Se rendre à Bordeaux depuis Paris

5H20

2H05

580 km
Bordeaux est une ville ou il fait bon vivre. Laure y a résidé pour ses études, elle pourra vous le confirmer !


5H20

2H05

580 km
Bordeaux est une ville ou il fait bon vivre. Laure y a résidé pour ses études, elle pourra vous le confirmer !


4H40

4H45

477 km
Limitrophe avec Angoulins, Châtelaillon offre, à seulement 10 kilomètres de La Rochelle de jolis paysages, une architecture particulièrement typique et préservée et une digue agréable. Un parcours Terra Aventura y est disponible afin de découvrir la ville dans les moindres recoins.


5H30

4H30

583 km
L’église Saint-Jean Baptiste telle qu’elle apparaît dans son architecture actuelle n’est pas une église très ancienne. Les nombreuses transformations et aménagements successifs au cours des âges en ont fait cependant le bel édifice actuel
Le clocher actuel a été construit de 1855 à 1859. Les nouvelles cloches pèsent respectivement 3.5 tonnes, 2 tonnes, 1.05 tonne, 420 kilos et 250 kilos.
Cette place fait partie des huit bastides de Gironde. On y retrouve de nombreux commerces, logés sous les arcades, ainsi que son hôtel-de-ville, surmonté d’une imposante tour horloge. Abel Surchamp, qui a donné son nom à la place, fut le maire de la ville en 1882.
La Tour du Grand Port est l’une des tours de défense d’une ancienne porte ouverte dans le mur d’enceinte de la ville. Les travaux de fortifications de Libourne prirent leur plus grand développement sous le règne d’Edouard III. L’enceinte fortifiée fut commencée en 1281 et terminée en 1341. Ces remparts, flanqués de tours, étaient percés de huit portes dont les quatre principales s’ouvraient aux extrémités des deux grands axes de la ville. La porte du Grand Port, dont la construction remonte au 14e siècle, portait le nom de Porte Richard en l’honneur d’un fils du Prince Noir né à Bordeaux en 1366. Elle s’ouvre entre deux hautes tours rondes : la tour Richard et la tour Barrée. De la porte elle-même subsiste encore des restes importants. Elle formait un large couloir ogival muni de tous les moyens de défense. Seule de toutes les portes de l’enceinte, elle possédait un guichet s’ouvrant la nuit.
Il faut emprunter la petite Rue des Chais pour passer sous la porte et regagner le Quai Souchet.
En continuant sur fronton, on peut voir l’Isle se jeter dans la Dordogne d’un côté, ainsi que le magnifique pont de pierre de l’autre.

Se rendre à Saint Jean d’Angély depuis Paris

4H05

4H00

442 km
Bienvenue à Saint-Jean-d’Angély, une cité au destin hors du commun ! Dès le Moyen Âge, nous marchons dans les pas des pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle qui affluaient ici pour vénérer le crâne de saint Jean-Baptiste, faisant de la ville une étape majeure de la Via Turonensis. Mais la ville est aussi une terre de caractère : bastion protestant durant les Guerres de Religion, elle fut assiégée et punie par Louis XIII avant de renaître grâce au commerce du cognac. C’est ce mélange unique entre ferveur spirituelle et résilience historique que nous allons découvrir au fil de ses rues.
On commence notre exploration sur la Place de l’Hôtel de Ville. Ce qui nous frappe, c’est l’imposant beffroi qui surplombe la mairie. Il faut savoir qu’au XIXe siècle, la ville a voulu affirmer sa puissance économique liée au commerce du cognac. L’architecture mélange le style néo-Renaissance avec des touches de l’époque Napoléon III. C’est ici que bat le cœur administratif, mais c’est surtout le point de départ idéal pour comprendre comment une petite cité médiévale est devenue une ville bourgeoise florissante.

