Envie d’un grand bol d’air iodé et de lumières changeantes ? On vous emmène à Saint-Valery-sur-Somme, une cité médiévale qui domine l’un des plus beaux estuaires du monde. Entre le cri des goélands, les maisons de pêcheurs colorées et les épopées de Guillaume le Conquérant, préparez-vous à un voyage hors du temps, là où la terre et la mer ne font plus qu’un.
On commence notre balade à la Pointe du Hourdel, bien que le phare se situe sur la commune de Cayeux-sur-Mer, nous tenions tout de même à le mentionner ici.
Ce joli phare veille depuis 1840 sur l’embouchure de l’estuaire. Après un premier feu monté sur une potence de bois, puis une version métallique en 1905, l’édifice actuel a été construit en 1948 : une tour cylindrique de 18 mètres en béton armé, surmontée d’un feu blanc et vert à trois occultations toutes les douze secondes. Détruit pendant la guerre, il a été reconstruit en 1950 et servait encore, jusqu’aux années 1980, d’appui sonore grâce à sa corne de brume. Repère pour les promeneurs et les pêcheurs de crevettes grises du Hourdel, le phare est aujourd’hui un symbole du littoral, visible depuis la Route Blanche qui longe les dunes. Il guide autant les navigateurs que les curieux venus contempler la Baie.
La Baie de Somme
Elle compte parmi les plus belles baies au monde et fascine tous ceux qui la découvre. La Baie de Somme s’étend sur 72km² de la pointe du Marquenterre à Cayeux-sur-Mer. Ses paysages exceptionnels, fragiles, protégés, ses lumières fascinantes lui valent d’être Grand Site de France.
Le fleuve Somme se jette dans la Manche en formant un estuaire de 72 km2.
Il comprend trois zones : la partie basse, découverte lors des marées de vives eaux, la zone sablovaseuse, véritable garde manger des oiseaux et la partie haute recouverte de végétation.
La baie de Somme est donc un vaste site naturel, préservé, c’est un lieu d’observation privilégié pour la faune et la flore, des centaines d’espèces d’oiseaux s’y posent lors de leurs migrations. L’estuaire est reconnu sur le plan international pour sa richesse écologique ; la partie nord est classée Réserve Naturelle Nationale.
L’ensemble de la baie de Somme et de son environnement proche est multiplement labellisée : au titre de la convention mondiale RAMSAR sur les zones humides, membre du club des plus belles baies du monde, labellisée Grand Site de France et Parc Naturel Régional.
Ne vous aventurez pas seul en Baie de Somme, les marées sont dangereuses et les espèces sont protégées.
Rue de la Chapelle
Pour prendre de la hauteur et admirer ce paysage du regard, nous grimpons par la Rue de la Chapelle. C’est le moment « souffle coupé » de notre balade : la pente est un peu raide, mais la récompense est là. À mesure que l’on s’élève, le panorama sur l’estuaire se dégage, offrant une vue imprenable sur les teintes opalines de l’eau qui se mélangent au vert de la végétation littorale.
Chapelle des Marins
De style néogothique, respectant la tradition des murs en damiers de pierre blanche et de silex, la chapelle Saint Valéry a également comme particularité son clocher surmonté d’un goéland.
Située sur l’un des plus beaux points de vue de la Baie, la chapelle, d’une grande ancienneté (d’architecture romane) était élevée sur le tombeau même de l’apôtre du Vimeu. Elle fut remplacée en 1878 par une nouvelle chapelle, sous l’égide de l’Abbé Caron, curé Historien de Saint- Valery-sur-Somme de 1872 à 1893, d’un style néo-gothique, respectant la tradition des murs en damiers, avec une alternance des calcaires et des silex taillés. Au pied de l’édifice, se trouve la fontaine miraculeuse, dite de la Fidélité. Elle a été réaménagée avec soins et entièrement restauré en 2013.
Ou plutôt Chapelle de Saint Valery, « dite des marins » car le haut du clocher est orné non pas d’un coq mais d’un goéland, en hommage aux marins qui en naviguant faisaient retentir la corne de brume pour saluer l’édifice.
Porte Guillaume & Porte Jeanne d’Arc
Appelée « Porte de Haut » ou « Porte Jeanne d’Arc » en souvenir de son passage en décembre 1430, c’est un des vestiges les plus anciens de la Ville. Les tours, datées du 11ème , existent déjà lors de l’escale forcée de la flotte de Guillaume de Normandie en 1066. L’ensemble était constitué de deux tours rondes massives, avec consoles et mâchicoulis, deux corps de bâtiments avec un étage et des souterrains qui servaient de corps de garde et de prisons, un pont levis disparu en 1614, et des ouvrages de défense avancés aujourd’hui disparus. L’arcade ogivale a été édifiée en 1785 et un pan de courtine subsiste encore. Sur les murs pousse en été un œillet rose appelé « l’œillet des croisades ».
Un petit jardinet sur le côté de la tour offre une belle vue de la baie à travers les arbres.
