’esprit marchand demeure.

    Port-Neuf, rue gourmande

    Si Bayonne prend aux yeux des gourmands l’allure d’une capitale officieuse du chocolat, c’est autour du Port-Neuf que s’écrivent les premières pages de cette histoire douce-amère.
    À la fin du XVIe siècle, des familles juives espagnoles et portugaises, fuyant l’Inquisition, s’installent quartier Saint-Esprit et apportent avec elles le secret d’un cacao médicinal, tonifiant.​
    Le chocolat “à boire” se répand dans la haute société locale, alors que des artisans maîtrisent son travail à la pierre chaude, sur le fameux métate. Bayonne devient la première ville française à produire du chocolat, et sa tradition gastronomique se consolide au fil des siècles : le goût se fait plus cacao que sucré, les procédés évoluent, mais l’esprit demeure.
    Aujourd’hui, de la rue Port-Neuf à la collégiale Saint-Esprit, les façades abritent chocolatiers centenaires et ateliers plus jeunes, gardant vivante la mémoire des “Faiseurs de chocolat”.
    Le patrimoine du cacao, entre archives, sculptures commémoratives et vitrines garnies, s’est fondu dans la culture bayonnaise : la dégustation y est rituelle, presque sacrée.

    Théâtre Michel Portal (Scène nationale du Sud-Aquitain)

    Au confluent de l’Adour et de la Nive, sur la vaste place de la Liberté, l’Hôtel de Ville et le Théâtre Michel-Portal forment un ensemble architectural rare.​
    Construit de 1837 à 1842, l’édifice néo-classique, signé Nicolas Vionnois, impressionne par sa monumentalité, inspirée des aménagements parisiens de la même époque. Il fallait alors une Mairie à la hauteur des ambitions de la ville, mais aussi une vraie salle de spectacle : le théâtre à l’italienne est donc intégré au bâtiment municipal, choix original et audacieux pour l’époque.​
    Trois ailes sont donc prévues : une dédiée à la douane, une à la mairie et une au théâtre lui-même. À l’intérieur, la salle — aujourd’hui réduite à 592 places pour plus de confort — accueille depuis 1842 tout le spectre du spectacle vivant.
    Au fil des décennies, incendies, restaurations, réaménagements et modernisations se succèdent, sans jamais altérer l’esprit du lieu. Depuis 1990, le théâtre est géré par la Scène nationale du Sud-Aquitain, rayonnant sur tout le pays basque.
    Le bâtiment, rebaptisé en hommage à Michel Portal, musicien de jazz et de classique natif de Bayonne, reste un phare pour la culture locale, conjuguant tradition architecturale et vitalité créative.​

    L’adour & Pont Saint-Esprit

    Traverser l’Adour par le Pont Saint-Esprit, c’est franchir bien plus qu’un simple ouvrage d’art : c’est relier deux mondes, deux quartiers, deux histoires intimes de Bayonne.
    Le premier pont, bâti vers 1150 et appelé “Pount de la gran mar”, était déjà un défi lancé aux courants et aux tempêtes. En bois, puis reconstruit maintes fois sous les assauts de l’Adour ou des guerres, il évolue jusqu’à prendre sa forme définitive en 1849 : un élégant tablier de pierre, composé de sept arches, dont la structure robuste permit, dès 1910, le passage du tramway.​
    Ce pont fut crucial : unique voie pour relier la France à l’Espagne, il marque le passage de la cité fortifiée vers le quartier Saint-Esprit, l’ancien faubourg des pèlerins, artisans et “étrangers” venus de toutes parts. Aujourd’hui, l’ouvrage, souvent embelli par les reflets des marées, reste un symbole de la vitalité bayonnaise et de sa capacité à franchir l’eau et les âges.

    Bayonne Street-Art

    Peña Taurine Bayonnaise

    Impossible de saisir la vitalité de Bayonne sans s’arrêter aux Peñas, ces associations festives et culturelles qui rythment la vie locale. Parmi elles, la Peña Taurine Bayonnaise s’affirme comme une institution incontournable : son histoire est celle de la passion partagée pour la tauromachie, mais aussi de l’amitié, de la convivialité et du goût de la fête.​
    Née dans le sillage des grandes ferias du sud-ouest, la Peña a su s’approprier d’anciens locaux — cases voûtées dans les remparts, échoppes, vieilles casemates — pour en faire des lieux d’accueil, tout en conservant l’épaisseur des murs, les arcades et l’humilité du décor.
    Au-delà de la tauromachie, les Peñas sont le cœur battant des Fêtes de Bayonne, organisant apéritifs, chants et animations dans un esprit de camaraderie fusionnelle. Leur architecture, modeste mais riche d’histoires, témoigne de l’art d’habiter la ville en la transformant, le temps d’une saison ou d’une soirée, en un vaste espace de partage et de joie populaire.

