À mi-chemin entre La Rochelle et Marennes, Fouras est l’une des citadelles stratégiques de défense de la Charente. Son front de mer aménagé vous mènera des parcs à huîtres de la Pointe de la Fumée jusqu’aux plages de sable fin, en passant par son fort imprenable.
Le Fort Vauban
Dès le 11e siècle, le château de Fouras est érigé pour contrôler l’estuaire de la Charente et instituer un péage. La création de l’arsenal de Rochefort en 1666 en fait une pièce maîtresse du système de défense des approches de la Charente dont il interdit l’entrée. À la fin du XVIIe siècle, François Ferry, ingénieur du roi Louis XIV, transforme l’ancienne demeure féodale en un « fort à la mer ». Aujourd’hui classé monument historique, il est possible de visiter ses remparts librement. La vue sur le pertuis y est imprenable.
Autour de 1475, Jehan II de Latour fait construire une forteresse composée de deux corps de logis, avec quatre puissantes tours et un donjon massif. Ce château fort, construit en forme de triangle sur un éperon rocheux, est naturellement défendu par le marais. Au nord, en avancée, la tour de la Fuye monte la garde.
Les extérieurs
L’intérieur
En 1603, Jacques de Courbon, ayant épousé Jeanne de Gombaud en 1595, libère totalement Romette d’une indivision de cent treize ans. C’est alors qu’accordant les vocables de La Roche et de Courbon, apparaît La Roche-Courbon qui sera désormais le nom du lieu. C’est au XVIIe siècle que le petit-fils de Jacques de Courbon transforme le château tel qu’il se présente aujourd’hui.
Les grottes de La Roche-Courbon
Il faut s’éloigner du château en marchant quelques minutes pour accéder à un vaste réseau de grottes aux monumentales entrées. C’est là que s’installèrent, successivement, les hommes des époques moustériennes (120 000 ans), aurignaciennes (40 000 ans) et magdaléniennes (autour de 15 000 ans).
Les fouilles pratiquées ont permis de retrouver, dans une couche aurignacienne des grottes, le squelette d’un homme logiquement daté de cette époque ; mais des analyses récentes l’ont considérablement rajeuni puisqu’il a pu être précisé que cet homme est mort aux environs de l’an zéro de notre ère. Lui aussi est présenté dans le musée. Il est la charnière entre la Préhistoire et l’Histoire. Un important mobilier de ces populations y a été trouvé.
Comptez environ 12,50 € par adulte (16 € en 2026) pour la visite du château et des jardins.
Même si on ne l’aperçoit jamais, l’Océan est omniprésent à Rochefort. Créée au XVIIe siècle, la ville doit à Louis XIV son riche passé maritime et son arsenal où se préparaient les grandes expéditions. La commune de Pierre Loti est également célèbre pour son pont transbordeur, un ouvrage de la fin du 19e siècle reflétant la grandeur et le faste de l’époque.
L’Hermione
Célèbre reconstruction d’un trois-mâts du XVIIIe siècle, l’Hermione mesure 44 mètres de long et 56 mètres de hauteur. Traversez les expositions sur ses voyages, son équipage et la vie à bord. Faites le tour de ses ateliers de maintenance et du chantier de restauration de bateaux traditionnels. Vous pourrez aussi accéder aux deux ponts supérieurs de la frégate !
Labyrinthe des batailles navales
Allez vous perdre dans ce joli labyrinthe. Retour en enfance garanti ! Conseil aux personnes de grande taille, faites-vous petits ou bien vous servirez de guide à tout le monde. 😀
Corderie Royale
Comme son nom l’indique, la corderie est un endroit où l’on fabrique les cordages nécessaires aux bateaux à voile de la marine de guerre. Elle est implantée au sein d’un vaste arsenal maritime qui réunit magasins, fonderie, forges, poudrière, formes de radoub pour la réparation des navires. Le bâtiment classé au titre des monuments historiques mesure pas moins de 374 m de long, soit 44 m de plus que la hauteur de la tour Eiffel !
Se rendre à Saint-Nazaire-sur-Charente depuis Paris
4H55
4H34
495 km
Fort Lupin
Nous suivons le chemin des bateaux jusqu’au Fort Lupin, à Saint-Nazaire-sur-Charente. À l’époque, les navires de l’Arsenal de Rochefort quittent le port par la Charente, en direction de l’océan Atlantique. Sur le fleuve, les embarcations, même à vide, ne prennent le vent qu’à partir de Saint-Nazaire-sur-Charente, à quelques kilomètres de l’embouchure de la Charente. Il faut donc que les hommes tirent les navires jusque-là, c’est ce qu’on appelle la cordelle.
Le fort est une propriété privée.
Rapprochez-vous de l’Office de Tourisme Rochefort Océan. Visites guidées tous les jeudis et dimanches matin de juin à septembre, comptez environ 6 € par adulte.
Fontaine Royale de Lupin
Pour s’approvisionner en eau, un arrêt est nécessaire à la Fontaine Royale de Lupin. Elle est construite en 1676, à 3 km de l’estuaire de la Charente. Il n’existe que 3 fontaines royales en France, celle de Belle-Île-en-Mer, de Brest et celle-ci.