Église Saint-Martin
Au cœur de la cité haute, l’Église Saint-Martin nous surprend par son allure de forteresse. Ravagée par Louis XI en 1475 (qui préféra brûler la ville plutôt que de la laisser aux Anglais !), elle fut consacrée à nouveau en 1500. On admire son architecture unique à deux nefs identiques et ses murs en damiers de silex. Son mobilier a souffert pendant la Révolution, mais sa tour massive épaulée de contreforts impose toujours le respect. Sa toiture pyramidale de 1786 lui donne cette silhouette si particulière qu’on repère de loin en baie.
Porte de Nevers
Nous quittons la ville haute par la Porte de Nevers. Cette construction du XVIe siècle mélange briques, grès et galets. Si vous levez les yeux sous la voûte, vous pouvez encore voir les rainures de la herse et les baies où passaient les chaînes du pont-levis. Le blason des Gonzague-Nevers y trône toujours avec la devise « Fides » (Fidélité), souvenir de la bravoure de la milice locale à la bataille de Bouvines en 1214. En suivant la Rue de la Porte de Nevers, on descend doucement vers les quartiers plus populaires du bord de mer.
Rue de la Porte de Nevers
Derrière la porte de Nevers, la ruelle éponyme relie la cité fortifiée au quartier maritime et dégage un charme particulier. C’est une descente agréable qui permet d’admirer l’architecture urbaine de la ville, où la pierre médiévale laisse peu à peu place aux constructions liées à l’activité portuaire.
30 Quai du Romerel
Au 30 quai du Romerel, l’ancienne gendarmerie de Saint‑Valery‑sur‑Somme occupe une place discrète mais structurante dans le front bâti qui longe la baie, entre le port et le quartier de villégiature du Romerel. Elle s’insère dans un alignement d’édifices remarqués du quai — château du Romerel, maisons de notables, demeure associée au séjour de Napoléon — qui participe au caractère particulièrement pittoresque de la promenade en bord de baie. Décrit comme un secteur développé avec l’essor balnéaire, le Romerel présente un paysage de façades XIXe‑XXe tournées vers la baie, relativement homogène face au port et aux digues.
Ruelle des Matelots
On s’écarte un instant de la promenade pour nous glisser dans la Ruelle des Matelots. Étroite, intime et pleine de mystère, cette petite ruelle était autrefois le raccourci secret de ceux qui vivaient de la mer. On y imagine les marins rentrant de pêche, s’engouffrant dans ces passages pavés pour rejoindre leur foyer à l’abri du vent.
Courtgain
Nous arrivons dans le Courtgain, sans doute le quartier le plus pittoresque de la région. Son nom, qui signifie « petit salaire », rend hommage aux familles de pêcheurs qui vivaient ici dans des maisons de brique et de torchis aux soubassements noirs. Aujourd’hui, les façades éclatent de couleurs chatoyantes et les ruelles sont joliment fleuries, créant un décor de conte de fées. Nous montons jusqu’au Calvaire des marins d’où le point de vue est tout simplement magistral : c’est ici que l’on ressent le mieux la ferveur des gens de mer, particulièrement lors de la grande Fête de la Mer qui anime le quartier chaque été.
Le port
Notre balade nous mène naturellement vers Le Port, le poumon économique de la ville. C’est ici que les bateaux de plaisance dansent au gré des courants, remplaçant les anciens navires de commerce. Le port est le lieu de toutes les rencontres, où l’on peut embarquer pour une croisière ou simplement s’installer en terrasse pour déguster des produits locaux. L’atmosphère y est joyeuse et rythmée par le va-et-vient des promeneurs qui, comme nous, se laissent séduire par cette vie maritime si particulière.
Les Bains De La Ferté
On achève notre balade aux Bains de la Ferté, à l’extrémité du quai. C’est ici que le tourisme thermal a pris son essor au XIXe siècle. Aujourd’hui, c’est le lieu parfait pour une dernière pause contemplative face au Crotoy que l’on aperçoit sur la rive opposée. Entre passé médiéval et nostalgie des premiers bains de mer, Saint-Valery nous a conquis !
Une superbe région qui abrite un patrimoine et une douceur de vie qui n’a rien à envier au reste de la France ! Nous partons profiter de ces contrées chaleureuses ou la bonne humeur cotoie les bonnes choses de la vie.
Somme (80)
Un département d’une diversité de paysages et d’ambiance qui ne cessera de nous surprendre
Prêt pour une immersion dans la cité la plus gasconne du Pays Basque ? On quitte Paris pour Bayonne, une ville d’art et d’histoire qui ne se contente pas de sa réputation festive. Entre ses remparts romains, ses flèches gothiques et ses arômes de cacao, préparez-vous : ici, chaque pierre a un accent et chaque quai raconte une épopée maritime.
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Parking
Visez le Parking Champ de Foire en périphérie pour éviter de stresser dans les ruelles médiévales !