Se garer facilement et gratuitement
Square des Lussaut
À quelques enjambées, on arrive sur la Place du Marché. Si vous aimez l’architecture industrielle, vous allez être servis : les halles de 1891 sont un parfait exemple de l’utilisation de la fonte et du verre, un clin d’œil direct au style Baltard parisien. Mais l’histoire est plus ancienne : depuis le Moyen Âge, cette place est le centre névralgique du commerce de sel et de vin.
En quittant les halles, on tombe sur la Fontaine du Pilori. Ne vous fiez pas à son nom : elle n’a jamais été un lieu de torture ! Elle a été construite en 1546 avec des éléments récupérés sur le château Renaissance de la ville (celui de la famille de Rochechouart). C’est un pur chef-d’œuvre de la Renaissance française avec ses colonnettes et ses sculptures délicates. Elle nous rappelle que la ville était autrefois une place forte royale majeure.
On s’enfonce ensuite dans les jolies rues du centre historique, comme la rue de la Grosse Horloge. Ici, on change d’ambiance : les maisons à pans de bois (colombages) du XVe et XVIe siècles nous rappellent que la ville a survécu à bien des tempêtes, notamment aux Guerres de Religion qui ont ravagé la région. Notre regard se perd parmi les nombreux détails sculptés sur les corniches ou sur les imposantes portes, témoignant du savoir-faire des artisans de l’époque.
Notre balade nous mène naturellement vers l’immense Abbaye Royale. C’est le monument phare. Fondée par les Bénédictins en 817 pour abriter la relique de la tête de Saint Jean-Baptiste, elle est classée à l’UNESCO au titre du chemin de Compostelle. Ce qu’on voit aujourd’hui, c’est principalement la reconstruction monumentale du XVIIIe siècle. L’architecture classique est d’une rigueur absolue, mais c’est cette démesure qui nous montre l’influence spirituelle et politique colossale qu’avait l’abbaye sur tout le royaume de France.
On continue juste à côté avec l’Église Saint-Jean-Baptiste. Ce lieu est fascinant car il semble « en chantier » pour l’éternité. En réalité, ce sont les restes d’une église abbatiale commencée au XVIIIe siècle mais jamais terminée à cause de la Révolution. On se sent tout petits face à ces deux tours massives et ces murs nus qui n’ont jamais reçu leur voûte. C’est un témoignage poignant de l’histoire mouvementée de France, où les projets les plus grandioses ont parfois été stoppés net par le cours du temps.


6H00

4H55

608 km
Sauveterre est une ville pleine de charme, de patrimoines et d’histoire dont Laure est originaire 😉. Elle présente encore aujourd’hui l’aspect caractéristique des bastides avec son plan géométrique, sa place carrée bordée d’arcades et ses quatre portes rectangulaires. Lesdites portes ont traversé les années et sont classées Monuments Historiques. Fondée en 1281 par Édouard 1er, roi d’Angleterre et duc d’Aquitaine, Sauveterre resta anglaise jusqu’en 1320. Elle changea plusieurs fois de nationalité avant de devenir définitivement française en 1451. À l’angle nord-est de la place à couvert se trouve l’église Notre-Dame, bâtie à l’emplacement d’un ancien prieuré bénédictin.
Les portes Lafon, Saint-Léger, Saint-Romain et Saubotte sont classée Monuments Historiques depuis 1892


4H20

5H50

460 km
Saint-Savinien-sur-Charente est une des cités les plus pittoresques de la Saintonge Romane. Dominant la Charente de son éperon de roches calcaires dans l’extérieur d’une boucle, Saint-Savinien, déjà village gallo-romain, puis enjeu des invasions normandes, connut son essor au début du 18e siècle.
La commune appartient depuis 2011 au réseau « Villages de pierres et d’eau »

Se rendre à Arcachon depuis Paris

6H05

3H00

650 km
La station balnéaire d’Arcachon est une destination côtière très populaire. Elle se trouve être la ville la plus importante du bassin éponyme. Se promener le long de la côté, est agréable et n’est pas sans rappeler celle des grandes villes Normandes.

Se rendre à Crazannes depuis Paris

4H24

4H40

465 km
Crazannes appartient également au réseau « Villages de pierres et d’eau » depuis 2011. Nous y venons pour les anciennes carrières de Crazannes. Elles offrent un paysage surprenant composé de pierre abruptes et de gorges étroites envahis par une végétation où se mêlent lierre et fougères. La pierre blanche extraite pendant 2000 ans de ces carrières, a servi à de nombreux monuments célèbres tels que le Fort Boyard, la cathédrale de Cologne ou la Maison Blanche.

