Lille

Se rendre à Lille depuis Paris

2H40

1H05

230 km

Le Vieux Lille

La Grand’Place

En arrivant de la gare de Lille et après avoir remonté la rue Faidherbe, nous parvenons sur l’un des lieux les plus emblématiques de la ville, la Grand’Place, également appelée place du Général de Gaulle.

La place est dominée par quatre femmes : la Déesse en son centre et surement la plus visible, qui commémore le siège de Lille par les Autrichiens en 1792 et les trois femmes qui couronnent le bâtiment de la Voix du Nord. Ces trois dernières représentent les trois provinces de la région : l’Artois, la Flandre et le Hainaut.
La Grand’Place, née au Moyen Âge, au carrefour des grandes foires entre le Nord et le Sud, est vouée au commerce, dont la Vieille Bourse reste le symbole fastueux.
Face à la Vieille Bourse, la Grand Garde, construite en 1717, est le parfait exemple d’une architecture classique. On reconnaît dans le fronton triangulaire le soleil de Louis XIV et, de part et d’autres, les armoiries de France et de Lille.
S’y trouvent aussi de nombreux restaurants, snacks, glaciers ou boutiques en tout genre. Les Furets du Nord en sont l’un des plus connus !

La vieille Bourse

Toujours sur la Grand’Place, l’ancienne bourse fut inaugurée en 1653 et c’est incontestablement le plus beau monument de la ville. Elle se compose de vingt-quatre maisons identiques qui entourent un cloître, dans lequel de superbes cariatides ornent les pilastres. Les fenêtres et frontons sont ornés de cartouches, de guirlandes et de fruits charnus, à la manière de la Renaissance Flamande. Les lions de Flandre sculptés sur les portails rappellent l’appartenance de Lille aux Pays-Bas. Par ailleurs, sur les quatre côtés, au-dessus des fenêtres du deuxième étage, sont peints dans des cartouches aux couleurs vives les sigles d’entreprises contemporaines. C’est grâce à leur mécénat, que des travaux de restauration ont redonné tout son éclat à la Vieille Bourse. Actuellement, elle accueille dans sa cour des bouquinistes

Opéra de Lille

En ressortant de la vieille Bourse par la porte opposée de celle donnant sur la Grand’Place, nous faisons face à l’Opéra de Lille. Un bâtiment d’inspiration néo-classique qui n’est pas si ancien qu’il n’y parait : construit de 1907 à 1913, il est inauguré officiellement en 1923. Il a été érigé suite à l’incendie qui détruisit l’ancien Opéra en 1903. A ses débuts, ce nouveau bâtiment, alors pas encore achevé, fut occupé par les Allemands, dispensant ainsi des spectacles et des concerts y ont été présentés en faisant la part belle à Wagner, Mozart, Strauss, Beethoven.

Rue du Petit Paon

L’une des plus petites et plus anciennes rue de Lille ! Elle ne fait que 20 mètres de long et date de l’édification de la bourse au 17e siècle.

Cathédrale Notre-Dame-de-la-Treille

On la nomme « la Treille » c’est la cathédrale de l’archevêque de Lille. Eglise-Mère du diocèse, elle est le lieu des grands rassemblements lors des temps forts de la vie de l’Eglise. Des temps de prière et célébration, des expositions et diverses manifestations culturelles et musicales en font un haut lieu de vie du Vieux Lille.

La cathédrale s’élève à l’emplacement de l’ancienne motte féodale. Le premier donjon des comtes de Flandre, suppose-t-on, a été bâti ici. En 1854 est posée la première pierre pour la future cathédrale de Lille. La chapelle absidiale est achevée en 1897, le chœur et le transept peu après. En 1913, Lille devient le siège d’un évêché tandis que le chantier de l’église se poursuit lentement jusqu’en 1947. L’ensemble néo-gothique finalement ne sera pas achevé selon les plans primitifs. La belle façade digne de l’édifice date seulement de 1999. Ce projet audacieux de terminer la façade a été confié aux architectes Pierre-Louis Carlier et Peter Rice, la rosace est de l’artiste Ladislas Kijno et le portail exceptionnel du sculpteur Georges Jeanclos.