Limitrophe avec Angoulins, Châtelaillon offre, à seulement 10 kilomètres de La Rochelle, de jolis paysages, une architecture particulièrement typique et préservée et une digue agréable. Un parcours Terra Aventura y est disponible afin de découvrir la ville dans les moindres recoins.
Bienvenue à Saint-Jean-d’Angély, une cité au destin hors du commun ! Dès le Moyen Âge, nous marchons dans les pas des pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle qui affluaient ici pour vénérer le crâne de saint Jean-Baptiste, faisant de la ville une étape majeure de la Via Turonensis. Mais la ville est aussi une terre de caractère : bastion protestant durant les Guerres de Religion, elle fut assiégée et punie par Louis XIII avant de renaître grâce au commerce du cognac. C’est ce mélange unique entre ferveur spirituelle et résilience historique que nous allons découvrir au fil de ses rues.
Place de l’Hôtel de Ville
On commence notre exploration sur la Place de l’Hôtel de Ville. Ce qui nous frappe, c’est l’imposant beffroi du XVe siècle qui surplombe la mairie. Il faut savoir qu’au XIXe siècle, la ville a voulu affirmer sa puissance économique liée au commerce du cognac. L’architecture mélange le style néo-Renaissance avec des touches de l’époque Napoléon III. C’est ici que bat le cœur administratif, mais c’est surtout le point de départ idéal pour comprendre comment une petite cité médiévale est devenue une ville bourgeoise florissante.
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Place du Marché
À quelques enjambées, on arrive sur la Place du Marché. Les halles, inscrites au titre des monuments historiques, datent de 1853 et valent le coup d’œil pour leur belle charpente de bois. Mais l’histoire est plus ancienne : depuis le Moyen Âge, cette place est le centre névralgique du commerce de sel et de vin.
Fontaine du Pilori
En quittant les halles, on tombe sur la Fontaine du Pilori. Ne vous fiez pas à son nom : elle n’a jamais été un lieu de torture ! C’est en réalité la margelle du puits du château Renaissance de Brizambourg, sculptée en 1546 : le château tombant en ruine, les habitants du quartier se cotisèrent pour la racheter et la remonter ici en 1819. C’est un pur chef-d’œuvre de la Renaissance française avec ses colonnettes et ses sculptures délicates. Elle nous rappelle que la ville était autrefois une place forte royale majeure.
Les jolies rues
On s’enfonce ensuite dans les jolies rues du centre historique, comme la rue de la Grosse Horloge. Ici, on change d’ambiance : les maisons à pans de bois (colombages) des XVe et XVIe siècles nous rappellent que la ville a survécu à bien des tempêtes, notamment aux Guerres de Religion qui ont ravagé la région. Notre regard se perd parmi les nombreux détails sculptés sur les corniches ou sur les imposantes portes, témoignant du savoir-faire des artisans de l’époque.
Abbaye Royale
Notre balade nous mène naturellement vers l’immense Abbaye Royale. C’est le monument phare. Fondée par les Bénédictins en 817 pour abriter la relique de la tête de saint Jean-Baptiste, elle est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO au titre des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France. Ce qu’on voit aujourd’hui, c’est principalement la reconstruction monumentale du XVIIIe siècle. L’architecture classique est d’une rigueur absolue, mais c’est cette démesure qui nous montre l’influence spirituelle et politique colossale qu’avait l’abbaye sur tout le royaume de France.
Église Saint-Jean-Baptiste
On continue juste à côté avec l’Église Saint-Jean-Baptiste. Ce lieu est fascinant car il semble « en chantier » pour l’éternité. En réalité, ce sont les restes d’une église abbatiale commencée au XVIIIe siècle mais jamais terminée à cause de la Révolution. On se sent tout petits face à ces deux tours massives et ces murs nus qui n’ont jamais reçu leur voûte. C’est un témoignage poignant de l’histoire mouvementée de France, où les projets les plus grandioses ont parfois été stoppés net par le cours du temps.
Se rendre à Saint Savinien sur Charente depuis Paris
4H20
5H50
460 km
Saint-Savinien-sur-Charente est une des cités les plus pittoresques de la Saintonge romane. Dominant la Charente de son éperon de roches calcaires, à l’extérieur d’une boucle, Saint-Savinien, déjà village gallo-romain, puis enjeu des invasions normandes, connut son essor au début du XVIIIe siècle.
La commune appartient depuis 2011 au réseau « Villages de pierres et d’eau »
Crazannes appartient également au réseau « Villages de pierres et d’eau » depuis 2011. Nous y venons pour les anciennes carrières de Crazannes. Elles offrent un paysage surprenant composé de pierres abruptes et de gorges étroites envahies par une végétation où se mêlent lierre et fougères. La pierre blanche extraite pendant 2 000 ans de ces carrières, a servi à de nombreux monuments célèbres tels que le Fort Boyard, la cathédrale de Cologne ou la Maison Blanche.
Château de Crazannes
Comptez 9 € par adulte pour visiter le château et ses jardins
Située au cœur de la Saintonge, la ville de Saintes est bien connue pour son patrimoine gallo-romain mais aussi pour être une étape importante des chemins de Saint-Jacques de Compostelle. Traversée par la Charente, elle dispose d’un cadre propice aux activités nautiques et de plaisance. Cette fois encore, nous avons parcouru Saintes à l’aide de Terra Aventura pour y découvrir tout ce beau patrimoine.