Remparts de Bayonne
On commence fort avec les Remparts. En marchant sur ces murailles, on remonte 16 siècles d’histoire. Tout commence au IVe siècle avec le Castrum de Lapurdum romain. Mais le visage actuel, on le doit au génie de Vauban au XVIIe siècle. Imaginez le chantier : il a fusionné les murs antiques avec des bastions angulaires et des fossés profonds pour en faire une place forte imprenable. C’est une superposition fascinante de styles, du médiéval au classique, qui dessine encore aujourd’hui cette silhouette de ville-forteresse, protectrice mais toujours ouverte sur ses fleuves.
La Poterne et Château Vieux – Gaztelu Zaharra
Juste à côté, on découvre la Poterne, cette porte dérobée autrefois utilisée pour les sorties secrètes des soldats. C’est un vestige du « Réduit » qui protégeait le confluent. Juste au-dessus veille le Château-Vieux. Construit sur les fondations romaines, il a accueilli des rois comme Louis XI ou François Ier. Vauban, encore lui, a raboté le donjon pour l’adapter aux canons. Aujourd’hui, avec ses murs de 3 mètres d’épaisseur, il appartient toujours à l’Armée (le 1er RPIMa). C’est un sanctuaire militaire fermé au public, mais sa simple présence nous rappelle que Bayonne est un pivot stratégique depuis 1700 ans.
Halles de Bayonne
On change d’ambiance en rejoignant les Halles. Le cœur de Bayonne bat ici, entre la Nive et l’Adour. Après l’effondrement des halles type « Baltard » en 1945 sous la neige, et un bâtiment bétonné peu gracieux dans les années 60, nous profitons aujourd’hui d’une structure lumineuse en brique et verre depuis 1994. C’est l’institution suprême : on y vient pour le jambon de Bayonne, les fromages d’Ossau-Iraty et, surtout, pour les chants basques qui éclatent spontanément aux balcons le samedi matin. Une véritable thérapie par la gastronomie et la culture !
Les quais
Musée Basque et de l’histoire de Bayonne
Pour comprendre où nous sommes, direction la Maison Dagourette, une demeure de négociant du XVIIe siècle qui abrite le Musée Basque. Dès l’entrée, la devise nous accueille : « Hemen sartzen dena bere etxean da » (Celui qui entre ici est chez lui). On y découvre 90 000 objets, des intérieurs ruraux reconstitués aux secrets de la pelote basque. Le musée nous raconte comment Bayonne a toujours été un carrefour de cultures basque, gasconne et juive, forgé par le commerce atlantique. C’est le passage obligé pour saisir l’âme du territoire.
Cathédrale Sainte-Marie de Bayonne
On lève les yeux vers la Cathédrale Sainte-Marie. C’est une merveille du gothique rayonnant, style plutôt rare dans un Sud-Ouest habitué au roman. Son chantier a duré des siècles, de 1258 jusqu’au XIXe siècle quand l’architecte Boeswillwald (un élève de Viollet-le-Duc) a ajouté les deux flèches de 85 mètres. Classée à l’UNESCO au titre du chemin de Saint-Jacques, elle impose le respect par sa dentelle de pierre calcaire et ses vitraux qui colorent la nef d’une lumière mystique. On s’y sent tout petits, mais étrangement apaisés.
Le Cloître de Bayonne
Attenant à la cathédrale, on entre dans le Cloître. C’est l’un des plus grands de France (XIVe siècle). Ici, le silence remplace le brouhaha des rues. Sous les arcades gothiques, on imagine les processions, mais aussi les réunions de notables, car ce lieu était le véritable « forum » de la ville. C’est un espace hybride, à la fois religieux, politique et funéraire. Aujourd’hui, c’est notre bulle de sérénité préférée pour échapper à l’agitation du Grand Bayonne.
Place Montaut
Un peu plus loin, la Place Montaut nous offre un havre de paix. Elle doit son nom à un palais disparu en 1908 qui hébergea une reine d’Espagne en exil ! Aujourd’hui, c’est une place multigénérationnelle, fruit d’un budget participatif où les Bayonnais ont choisi de « désimperméabiliser » le sol pour y planter de la verdure. Entre les écoles alentour et la chapelle des Filles de la Croix, on y respire la vie de quartier.
Collège privé Notre-Dame
Les corporations
En déambulant dans la vieille ville, il nous suffit de lever les yeux pour retrouver l’histoire sociale de Bayonne gravée dans la pierre et les noms des rues. Les enseignes, sculptées ou peintes, racontaient déjà au Moyen Âge la spécialité de chaque échoppe : bouchers, forgerons — qu’on appelait ici “faures” — ou encore doualiers, faiseurs de tonneaux. Dès la période médiévale, ces métiers se sont organisés en corporations, réunissant les acteurs de chaque secteur pour se défendre, transmettre leur savoir, et garantir la qualité du travail. Leurs traces persistent non seulement dans la toponymie mais aussi dans la mémoire vivante de la ville, où la cohésion professionnelle se mêle à l’identité de quartier
Tour Vieille-Boucherie
Porte d’Espagne
En suivant les remparts, nous arrivons à la Porte d’Espagne, point de passage historique vers le sud, vers la frontière et plus loin encore, jusqu’à la péninsule Ibérique. Cette porte a longtemps joué le rôle de seuil stratégique. Depuis les temps anciens, elle contrôle la sortie sud de la ville et se voit renforcée au fil des siècles : d’abord protégée par une barbacane médiévale puis, au XVIIe siècle, repensée par Vauban qui la transforme en ouvrage monumental selon les principes de l’architecture bastionnée. Large arche de pierre, flanquée de bastions, et à l’origine surmontée d’un pont-levis enjambant le fossé, la Porte d’Espagne allie pureté militaire et élégance sobre. Aujourd’hui piétonne, elle demeure un témoin de la puissance défensive de Bayonne, comme un rappel que franchir ce seuil revenait autrefois à quitter la France pour s’élancer vers l’Espagne, l’aventure ou, parfois, le danger.