Adossée à la Cathédrale un petit passage haut en couleurs permet de rejoindre rapidement les Hospices Comtesse

Musée de l’Hospice Comtesse

Au cœur du Vieux-Lille, le musée prend place dans l’hôpital fondé en 1237 par la comtesse Jeanne de Flandre, et dont l’activité ne cessa qu’en 1939. Les bâtiments actuels datent des 15ème, 17ème et 18ème siècles. Ils se composent d’une salle des malades, d’une chapelle décorée des armoiries des principaux bienfaiteurs de l’hôpital, et des bâtiments de la communauté des sœurs augustines. Depuis 1962, ils servent d’écrin à la présentation de tableaux, tapisseries, bois sculptés, meubles et faïences de la région, pour évoquer l’intérieur d’une maison religieuse flamande du 17ème siècle.

Maison natale Charles de Gaulle

Chaque fois que j’y revenais, je me sentais redevenir lillois.

Charles de Gaulle

C’est ici, au 9 rue Princesse, dans la demeure de ses grands-parents maternels que Charles de Gaulle a vu le jour le 22 novembre 1890. Cette maison fut le lieu de retrouvailles familiales pendant toute son enfance et sa jeunesse. C’est dans une famille unie autour de valeurs communes et dans un contexte géopolitique en plein bouleversement, que s’est forgé le caractère du futur Président de la Ve République.

Passage des Trois Anguilles

En reprenant la direction du centre ville, après la maison natale de Charles de Gaulle, se trouve un passage (secret) si étroit qu’il est facile de le louper. C’est encore plus vrai côté rue Voltaire car l’entrée du passage semble faire partie de la maison.  Son indication est d’ailleurs beaucoup plus discrète. Alors que le passage est clairement indiqué rue Négrier par un panneau en bois au dessus d’une porte ouverte, seules trois anguilles gravées dans la pierre indiquent cette ruelle rue Voltaire.

100 m

Longueur

1.20 m

Largeur

Les rues de Lille

Mais parce que Lille ne se résume pas qu’a de jolis monuments, il est important de flâner dans la ville pour profiter pleinement de son architecture. Tantôt gris, tantôt ensoleillé, le ciel change radicalement le paysage, mais quoi qu’il en soit, la chaleur demeure.

Lille-centre

L’Hôtel de Ville et son Beffroi

L’hôtel de ville fut construit entre 1924 et 1932 par l’architecte Emile Dubuisson qui s’est inspiré de la tradition flamande avec ses maisons à pignons triangulaires, tout en utilisant un matériau résolument moderne : le béton armé.
L’intérieur présente un grand hall de 107 mètres de long, rythmé par deux rangées de piliers aux motifs floraux. Une exceptionnelle collection d’œuvres d’art contemporain orne les montées d’escaliers, les couloirs et les salles municipales. La fresque la plus spectaculaire est celle de l’Islandais Erro qui raconte sous forme de bandes dessinées l’histoire de la ville.

Porte de Paris

A quelques mètres en contrebas de l’Hôtel de Ville, se trouve la porte de Paris ou porte des malades. Elle est l’une des portes les plus importantes de la ville de Lille. Construite pour partie à la fin du 17e siècle en arc de triomphe pour célébrer les victoires de Louis XIV.

Parc Jean-Baptiste Lebas

Après la Porte de Paris, en continuant sur le Boulevard Papin, on fait face au long parc Jean-Baptiste Lebas. Un bel écrin de verdure aménagé pour petits et grands.

Maison Coilliot

Cette surprenante maison de style Art nouveau à été réalisée par Hector Guimard (l’architecte des iconiques édicules ornant les bouches de métro à Paris). On peut la retrouver au 14 rue de Fleurus.

Construite en pierre de taille, brique, lave, fer forgé et céramique, la maison Coilliot comporte une boutique au rez-de-chaussée et un logement d’habitation sur trois niveaux, au-dessus. Édifiée sur une parcelle biaise, elle présente une double façade asymétrique. Entre la façade urbaine à l’alignement de la rue et la façade domestique perpendiculaire aux murs mitoyens se place une superposition de balcons à la loggia du bel étage. La façade est encadrée de plaques de lave émaillée de couleur verte et surmontée d’un fronton et d’une toiture-pignon en bois.

Le Palais Rameau

Palais Rihour

Commencé en 1453 par Philippe Le Bon, duc de Bourgogne, c’est un des rares vestiges lillois de l’architecture gothique flamboyant.

En 1450, Philippe le Bon engage des négociations avec la ville pour obtenir des subventions pour la construction d’un nouveau palais. Il obtiendra 6 000 livres sur quatre ans octroyés par le Magistrat. En 1453, le terrain de l’ancienne manse de Rihout (ou Rioult ou Rihoult), îlot marécageux enserré par les bras de la Deûle, est acquis et les travaux de construction sur les plans de l’architecte Evrard de Mazières sont engagés. Ils s’achèveront vingt ans plus tard sous Charles le Téméraire.