Comptez 9€ par adultes pour visiter le château et ses jardins

Se rendre à La Teste-de-Buch depuis Paris

6H00

3H00

640 km
Il s’agit de la plus grande dune d’Europe. 106 m de haut, 3 km de long… et des millions de m³ de sable fin ! Une Dune toujours en mouvement, recouvrant peu à peu le massif forestier des Landes de Gascogne. À son sommet, on peut profiter de son magnifique panorama sur la côte d’Argent à l’entrée du bassin d’Arcachon. Au pied de la dune, un parking payant permet de s’y garer facilement.

Se rendre à Nancy depuis Paris

3h35

1h40

350 km
Ville à taille humaine située dans l’Est de la France, chef-lieu de la Meurthe-et-Moselle et capitale de l’Art Nouveau, est renommée pour son patrimoine historique et culturel. La ville est également réputée pour ses mirabelles, ses chardons et ses célèbres macarons.
Bienvenue à Nancy ! Il ne faut pas beaucoup de temps pour s’y rendre par le train depuis Paris et c’est même la meilleure solution pour profiter pleinement d’une journée dans la ville. À notre arrivée, l’impression de calme est assez marquante. Mais pour vous verrez, ça bouge à Nancy. 😉
À quelques centaines de mètres de la gare, au croisement de l’avenue Foch et de la rue Jeanne D’Arc, se trouve la maison du docteur Paul Jacques. Construit au début du 20e siècle par Paul Charbonnier, architecte des Monuments historiques à Nancy, il est un des exemples architecturaux caractéristiques de la ville : ferronnerie réalisée par Louis Majorelle, décor sculpté par Léopold Wolff de Nancy et des verrières signées Jacques Gruber.
Voici l’un des bâtiments les plus emblématiques de la ville de Nancy. Conçue par l’architecte français Henri Sauvage en 1902, cette villa est considérée comme l’un des exemples les plus marquants de l’Art nouveau en France. Son architecture audacieuse et ses détails, tels que ses fenêtres en verre coloré, ses ferronneries, ses éléments en cuivre et en fonte, la rendent tout à fait unique. Sa façade présente également des motifs de feuilles et de fleurs, typiques de l’Art nouveau. À l’intérieur, que nous regrettons de n’avoir pu visiter, la Villa Majorelle est tout aussi remarquable. Les pièces sont décorées avec des motifs floraux, des plafonds peints et des meubles d’époque. Ce sera l’occasion d’y retourner. 😊
Nous poursuivons notre balade à 250 mètres de la Villa Majorelle, où nous étions précédemment. Cette Basilique de style roman byzantin est inspirée par le Sacré-Cœur de Montmartre à Paris. Élevée au rang de basilique mineure en 1905, elle a été érigée grâce au chanoine Henri Blaise à la demande de Charles Francois Turinaz.
Cela fait un moment que nous marchons dans les rues, à contempler les façades des habitations, les petits parcs et autre élément urbain. Et c’est précisément trois kilomètres plus loin, de l’autre côté de la gare, que nous croisons cette église du 19e. L’édifice à la particularité d’avoir une tour plus basse que sa jumelle, pour la raison toute simple que les constructeurs de l’époque n’avaient plus assez de budgets pour l’ériger à la même hauteur que la première.
C’est ici, au 24 rue Lionnois, juste derrière l’église Saint-Pierre, que se trouve l’hôtel particulier Bergeret. Cette jolie demeure n’est pas sans rappeler celles que nous avons vues précédemment : l’hôtel particulier du Docteur Paul Jacques et la Villa Majorelle. Construite au début du 20e siècle par Lucien Weissenburger, on y retrouve des fers forgés par Louis Majorelle, des vitraux de Jacques Gruber et de Georges Janin. Classée aux monuments historiques depuis 1996 c’est un superbe symbole de l’École de Nancy.
La place des Vosges n’est pas vraiment une place, mais plutôt un carrefour crée par l’élargissement des rues avoisinantes. La porte Saint-Nicolas, c’est au 17e siècle la première porte de la Ville-Neuve. C’est par elle que les ducs de Lorraine entrent solennellement dans Nancy le jour de leur avènement. Ils s’arrêtent devant la porte, côté extérieur de la ville, sur la place actuelle et prêtent le serment de maintenir les privilèges des trois ordres.
Il est vrai que j’ai tendance à le dire dans chacun de nos carnets, le meilleur moyen de s’imprégner d’une ville, c’est de se perdre dans les rues, parfois en dehors des principaux spots touristiques et de profiter du patrimoine caché.