Stade Christian Belascain
La Tour de Sault
Sur les bords de la Nive, la Tour de Sault se dresse, massive, discrète mais essentielle dans le dispositif défensif de Bayonne. Construite au XIVe siècle, elle assurait, avec la Tour des Menons sur la rive opposée, le contrôle du trafic fluvial et la sécurité du port. Un ingénieux système de barrage flottant, l’estacade, reliait alors les deux tours et bloquait l’accès aux navires indésirables. Au fil du temps, la tour a souffert : affaissement après une crue au XVIIIe siècle, écrêtement partiel en 1832 lors du remodelage des remparts. Pourtant, la base robuste, vestige du Moyen Âge, subsiste encore aujourd’hui, témoignant de l’épaisseur des murs médiévaux et de l’importance stratégique du site. La Tour de Sault, désormais voisine d’un parking moderne, porte la mémoire d’une ville qui a toujours protégé, surveillé, et parfois verrouillé son accès fluvial.
De retour sur les quais
On revient vers l’eau. Les quais de la Nive et de l’Adour sont l’ADN de Bayonne. Au Moyen Âge, sous domination anglaise, les chantiers navals tournaient à plein régime. On adore observer les maisons hautes sur arcade : c’est là que les marchands hissaient autrefois les ballots de morue, d’épices ou de sel venus de Terre-Neuve ou des Antilles. Colbert y a même installé l’Arsenal du Roi au XVIIe siècle. Aujourd’hui, les terrasses ont remplacé les entrepôts, mais l’esprit marchand demeure.
Port-Neuf, rue gourmande
Si Bayonne prend aux yeux des gourmands l’allure d’une capitale officieuse du chocolat, c’est autour du Port-Neuf que s’écrivent les premières pages de cette histoire douce-amère. À la fin du XVIe siècle, des familles juives espagnoles et portugaises, fuyant l’Inquisition, s’installent quartier Saint-Esprit et apportent avec elles le secret d’un cacao médicinal, tonifiant. Le chocolat “à boire” se répand dans la haute société locale, alors que des artisans maîtrisent son travail à la pierre chaude, sur le fameux métate. Bayonne devient la première ville française à produire du chocolat, et sa tradition gastronomique se consolide au fil des siècles : le goût se fait plus cacao que sucré, les procédés évoluent, mais l’esprit demeure. Aujourd’hui, de la rue Port-Neuf à la collégiale Saint-Esprit, les façades abritent chocolatiers centenaires et ateliers plus jeunes, gardant vivante la mémoire des “Faiseurs de chocolat”. Le patrimoine du cacao, entre archives, sculptures commémoratives et vitrines garnies, s’est fondu dans la culture bayonnaise : la dégustation y est rituelle, presque sacrée.
Théâtre Michel Portal (Scène nationale du Sud-Aquitain)
Au confluent de l’Adour et de la Nive, sur la vaste place de la Liberté, l’Hôtel de Ville et le Théâtre Michel-Portal forment un ensemble architectural rare. Construit de 1837 à 1842, l’édifice néo-classique, signé Nicolas Vionnois, impressionne par sa monumentalité, inspirée des aménagements parisiens de la même époque. Il fallait alors une Mairie à la hauteur des ambitions de la ville, mais aussi une vraie salle de spectacle : le théâtre à l’italienne est donc intégré au bâtiment municipal, choix original et audacieux pour l’époque. Trois ailes sont donc prévues : une dédiée à la douane, une à la mairie et une au théâtre lui-même. À l’intérieur, la salle — aujourd’hui réduite à 592 places pour plus de confort — accueille depuis 1842 tout le spectre du spectacle vivant. Au fil des décennies, incendies, restaurations, réaménagements et modernisations se succèdent, sans jamais altérer l’esprit du lieu. Depuis 1990, le théâtre est géré par la Scène nationale du Sud-Aquitain, rayonnant sur tout le pays basque. Le bâtiment, rebaptisé en hommage à Michel Portal, musicien de jazz et de classique natif de Bayonne, reste un phare pour la culture locale, conjuguant tradition architecturale et vitalité créative.