Gare de Lille Flandres

Principale gare de Lille depuis 1848, la gare de Lille-Flandres n’a pris ce nom qu’en 1993 à l’ouverture de la gare de Lille-Europe, située à 500 mètres. Sa façade néo-classique est à l’origine de celle de la gare du Nord à Paris, démontée puis remontée à Lille ! Desservant la région Nord-Pas-de-Calais, elle accueille quotidiennement 460 TER de la SNCF. En provenance de Paris, il ne faut qu’à peine plus d’une heure pour se retrouver sur les quais de la gare. Le TGV vous y mène rapidement, ce qui est idéal pour changer d’air le temps d’une journée.

Euralille

Inauguré en 1994, ce quartier aux tours futuristes s’organise autour de la gare TGV Lille Europe, de Lille Grand Palais (centre de congrès, hall d’exposition et salle de spectacle) et du centre commercial Euralille.
L’extension du quartier se poursuit avec Euralille 2 où sont implantés le casino, l’hôtel de région et le Bois Habité (nouveau quartier associant des logements, des commerces et des bureaux, le tout agrémenté d’allées vertes et d’arbres ; d’où le nom du quartier). Euralille 3 fera la jonction entre la Porte de Valenciennes (qui accueille déjà la nouvelle auberge de jeunesse Stéphane Hessel) et la friche ferroviaire Saint Sauveur.

Lorsque vous prenez le TGV, ne vous trompez pas de gare, il est possible d’arriver aux Flandres et de repartir à la gare de l’Europe 😉

Citadelle

Citadelle

Elle est l’œuvre de Sébastien Leprestre, Marquis de Vauban. Edifiée sur ordre de Louis XIV qui venait de conquérir la ville, sa construction se déroula sur trois ans de 1667 à 1670. À l’origine, c’est une petite ville entourée de cinq bastions, formant une étoile. Pour la construire, il a fallut cuire soixante millions de briques, extraire des carrières trois millions de blocs de pierre et soixante dix mille pieds de grès. La porte royale de l’entrée arbore une inscription en latin, véritable louange à la gloire du Roi Soleil. Cette « Reine des Citadelles », établie sur la frontière de la Flandre, faisant partie d’une double ligne de places fortes entre Gravelines, Dunkerque et Maubeuge/Rocroi. C’était le fameux « Pré Carré », conçu par Vauban comportant 28 villes fortifiées.

Pont Napoléon

Le pont Napoléon est un ouvrage d’art situé sur l’esplanade de la Citadelle. Il est nommé en l’honneur de Napoléon Ier traversant la Moyenne-Deûle. Le pont, érigé en 1812, comporte le nom de plusieurs victoires napoléoniennes. Son histoire n’est pas des plus ennuyeuses : détruit en 1918 par l’armée allemande lors de sa fuite durant la Première Guerre mondiale. Il est reconstruit partiellement en 1920 et à nouveau détruit par les Allemands en 1944. Un projet de reconstruction est planifié en 1939 ; le pont n’a été reconstruit à l’identique qu’en 2014.

Jardin Vauban

A quelques pas de la citadelle, se trouve ce magnifique jardin, créé en 1863 par l’architecte paysagiste et jardinier en chef de la ville de Paris Jean-Pierre Barillet-Deschamps. Ce jardin est désormais classé monument historique. Tout le charme de cet ensemble opère en arpentant ses allées sinueuses, en traversant des massifs, des bassins, théâtre de marionnettes… Et au milieu de cette beauté typiquement anglaise, une magnifique grotte artificielle rend la promenade à la fois magique et irréelle. En passant sous une cascade, vous pourrez vous y réfugier et profiter de ce tableau champêtre qui vous fait oublier que vous vous trouver en plein centre ville.

Pour manger

Les Compagnons de la Grappe

26 Rue Lepelletier
59000 Lille

Ce restaurant nous a beaucoup plus, de part son cadre, et la qualité des plats et la possibilité de découvrir différentes spécialités autour d’une assiette.

Brasserie La Chicorée

15 Place Rihour
59000 Lille

Idéalement placé à proximité de la Grand’Place et du Palais Rihour, cette brasserie est un endroit agréable ou passer le temps.