Après être passé avenue du 20e Corps, nous voici quai Sainte-Catherine, dans le quartier Rives de Meurthe, ou Stanislas-Meurthe ou Les Deux Rives… Appelez-le comme vous le souhaitez, ce quartier, même par temps maussade est très agréable. On peut se promener le long de l’affluent dans un environnement paisible.
Au bout de la rue Henri Bazin, impossible de manquer l’imposante Porte Sainte-Catherine. Édifiée en 1762 par Richard Mique, la porte Sainte-Catherine fait partie, avec l’Arc de Triomphe, la Porte Stanislas et l’ensemble monumental de la Place Stanislas, du plan d’embellissement de la ville voulu par Stanislas Leszczynski. En 1770, la porte fut déplacée deux cents mètres plus loin que son emplacement originel dans la rue Sainte-Catherine afin de repousser les limites de la ville.
Après être passé sous la porte Saint-Catherine, on remonte la rue éponyme, en direction de la place Stanislas, mais avant ça, petit crochet par la place d’Alliance. Elle doit son nom à l’alliance entre la Maison de Lorraine Habsbourg et la Maison de France. En son centre s’élève une fontaine remarquable, créée par Cyfflé, inspirée de la fontaine du Bernin de la place Navone de Rome. Elle fait partie d’un ensemble du 18e siècle, classé au patrimoine mondial de l’Humanité par l’UNESCO en 1983. Il est composé de 3 places : La place de l’Alliance ainsi que les Places Stanislas et Place de la Carrière avec l’Arc de Triomphe (que nous verrons dans peu de temps).
Cette fois, nous y sommes ! L’arrivée sur la place Stanislas, en passant sous l’une de ses majestueuses portes dorées, vous plonge dans une certaine ambiance. Voulue par le duc de Lorraine Stanislas Leszczyński, elle est construite entre 1751 et 1755 sous la direction de l’architecte Emmanuel Héré. Il se dit qu’a son inauguration, du vin coulait aux fontaines ! Rien n’est de trop pour la ville, désormais surnommée « la ville aux portes d’Or ». Comme écrit au point précédent, cette place fait partie de l’ensemble classé datant du 18e.
Une fois au centre, on peut facilement identifier l’Hôtel de Ville qui occupe toute sa longueur au sud, puis parmi les quatre autres pavillons se trouve l’Opéra, le Grand Hôtel de la Reine et le Musée des Beaux-Arts.
D’après le classement Lonely Planet, la place Stanislas est la 4e plus belle place du monde. 😊
Inspiré de celui de Septime Sévère de Rome, l’Arc de Triomphe glorifie le roi de France Louis XV représenté en portrait sur un médaillon au sommet de l’édifice. Appelé aujourd’hui « Arc Héré », son nom rappelle l’architecte de Stanislas à qui l’on doit ce monument qui devait faire le lien entre la place Royale, l’actuelle place Stanislas et la place de la carrière, que l’on aperçoit en arrière plan.
Troisième et dernier site de l’ensemble architectural du 18e siècle, la création de cette place remonte en réalité au 16e avant d’être remodelée au 18e. À l’origine, des joutes et des tournois s’y déroulaient, d’où son nom de « Carrière ». Au fond de la place, sur une autre place, celle du Général de Gaulle, s’élève le Palais du Gouvernement. Il est encadré par un hémicycle, orné des divinités antiques, qui hébergeait, sous Stanislas, l’intendant, représentant du roi de France.
On profite de l’accès place du Général de Gaulle pour entrer dans le Parc de la Pépinière. Ce vaste espace arboré de 21 hectares, a également été créé par Stanislas durant le 18e siècle, faisant de lui, un des plus anciens jardins publics de France. Le parc de la Pépinière doit son nom et son plan en damier à sa fonction initiale, celle de pépinière royale, ayant pour but de fournir en arbres les routes lorraines.
En sortant du Parc par la rue Braconnot, nous prenons la direction de la Porte de la Craffe qui se trouve à deux embouchures de là. Cette porte médiévale se trouve être le plus ancien monument du centre historique de Nancy et le seul vestige des fortifications médiévales. Symbole aujourd’hui du quartier de la Vieille Ville, elle fut édifiée au 14e siècle et ses tours ont servi de prison jusqu’au 19e siècle. En empruntant son passage, on peut y découvrir sa superbe voûte de brique et de pierre, restaurée en 2013.