L’adour & Pont Saint-Esprit
Traverser l’Adour par le Pont Saint-Esprit, c’est franchir bien plus qu’un simple ouvrage d’art : c’est relier deux mondes, deux quartiers, deux histoires intimes de Bayonne. Le premier pont, bâti vers 1150 et appelé “Pount de la gran mar”, était déjà un défi lancé aux courants et aux tempêtes. En bois, puis reconstruit maintes fois sous les assauts de l’Adour ou des guerres, il évolue jusqu’à prendre sa forme définitive en 1849 : un élégant tablier de pierre, composé de sept arches, dont la structure robuste permit, dès 1910, le passage du tramway. Ce pont fut crucial : unique voie pour relier la France à l’Espagne, il marque le passage de la cité fortifiée vers le quartier Saint-Esprit, l’ancien faubourg des pèlerins, artisans et “étrangers” venus de toutes parts. Aujourd’hui, l’ouvrage, souvent embelli par les reflets des marées, reste un symbole de la vitalité bayonnaise et de sa capacité à franchir l’eau et les âges.
Bayonne Street-Art
Peña Taurine Bayonnaise
Impossible de saisir la vitalité de Bayonne sans s’arrêter aux Peñas, ces associations festives et culturelles qui rythment la vie locale. Parmi elles, la Peña Taurine Bayonnaise s’affirme comme une institution incontournable : son histoire est celle de la passion partagée pour la tauromachie, mais aussi de l’amitié, de la convivialité et du goût de la fête. Née dans le sillage des grandes ferias du sud-ouest, la Peña a su s’approprier d’anciens locaux — cases voûtées dans les remparts, échoppes, vieilles casemates — pour en faire des lieux d’accueil, tout en conservant l’épaisseur des murs, les arcades et l’humilité du décor. Au-delà de la tauromachie, les Peñas sont le cœur battant des Fêtes de Bayonne, organisant apéritifs, chants et animations dans un esprit de camaraderie fusionnelle. Leur architecture, modeste mais riche d’histoires, témoigne de l’art d’habiter la ville en la transformant, le temps d’une saison ou d’une soirée, en un vaste espace de partage et de joie populaire.
Rue Sainte-Catherine
Flâner dans la rue Sainte-Catherine, c’est s’immerger dans l’effervescence quotidienne de Bayonne. Cette artère commerçante, cœur vivant de la ville, associe boutiques traditionnelles et enseignes modernes. Entre vitrines attrayantes et façades colorées, la rue raconte la diversité et la vitalité commerciale de la cité basque, où le mélange entre l’ancien et le contemporain se fait naturel. S’y mêlent artisans, épiceries fines, et cafés typiques, offrant autant de moments d’échange et de convivialité. Ce poumon urbain incarne à lui seul l’esprit bayonnais, vibrant et ouvert.
Gare de Bayonne
À deux pas du fleuve, la gare de Bayonne s’impose avec élégance depuis le début du XXe siècle : long bâtiment rythmé d’arcades, tour-horloge, hall accueillant. Ici, le premier train siffle dès 1854, inaugurant l’ère de la modernité et soudant la ville à tout le réseau du Sud-Ouest et de l’Espagne. La gare, installée initialement dans des bâtiments provisoires, sera reconstruite, agrandie, modernisée pour devenir pôle d’échanges régional : TGV vers Paris, Intercités, TER vers Saint-Jean-Pied-de-Port, Dax, Hendaye… Sur le parvis, bus locaux et taxis complètent le ballet incessant des voyageurs. Symbole de mobilité et d’ouverture, la gare de Bayonne n’est pas seulement une porte : c’est la promesse d’un ailleurs et d’un retour, le point de départ ou d’attache de tant de récits de la ville.
DIDAM & Ongi Etorri
Le long du quai, dans le quartier Saint-Esprit, se dresse le DIDAM — Direction Interdépartementale des Affaires Maritimes jadis, aujourd’hui espace d’art contemporain. Construit en 1933 par les frères Gomez, architectes prolifiques du Pays basque, le bâtiment se remarque d’emblée : façade d’une grande sobriété, inspirée du courant Art déco, porche monumental, colonnes cannelées, fronton orné des armoiries de Bayonne, cordages, rames et monstres marins en subtil écho aux activités portuaires. Tout, ici, rappelle la vocation maritime et ouvrière du quartier. Dans les années 2010, la Ville réhabilite le bâtiment pour en faire, sous le nom de DIDAM, un haut-lieu de l’art visuel et de la photographie. Le résultat ? Un espace lumineux, ouvert à tous, fidèle à l’esprit d’hospitalité bayonnais, où patrimoine du XXe siècle et création contemporaine dialoguent au fil des expositions et des rencontres.
Bayonne by night
Pour conclure, il faut évoquer cette expression basque que l’on retrouve gravée sur bien des façades, panneaux et commerces de la ville : Ongi Etorri. Signifiant simplement “Bienvenue”, ce mot porte toute la générosité, l’accueil et la chaleur dont Bayonne fait preuve depuis des siècles. Dans une ville où se croisent cultures basque, gasconne et juive, où se mêlent pèlerins, négociants, artisans et visiteurs, Ongi Etorri rappelle l’essentiel : ici, chacun peut se sentir chez soi. Cette hospitalité est incarnée aussi par des lieux comme le DIDAM, qui ouvrent leurs portes à tous, dans un esprit de partage culturel et d’amitié. Bayonne, par cette invitation perpétuelle, insuffle une voix chaleureuse à son riche patrimoine et à son futur, toujours à découvrir.