Babe

48 Rue de l’Hôpital Militaire
59800 Lille

Assurément notre coup de coeur ! Ce restaurant au décors industriel est à la fois conviviale et intimiste. Les plats servis sont délicieux.

Les jardins de Monet

Il n’y a rien de mieux que de profiter d’une belle journée ensoleillée pour se perdre dans l’univers de Claude Monet. Les jardins regorgent d’odeurs fleuries vous procurant un bol d’air doux et poétique. On vous laisse apprécier cet incroyable endroit.

Les jardins de Monet sont assurément l’un des endroits préférés de ma Maman, un endroit qu’elle m’a fait découvrir dès mon plus jeune âge. C’est également grâce à elle que cet article a été rédigé. Merci !

L’histoire de Claude Monet

Visiter la maison

Appelée « maison du Pressoir » à ses débuts, en référence au pressoir à pommes situé sur la place voisine, la maison est de dimension plus réduite. Monet l’agrandit. Côté gauche, il installe son espace de travail et de repos : la grange accolée à la maison devient son premier atelier et il fait ajouter un étage juste au-dessus pour s’aménager une grande chambre à coucher et un cabinet de toilette. On peut repérer ces agrandissements à la taille des fenêtres, plus larges que dans la partie d’origine.

Au rez-de-chaussée

La visite commence par le salon-atelier, premier atelier de l’artiste où il a travaillé jusqu’en 1899. La soixantaine de tableaux qui y sont présentés sont des répliques mais l’accrochage et le mobilier original permettent de retrouver l’atmosphère de l’époque. Le salon est confortable mais l’atelier est peu commode en raison du manque de lumière. Plus tard, lorsque Monet construira son deuxième atelier à l’ouest de la maison, le salon conservera ses toiles préférées. La visite continue en montant les quelques marches menant à l’épicerie.

Cette pièce n’est pas très grande, mais permet, entre autres, d’accéder au salon de lecture ou « petit salon bleu », qui communique avec « l’épicerie ». Monet en a choisi les couleurs, comme pour l’ensemble des pièces de la maison. Tout y est bleu, les meubles ainsi que les murs créant une harmonie avec les œuvres d’Hiroshige, exposées sur les murs de la maison. Au sol, des carreaux de ciments selon la mode de l’époque. C’est à cet endroit qu’il faut emprunter l’escalier afin de gagner l’étage supérieur de la bâtisse.

À l’étage

La chambre de Monet où le bureau et la commode Louis XV sont toujours à leur place. Monet y exposait sa collection de tableaux peints par ses amis tels Cézanne, Renoir, Morisot, Caillebotte, Manet ou Boudin. Par la fenêtre, on peut admirer l’incroyable étendue du clos normand. Quant à la chambre d’Alice, l’usage voulait à l’époque que les couples mariés de famille bourgeoise fassent chambre à part. Mais elles communiquent par les cabinets de toilette. C’est une chambre simple, décorée des estampes d’Hokusai, d’Hirohige et d’Utamaro.

Rez-de-chaussée

Il faut emprunter l’escalier pour redescendre en direction de la salle à manger. Reconstituée à l’identique, elle montre à nouveau la modernité dont fait preuve Monet en choisissant des couleurs claires, à l’opposé des tendances de l’époque. Les meubles et les murs sont peints en deux tons de jaunes. La grande table se trouvant au centre de la pièce accueille jusqu’à seize convives. Sur les murs nous retrouvons toujours les estampes japonaises que Monet a collectionnées pendant cinquante ans ! La porte opposée de par laquelle nous arrivons donne accès à la cuisine. C’est dans cette direction que nous poursuivons.

Nous avons l’impression d’entrer dans un autre univers. Les murs sont recouverts de carreaux en faïence de Rouen bleu cobalt tandis que les couleurs chaudes sont amenées par l’impressionnante batterie de casseroles en cuivre, l’énorme fourneau à bois et à charbon, ses deux fours en briques réfractaires. La cuisine donne sur la terrasse longeant la maison, donnant une impression de continuité naturelle avec le jardin.