    Rue Sainte-Catherine

    Flâner dans la rue Sainte-Catherine, c’est s’immerger dans l’effervescence quotidienne de Bayonne. Cette artère commerçante, cœur vivant de la ville, associe boutiques traditionnelles et enseignes modernes.
    Entre vitrines attrayantes et façades colorées, la rue raconte la diversité et la vitalité commerciale de la cité basque, où le mélange entre l’ancien et le contemporain se fait naturel.
    S’y mêlent artisans, épiceries fines, et cafés typiques, offrant autant de moments d’échange et de convivialité. Ce poumon urbain incarne à lui seul l’esprit bayonnais, vibrant et ouvert.

    Gare de Bayonne

    À deux pas du fleuve, la gare de Bayonne s’impose avec élégance depuis le début du XXe siècle : long bâtiment rythmé d’arcades, tour-horloge, hall accueillant.​
    Ici, le premier train siffle dès 1854, inaugurant l’ère de la modernité et soudant la ville à tout le réseau du Sud-Ouest et de l’Espagne. La gare, installée initialement dans des bâtiments provisoires, sera reconstruite, agrandie, modernisée pour devenir pôle d’échanges régional : TGV vers Paris, Intercités, TER vers Saint-Jean-Pied-de-Port, Dax, Hendaye… Sur le parvis, bus locaux et taxis complètent le ballet incessant des voyageurs.
    Symbole de mobilité et d’ouverture, la gare de Bayonne n’est pas seulement une porte : c’est la promesse d’un ailleurs et d’un retour, le point de départ ou d’attache de tant de récits de la ville.

    DIDAM & Ongi Etorri

    Le long du quai, dans le quartier Saint-Esprit, se dresse le DIDAM — Direction Interdépartementale des Affaires Maritimes jadis, aujourd’hui espace d’art contemporain.
    Construit en 1933 par les frères Gomez, architectes prolifiques du Pays basque, le bâtiment se remarque d’emblée : façade d’une grande sobriété, inspirée du courant Art déco, porche monumental, colonnes cannelées, fronton orné des armoiries de Bayonne, cordages, rames et monstres marins en subtil écho aux activités portuaires.​
    Tout, ici, rappelle la vocation maritime et ouvrière du quartier. Dans les années 2010, la Ville réhabilite le bâtiment pour en faire, sous le nom de DIDAM, un haut-lieu de l’art visuel et de la photographie.
    Le résultat ? Un espace lumineux, ouvert à tous, fidèle à l’esprit d’hospitalité bayonnais, où patrimoine du XXe siècle et création contemporaine dialoguent au fil des expositions et des rencontres.

    Bayonne by night

    Pour conclure, il faut évoquer cette expression basque que l’on retrouve gravée sur bien des façades, panneaux et commerces de la ville : Ongi Etorri.
    Signifiant simplement “Bienvenue”, ce mot porte toute la générosité, l’accueil et la chaleur dont Bayonne fait preuve depuis des siècles.
    Dans une ville où se croisent cultures basque, gasconne et juive, où se mêlent pèlerins, négociants, artisans et visiteurs, Ongi Etorri rappelle l’essentiel : ici, chacun peut se sentir chez soi.
    Cette hospitalité est incarnée aussi par des lieux comme le DIDAM, qui ouvrent leurs portes à tous, dans un esprit de partage culturel et d’amitié.
    Bayonne, par cette invitation perpétuelle, insuffle une voix chaleureuse à son riche patrimoine et à son futur, toujours à découvrir.

  • Italie

    Italie

    Buongiorno !

    On vous emmène avec nous pendant 9 jours à la découverte de paysages, de villes et de bons repas. Vivez cette balade de 2000 kilomètres dans le nord de l’Italie en notre compagnie 😀

    Paris 🇫🇷

    Paris Gare de Lyon

    Hello ! Pour les vacances, nous avons prévu de passer quelques jours dans le nord de l’Italie, à la découverte des villes et paysages qui en font sa renommée.
    Pour cela, nous rallions Turin depuis Paris en train puis sur place nous louerons une voiture, nous évitant près de 780 kilomètres de route supplémentaire.

    Turin 🇮🇹

    Torino Porta Susa

    Bienvenue dans le Piémont ! Après 6 heures passées assis dans le TGV, nous arrivons en gare de Turin Porta Susa. Et sous le soleil ! Avant de rejoindre notre hôte, on décide de déjeuner. Mais problème, aujourd’hui c’est dimanche et beaucoup d’établissements sont fermés. Et lorsqu’ils ne le sont pas, ils nécessitent d’être réservés… Fort heureusement, à proximité de la station de Porta Nuova, nous croisons une adorable petite boulangerie avec des tables sous les arcades.