Découverte de Dax : ville d’ Histoire, de thermalisme et d’art urbain
Dax, ou Aquae Tarbellicae pour les intimes de l’époque romaine, est bien plus qu’une station thermale. Située au carrefour des Landes, nous y découvrons une cité où l’eau jaillit à 64°C et où le street art bouscule les vieilles pierres. Ici, on prend le temps de vivre.
Habituée au rouge et blanc des ferias, la ville nous offre aujourd’hui un visage plus serein. On quitte l’effervescence des fêtes pour une balade intimiste. C’est le moment idéal pour nous imprégner de l’âme dacquoise, entre murmures de l’Adour et parfums de pins.
Arènes de Dax
Direction les Arènes de Dax, inaugurées en 1913. Ce monument nous frappe immédiatement par son architecture elliptique et son style néo-mauresque, avec ses façades blanches et ses balustrades qui nous transportent instantanément en Andalousie. Pouvant accueillir jusqu’à 8 000 spectateurs, elles sont le temple de la course landaise, cette tradition gasconne où l’homme défie la vache sans mise à mort. C’est un lieu chargé d’adrénaline et d’histoire, où chaque brique semble encore résonner des musiques de la hastoy.
En nous glissant dans les coursives, on ressent le poids de la tradition. Les murs sont parés de photos d’archives et d’informations captivantes sur les légendes de la piste. Explorer cette bâtisse massive de l’intérieur, c’est toucher du doigt l’âme festive de la région. On est impressionnés par la structure solide des gradins et l’ingéniosité de la construction qui permet de passer de la ferveur taurine au calme absolu des visites hors saison.
Parc des Arènes de Dax
Juste autour du bâtiment, nous nous accordons une pause dans le Parc des Arènes. Ce véritable poumon vert enveloppe majestueusement l’édifice principal et nous offre un havre de fraîcheur bienvenue. Avec ses allées sinueuses et ses arbres centenaires imposants, le parc est un chef-d’œuvre paysager qui évolue magnifiquement au fil des saisons. C’est l’endroit idéal pour nous ressourcer en observant les locaux jouer aux boules ou simplement admirer le contraste entre la pierre claire des arènes et le vert profond des pelouses.
Place de la Course
On poursuit vers la Place de la Course. Avant 1913, c’est ici, sur cette esplanade, que l’on montait des arènes provisoires en bois. Aujourd’hui, on adore s’y poser en terrasse. C’est le cœur social de Dax, là où les conversations s’animent autour d’un café.
Enceinte gallo-romaine de Dax
Soudain, le temps s’arrête : nous faisons face aux vestiges de l’enceinte gallo-romaine. Datant du IVe siècle, ces remparts sont parmi les mieux conservés de France. À l’origine, cette muraille de 10 mètres de haut était ponctuée de 40 tours circulaires ! En longeant les segments encore debout, on admire l’appareillage précis de pierres et de briques (le fameux opus mixtum). C’est le témoignage le plus frappant de la puissance d’Aquae Tarbellicae sous l’Empire romain, une forteresse qui a protégé la ville pendant des siècles d’invasions.
Source de la Néhe
Nous arrivons au cœur battant de Dax : la Source de la Néhe, du nom d’une déesse celte des eaux. C’est un spectacle fascinant de voir cette eau fumer dans son bassin monumental de style Toscan, jaillissant à une température constante de 64°C. Riche en sels minéraux et en oligo-éléments, elle est le secret de la réussite des cures dacquoises pour les rhumatismes. C’est ici que naît le fameux « Péloïde » de Dax, cette boue curative unique au monde, mélange de limon de l’Adour et d’eau thermale.
Place des Salines
Notre balade nous mène ensuite sur la Place des Salines. Si Dax est aujourd’hui célèbre pour ses eaux, elle l’était autrefois pour son « or blanc ». Jusqu’au XIXe siècle, on extrayait ici le sel de sources souterraines, une ressource stratégique qui a fait la fortune de la ville bien avant l’essor du thermalisme moderne. Bien que l’activité ait disparu, le nom de la place préserve cette mémoire industrielle. Aujourd’hui, c’est un carrefour social dynamique où l’on se plaît à imaginer les anciens convois de sel partant vers tout le pays.
Fontaine Sévigné de Dax
Petit détour historique à la Fontaine Sévigné. Ce n’est pas la plus imposante, mais c’est sans doute la plus littéraire ! La marquise de Sévigné, célèbre épistolière du XVIIe siècle, y séjourna en 1673 pour soigner ses rhumatismes. Elle fut si conquise par l’efficacité des eaux qu’elle en fit l’éloge dans ses célèbres lettres à sa fille. Cette « publicité » avant l’heure a grandement contribué à attirer la noblesse de l’époque à Dax, reliant ainsi la ville à la grande histoire de la littérature française.