Jardin du Clos Normand

À Giverny, Monet devient jardinier. Un jardinier qui cultive son jardin comme un peintre, créant sa palette végétale. Dès son arrivée, en 1883, il entreprend des travaux d’irrigation et de terrassement et commence à transformer le jardin adossé à la maison, baptisé le « Clos normand ». Il transforme cette prairie ordinaire en un jardin fleuri pour ne jamais manquer de motifs à peindre. Il possède une immense bibliothèque botanique dont une collection de 26 volumes consacrés aux fleurs et aux jardins d’Europe. Sa passion des fleurs et de la couleur est comblée : parterres de fleurs, rosiers, glycines, plantes grimpantes, etc. Rien n’est planté au hasard : le jardin est organisé en plates-bandes. Monet travaille les perspectives, les symétries les couleurs et les volumes avec des massifs de fleurs de différentes tailles. Il mêle fleurs simples et variétés rares. Les arceaux de l’allée centrale sont couverts de rosiers grimpants, les capucines couvrent le sol de l’allée centrale à la fin de chaque été. Sur la partie gauche du jardin, il crée des massifs rectangulaires de couleurs unies.

C’est en 1893, que Monet achète le terrain situé au fond du Clos Normand, de l’autre côté de la voie ferrée, maintenant devenu le chemin du Roy (la départementale D5). Malgré l’hostilité des habitants de Giverny qui craignent l’empoisonnement de leur bétail par les plantes exotiques ou le manque d’eau, il obtient l’autorisation de détourner le petit bras de l’Epte, le Ru, pour créer un étang qu’il couvrira de nénuphars. Il crée ainsi un « jardin d’eau ». Pour y accéder, nous empruntons le passage aménagé sous la route, se trouvant au fond du clos Normand.

Jardin d’eau

Le contraste est une fois de plus marquant. Ce jardin est totalement différent du précédent. Aux abords, il plante saules pleureurs, bambous, aulnes, iris, roseaux, pivoines arbustives du Japon renforçant ainsi l’atmosphère orientale. Le célèbre pont de bois qui enjambe l’étang est construit la même année, mais le vert est préféré au rouge traditionnel. L’eau et ses reflets, sans cesse changeants, fascinent Monet lui offrant une source inépuisable d’inspiration. Pendant plus de vingt-cinq ans, il ne cessera de les représenter cherchant à les fixer sur une toile. En 1914, il fait même spécialement construire un troisième atelier géant pour travailler aux Grandes décorations, consacrées aux ‘Nymphéas’ (panneaux qui s’étendent sur 91 mètres de long sur deux mètres de haut !). Il est presque aveugle, une double cataracte affecte sa vision des couleurs, mais continue de peindre. Il donne cet ensemble à l’État en 1922, qui, grâce à son ami Georges Clemenceau, l’installera en 1926 au musée de l’Orangerie, à Paris, où l’on peut toujours l’admirer.

Temps nécessaire

Ne sous-estimez pas cette visite, si vous souhaitez divaguer tranquillement dans les allées des jardins, visiter la maison, le musée des Impressionnismes et passer par la boutiques, prévoyez une journée complète.

≈ 5H

Budget

Voici les prix indicatifs permettant l’accès à la maison de Monet et ses jardins.

Billet +17 ans : 13.00€
Billet -17 ans : 8.50€
Billet étudiant : 8.50€

Le parking est gratuit

À faire dans les environs

Le musée des Impressionnismes

Le bâtiment moderne, construit par les architectes Reichen et Robert pour être le ‘musée d’Art américain’ de Giverny (géré par la Terra Foundation for American Art, du grand collectionneur et mécène Daniel Terra), est devenu en 2009 un musée qui, parce qu’il met le mot ‘impressionnisme’ au pluriel, expose des artistes du monde entier, et pas uniquement américain.
Les collectivités locales qui en assurent désormais le fonctionnement ont permis qu’y soit constitué, grâce à des dons et des dépôts, le noyau d’une collection permanente impressionniste autour de Claude Monet. L’auditorium accueille de nombreux colloques et rencontres artistiques.

Musée de mécanique naturelle

L’origine du Museum est une collection de moteurs à vapeur ou combustion interne
commencée en 1955 par la famille Guillemard. Adolphe Guillemard entrepreneur de battages et mécanicien agricole à transmis à ses enfants son savoir-faire et sa passion pour les vieilles mécaniques. Au cours des ans, les achats, donations de moteurs, se sont accumulés, attendant les pièces de rechange ou le temps nécessaire à leur restauration.
En 1990 la collection est rassemblée dans le local actuel en exposition permanente. L’installation du moteur Diesel CARELS 1908 pesant 28 tonnes a mobilisé l’équipe pendant des mois pour son démontage et transport.
Il est devenu en 2003 le plus gros et le plus vieux moteur diesel tournant au monde.