À la sortie de la Porte de la Craffe, il suffit de marcher un peu moins de 100 mètres pour passer sous la porte de la Citadelle. C’est sous les directives du duc Charles III que l’ouvrage a été réalisé au 17e siècle. Elle avait pour rôle de doubler et renforcer la défense de la ville, en complément, quatre bastions l’entouraient et des fossés la séparaient de la porte de la Craffe. La porte délimite aujourd’hui le quartier de la Vieille Ville et le faubourg des Trois Maisons. Le rempart sur le côté est surmonté d’un jardin d’inspiration médiévale.
Encore une ! Nancy serait-elle la ville des portes ?
La porte Désilles qui se dresse devant nous se trouve sur la place de Luxembourg, non loin de la Porte de la Craffe. La porte Neuve fut construite au 18e siècle par l’architecte Didier-Joseph-François Mélin à l’initiative du comte de Stainville, commandant en chef de la Lorraine. Elle devait fermer la perspective du cours Léopold et ouvrir sur la route de Metz. Elle fut également érigée en la mémoire des Nancéiens morts pour l’indépendance américaine, durant la bataille de Yorktown. Elle porta les noms de porte Saint-Louis, porte Stainville, et prit finalement le nom du lieutenant Désilles en mémoire de sa mort tragique lors de « l’affaire de Nancy ».
« L’affaire de Nancy »
À l’été 1790, durant la Révolution française, le mécontentement gronde dans la garnison militaire de Nancy, qui compte alors environ 5 000 hommes. Les soldats réclament leurs soldes, qui ne leur sont plus payées depuis des mois. Malgré l’argent versé, la situation s’envenime. Le 31 août, les troupes du marquis de Bouillé sont dépêchées de Metz pour rétablir l’ordre à Nancy. C’est alors qu’André Désilles, un jeune lieutenant aristocrate, cherche à calmer la situation en s’interposant pour éviter un combat fratricide, entre soldats insurgés et troupes venues rétablir l’ordre. En vain… Désilles se couche sur les canons, mais il ne fait que retarder la mise à feu. Grièvement blessé, il meurt quelques semaines plus tard. Cet épisode appelé « l’affaire de Nancy » fait grand bruit dans tout le pays et bientôt dans toute l’Europe : pour la première fois, les troubles révolutionnaires ont gagné les rangs de l’armée. Les insurgés sont alors considérés comme des criminels, leur répression est terrible. Le courage de Désilles est unanimement salué.
En tournant le dos à la Porte Désilles, et en remontant l’Allée Arlette Gruss, on peut croiser Michel Drouot, enfin… sa statue. Érigée en l’honneur du général français qui a servi pendant la Révolution française et la Guerre de 1870, elle le représente en uniforme, debout et tenant une épée.
Nous voici de retour dans le quartier de la Vieille Ville, à proximité du Palais du Gouvernement ou se situe ce majestueux palais ducal du 16e siècle. Il fut tout d’abord la résidence des ducs de Lorraine. Délaissé au 18e siècle par Léopold qui lui préféra Lunéville, il abrite le musée lorrain depuis 1848. Il abrite une exceptionnelle collection archéologique et médiévale ainsi que les toiles de Georges de La Tour et les gravures de Jacques Callot.
La Maison des Sœurs Macarons installée au 21 rue Gambetta est devenue un lieu de passage incontournable. Elle a été fondée en 1648 par deux religieuses, Sœur Marguerite et Sœur Marie-Antoinette, qui ont commencé à produire des macarons, une spécialité sucrée française. Aujourd’hui dirigée par le pâtissier Nicolas Génot, il s’agit de l’unique confiserie dépositaire de la recette si secrète et si convoitée des véritables macarons de Nancy. La maison est la première entreprise gastronomique lorraine à avoir obtenu le label d’État « EPV Entreprise du patrimoine vivant » en 2012. Bien que les macarons soient la star de la boutique, on y retrouve d’autres confiseries comme les fameuses Bergamotes de Nancy. On vous recommande fortement d’y faire une pause gourmande !
Brasserie L’Excelsior
50 rue Henri-Poincaré
54000 Nancy
Une superbe brasserie au style Art Nouveau, typique du mouvement architectural de la ville où il fait bon de passer le temps avant de reprendre le train. Toutefois, attention à l’addition.