Juste à côté, nous ne pouvons résister à la Maison Cazelle. Fondée en 1906, cette boutique est un temple de la gourmandise. On y fabrique les fameuses madeleines de Dax selon une recette secrète transmise depuis cinq générations. Elles sont uniques : une croûte légèrement craquante qui cache un cœur d’un moelleux incomparable. C’est le goût authentique du terroir landais que nous emportons précieusement avec nous.
Malgré l’odeur gourmande qui s’échappe de la boutique, notre promenade continue sans céder à la tentation.
Petites rues du centre
En nous enfonçant dans les petites rues du centre, nous découvrons le véritable charme de Dax. C’est un dédale sinueux où les façades anciennes dévoilent parfois des colombages typiques. On y trouve une ambiance de village : des librairies d’occasion, des brocanteurs et des ateliers d’artisans. En levant les yeux, on remarque que l’ancien et le nouveau se mélangent : une fresque moderne peut très bien habiter un mur vieux de trois siècles. C’est ici que l’âme de la ville bat le plus fort, loin des grandes artères.
Musée de Borda
Nous faisons une halte culturelle au Musée de Borda, installé dans la magnifique chapelle des Carmélites (XVIIe siècle). C’est le passage obligé pour comprendre les Landes. Entre les mosaïques romaines découvertes sous nos pieds et les collections d’ethnographie qui racontent la vie des bergers landais, le musée est une véritable machine à remonter le temps. La scénographie met parfaitement en valeur ce patrimoine éclectique, faisant le pont entre la science, l’art et les traditions locales.
Légionnaire et son chien
Au détour d’une place, nous saluons la statue du Légionnaire et son chien. C’est l’illustration de la légende fondatrice de Dax : un soldat romain, partant en campagne, aurait laissé son chien mourant de rhumatismes dans les boues de l’Adour. À son retour, il trouva l’animal miraculeusement guéri ! Cette histoire, bien que mythique, explique pourquoi Dax est devenue la première station thermale de France. C’est un hommage touchant aux vertus curatives du « péloïde », cette boue unique que nous utilisons encore aujourd’hui.
Cathédrale Notre-Dame de Dax
Dominant la ville de sa silhouette massive, la Cathédrale Notre-Dame nous attire. Reconstruite à la fin du XIXe siècle dans un style néo-grec et néo-byzantin, elle cache un trésor inestimable : le « Portail des Apôtres ». Ce vestige de l’ancienne cathédrale gothique du XIIIe siècle est un chef-d’œuvre de sculpture médiévale classé monument historique. L’intérieur est tout aussi impressionnant avec sa coupole peinte monumentale et son grand orgue, offrant un espace de silence et de majesté qui nous laisse sans voix.
Malgré les nombreux camions de tournage, nous avons réussi à entrer dans la cathédrale.
Square Max Moras
Pour une pause au vert, nous nous dirigeons vers le Square Max Moras. Ce jardin paysager est un petit paradis de tranquillité en plein centre-ville. On y admire des massifs floraux travaillés avec soin et on profite des zones ombragées pour se reposer un instant. C’est l’endroit parfait pour observer la vie locale, entre les curistes qui profitent de leur temps libre et les enfants qui jouent. Un véritable écrin de sérénité qui montre que Dax sait aussi cultiver l’art de la flânerie.
Nous apprécions fortement le square pour nous y abriter d’une pluie diluvienne.
Mairie de Dax
Passage obligé devant la Mairie de Dax, un bâtiment imposant qui incarne la fierté civique de la cité. Son architecture solennelle du début du XXe siècle, avec ses lignes classiques et sa prestance, souligne l’importance de la ville en tant que sous-préfecture. Située au carrefour des axes majeurs, elle symbolise la continuité administrative de cette ville qui, depuis l’Antiquité, a toujours su s’organiser et se réinventer pour rester un centre névralgique du département des Landes.
La capitale landaise du street art
Pour finir, nous changeons radicalement d’ambiance : Dax s’impose désormais comme la capitale landaise du street art. En nous éloignant un peu de l’hyper-centre, nous découvrons un « Urban Art Museum » à ciel ouvert. Des fresques monumentales recouvrent des murs entiers, réalisées par des artistes internationaux lors du festival « Résonances urbaines ». C’est un contraste saisissant et réussi avec les pierres romaines. Cette explosion de couleurs et de modernité prouve que Dax, loin de rester figée dans son passé thermal, est une ville résolument tournée vers la création contemporaine.
Notre découverte de Dax touche à sa fin ! On repart avec cette impression d’avoir traversé les époques, entre vapeurs d’eau chaude et bombes de peinture. À bientôt pour de nouvelles aventures ! 😊
Amiens : La Venise du Nord, entre Histoire, Art et Nature 🇫🇷
Amiens, préfecture de la Somme et capitale historique de la Picardie, est une ville qui ne manque pas de charme, traversée par la Somme et ses nombreux canaux. Surnommée à juste titre la « Venise du Nord » grâce à ses Hortillonnages, elle offre un mélange fascinant de patrimoine médiéval, d’architecture moderne et d’espaces verts paisibles. Ville d’art et d’histoire, elle a vu naître et inspiré de grandes figures comme Jules Verne. Amiens est une destination surprenante, où l’on passe des ruelles pavées de son quartier historique à la contemplation d’une cathédrale majestueuse, tout en savourant une atmosphère conviviale. Préparez-vous à une balade riche en découvertes !