    El Pan d’na Volta

    Via Sacchi, 16, 10128 Torino

    La serveuse est amusée de nous voir autant perdus devant sa vitrine. Pas de multitudes de sandwichs comme en France, mais à la place pleins de petites choses mignonnes. Nous prenons différentes gourmandises pour les découvrir. Et sans regret, le pain est moelleux et parfumé, et la garniture est généreuse. Une belle entrée en matière.

    Se promener en ville valise à la main n’est pas très pratique. On a donc convenu d’un rendez-vous en début d’après-midi avec notre hôte pour récupérer les clés de l’appartement et y déposer nos affaires.

    Le logement est charmant, sur une petite place calme à 5 minutes de la gare de Porta Nuova et du Parco del Valentino. Impeccable !

    Château du Valentino

    Forcément, le château étant le point le plus proche de l’appartement, c’est donc le premier endroit que nous visitons. Bien qu’il s’agisse maintenant d’un complexe estudiantin, cette belle construction du 17e siècle est inscrite au patrimoine de l’UNESCO.

    Le château est l’un des points d’accès de ce parc de 50 hectares qui longe le Po, le fleuve traversant Turin. On continue notre balade en direction de la petite ville médiévale, faisant partie intégrante du jardin.

    Giardino Roccioso

    Borgo Medievale

    Ce village médiéval situé sur les berges du Po est remarquablement conservé, mais pour autant, il ne s’agit pas d’un musée à ciel ouvert, on y trouve des boutiques, cafés, restaurants, etc. Un de nos coups de cœur de la ville (on vous le dit de manière tout à fait objective). Toutefois, sous ses airs moyenâgeux, se cache un petit secret. Ce hameau fut construit en 1884, par des bâtisseurs d’un autre temps ? Non pour l’exposition universelle de Turin de cette même année. Le village reprend quand même les tendances urbaines de l’époque, mais avec des édifices plus récentes.

    Lungo Po Armando Diaz

    L’endroit rappelle un peu la Promenade de la Jonction à Genève. C’est un véritable havre de paix mêlant le fleuve, la verdure et l’urbanisme donnant une ambiance très agréable au lieu.

    Piazza Vittorio Veneto

    En arrivant sur cette place, la première remarque est de se dire que nous n’en voyons pas la fin ! Elle mesure 360 mètres de long du 111 mètres de large, c’est gigantesque et cela en fait la première place la plus grande de la ville. Elle servait initialement de place d’armes au temps de Napoléon puis a pris son nom actuel à la suite de la bataille du même nom en 1918 où les troupes italiennes l’emportèrent sur leurs adversaires austro-hongrois.
    Arrivé vers le haut de la place, un superbe panorama sur l’Église Gran Madre di Dio de Turin et la colline où se cache la villa della Regina.

    Mole Antonelliana

    Cet édifice néo-classique de 167 mètres de haut est pour le moins imposant. Le Mole d’Antonelli avait pour première vocation d’être un lieu de culte juif, mais l’histoire s’est écrite différemment, il a été pendant un temps le musée du Risorgimento avant de devenir le siège du musée national du cinéma. Le bâtiment lui-même a un passé plutôt animé, puisqu’il fut renforcé et partiellement reconstruit à la suite d’un violent orage, tornade ou même tremblement de terre. Il est l’une des tours les plus hautes de la ville.

    Piazza Carlo Alberto

    Cette place est cernée de bâtiments historiques.

    Le Palais Carignan figure parmi les plus belles constructions de la ville. Il a été édifié au 17e siècle pour les princes de Carignan. C’est ici qu’est né en 1820 Victor-Emmanuel II, qui deviendra le premier roi d’Italie. Il renferme aujourd’hui le musée du Risorgimento précédemment établi dans le Mole Antonelliana. Derrière nous se dresse la bibliothèque universitaire nationale de Turin qui est l’une des plus importantes collection de livres italiennes. Elle a été entièrement reconstruite entre 1958 et 1973, car détruite pendant la Seconde Guerre mondiale.

    Au centre de la place, la statue de Carlo Alberto représenté sur son cheval est l’une des plus belles de Turin. On le connaît en France sous le nom de Charles-Albert de Sardaigne, qui fut l’un des ducs de Savoie les plus importants de l’histoire de l’Italie.

    Piazza Castello

    En entrant sur la Piazza Castello, on ne peut manquer ce joli monument, ici vu de l’arrière. Le Palazzo Madama est composé d’une magnifique façade baroque adossée à un ancien bastion médiéval de l’époque romaine. En contournant le bâtiment, on se rend compte de l’importance de cette place. Le Palais Royal de Turin apparaitra à notre gauche, entouré d’une multitude de bâtiments impériaux tels que l’armurerie, la bibliothèque, le théâtre, l’Église Saint Laurent…

    On emprunte la Via Palazzo di Città longeant le côté gauche de l’église Saint Laurent avant de suivre la Via XX. Settembre jusqu’à la Piazza San Giovanni.

    Cathédrale Saint-Jean-Baptiste de Turin

    En arrivant Piazza San Giovanni on aperçoit qu’un petit passage relie Piazza Reale ou nous nous trouvions quelques minutes auparavant et la Piazza San Giovanni.

    Nous nous rapprochons de cette belle église et de la Torre Campanaria Duomo d’assez près pour entrevoir le petit passage situé derrière la tour un peu sur la gauche. Un long corridor débouche sur une jolie cour intérieure au sol décoré de galets teintés pour former une rosace, c’est superbe, mais ça fait mal aux pieds. Mais la surprise ne s’arrête pas là, cette cour nous permet l’accès au fameux Giardino Ducale. Fameux, car c’est André Le Nôtre qui en est à l’origine, mais outre son concepteur, l’opulence de ce jardin est de renommées Européennes.

    Porte Palatine

    En ressortant du jardin royal, on peut apercevoir un vaste ensemble architectural de couleur ocre. Il s’agit du Parc archéologique Torri Palatine. Les tours et portes qui se dressent solidement devant nous datent de la même époque que le bastion du Palazzo Madama vu un peu plus tôt. Ces portes bordaient la ville à l’époque romaine, avant même que Turin s’appelle ainsi.

    Galleria Umberto I

    Juste derrière la porte Palatine, cette longue et lumineuse galerie relie la Piazza della Repubblica à la Via della Basilica. L’endroit est remarquablement calme, ce qui est plutôt agréable.

    Via Giuseppe Garibaldi

    De ruelles en passages on se retrouve Via Giuseppe Garibaldi, qui est assurément l’un des axes principaux de Turin. Cette avenue piétonne déborde de boutiques en tout genre, un endroit parfait pour faire du shopping.

    Galleria San Federico

    Nous avons réservé une table dans un restaurant non loin de la Piazza San Carlo, située à quelques minutes. Alors nous nous y dirigeons tout en prenant le temps de découvrir ce qui nous entoure. C’est ainsi que nous arrivons devant la galerie San Federico. Un endroit magnifique, doré et aux immenses lanternes. La vaste verrière qui se tient au-dessus de notre tête filtre avec douceur la lumière extérieure, mais la plus belle partie est au centre, sous ce majestueux dôme.

    Piazza San Carlo

    À deux pas de la galerie San Federico se trouve la Piazza San Carlo, l’une des plus grandes et importantes places de Turin (bien qu’elle soit plus petite que la Piazza Vittorio Veneto). De chaque côté, deux longs bâtiments aux arcades abritant une multitude d’échoppes, bars et jolies boutiques.

    Cette place ne s’est pas toujours nommée ainsi, historiquement elle s’est appelée Piazza Reale, Piazza d’Armi ou encore place Napoléon. Son nom actuel, Saint-Charles, est un hommage à Charles Borromée, un prélat italien du 16e siècle, archevêque de Milan et cardinal de l’Église catholique. L’église de droite porte également son nom (San Carlo Borromeo) aux côtés de l’église Santa Cristina, princesse royale des Deux-Siciles et reine puis régente d’Espagne. Elles font toutes deux face à la statue équestre d’Emmanuel-Philibert de Savoie.

    Au bout de la place, après avoir passé les deux églises, se dessine une longue et large rue avec en son bout la gare de Porta Nuova, que l’on aperçoit depuis un moment déjà.

    La Piola Sabauda

    Via Giovanni Giolitti, n. 10, 10123 Torino

    Bon, contrairement à ce midi, le repas se veut plus élaboré. Le restaurant dans lequel nous sommes respire l’Italie, les serveurs sont très conviviaux et prennent le temps de nous conseiller leurs spécialités. C’est le moment de (re)découvrir les cocktails italiens, à notre plus grand plaisir ! En tout cas, on recommande vraiment ce petit restaurant.

    Après diner, en sortant du restaurant, nous sommes happés par un chanteur à l’emplacement géographique encore indéterminé, mais dont la voix raisonne sur les murs de la place. La mission consiste donc à le trouver. Et c’est quelques instants plus tard, guidé par ce chant envoutant que nous y arrivons. Un ténor italien donne de la voix à l’entrée de la galerie San Federico, dont la résonance est transcendante !

    C’est après être resté de longues minutes à savourer ce moment hors du temps que nous reprenons le chemin de l’appartement. La journée a été interminable et le séjour ne fait que commencer, soyons en forme pour les jours à venir !

    😴

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