Une Flânerie Amiénoise : D’Édifices Audacieux aux Jardins Flottants
Pour cette belle et longue balade qui s’annonce, c’est ma soeur Émilie qui est de la partie. Cette découverte d’Amiens nous transportera à travers différentes époques, de la modernité audacieuse à la douceur de ses quartiers historiques, avant de nous immerger dans son patrimoine naturel unique. On y va ?
Tour Perret
13 Place Alphonse Fiquet, 80000 Amiens
Notre balade commence dans la rue de l’hôtel dans lequel nous séjournons. En sortant, nous n’avons qu’à tourner la tête, pour admirer la Tour Perret. Dominant la ligne d’horizon, cette tour résidentielle de 104 mètres, achevée en 1954, fut pendant un temps le plus haut gratte-ciel d’Europe ! Conçue par l’architecte pionnier du béton armé, Auguste Perret, elle symbolise la reconstruction d’Amiens après les bombardements de la Seconde Guerre mondiale. Son style épuré et sa structure en béton apparent témoignent d’une modernité audacieuse pour l’époque, et elle reste aujourd’hui une icône architecturale de la ville. On pourrait presque imaginer Jules Verne, du haut de ses 104 mètres, rêver à de nouveaux voyages extraordinaires !
Parc René Goblet
Place René Goblet, 80000 Amiens
Non loin de la tour Perret, nous traversons ce ravissant petit jardin aux jolies statues, et à l’epaisse végétation. Ce parc urbain, nommé en hommage à René Goblet (1828-1905), homme politique et maire d’Amiens, le parc perpétue la mémoire de ce personnage influent, cofondateur du journal Le Progrès de la Somme.
Son emplacement, autrefois occupé par le cimetière Saint-Denis (XIIIᵉ siècle), a connu plusieurs vies : transformé en atelier de salpêtre pendant la Révolution, puis en esplanade arborée à partir de 1825, il devient officiellement la Place Saint-Denis en 1828 avant d’être réaménagé en square par l’architecte François-Auguste Cheussey en 1839. Au fil du XXᵉ siècle, le parc a été marqué par les guerres (1918 et 1940) et s’est enrichi de monuments commémoratifs, comme la statue du Charles Dufresne du Cange et le monument aux Martyrs de la Résistance.
Statue du Général Leclerc
Au bout du.parc René Goblet, il est impossible de manquer l’imposant monument du maréchal Leclerc de Hauteclocque. Il rend hommage à l’un des grands libérateurs de la ville, chef de la 2e Division blindée, entrée à Amiens le 31 août 1944. Conçu par les frères Jan et Joël Martel avec l’architecte Jean Bossu, il a été inauguré en 1950. Élevée en pierre de Pouillenay, cette colonne monumentale de 12 mètres de haut est surmontée d’une sculpture du maréchal, représenté en marche, incarnant l’élan de la Libération. La croix de Lorraine gravée dans la pierre rappelle son engagement au sein de la France libre.
Nous traversons ce petit îlot de verdure qui semble prolonger le Square Aimé Césaire, dont la majeure partie se situe de l’autre côté du carrefour. Cet espace est joliment aménagé avec des extraits des œuvres de Jules Verne et des sculptures.
Maison de Jules Verne
2 Rue Charles Dubois, 80000 Amiens
S’il y a bien un musée à ne pas manque en visitant Amiens, c’est celui-ci. Je ne l’avais pas inclus dans le programme de la journée, mais sur insistance de ma soeur nous voici happé dans cet univers extraordinaire. C’est dans cette demeure que l’illustre écrivain vécut de 1882 à 1900, une période durant laquelle il écrivit une grande partie de ses « Voyages Extraordinaires », notamment Le Château des Carpathes ou Robur le Conquérant. La maison, transformée en musée, a été magnifiquement restaurée pour recréer l’atmosphère de l’époque. On y découvre son bureau, sa bibliothèque, le salon où il recevait, et des objets personnels qui racontent sa vie et son œuvre. Chaque pièce est une invitation au voyage et à l’imagination, nous permettant de marcher littéralement dans les pas de l’illustre personnage.
Jardin d’hiver
L’entrée de la Maison de Jules Verne se faisait par son magnifique jardin d’hiver, aujourd’hui classé aux Monuments Historiques. Typique des demeures bourgeoises du XIXe siècle, cet espace reflète l’essor de l’architecture en fer et en verre. Initialement orné de baies néogothiques, il fut étendu en 1901 avec une nouvelle aile et une ferronnerie de style Art nouveau. La présence de plantes tropicales soulignait le goût de l’époque pour l’exotisme et le voyage, des thèmes centraux qui résonnent parfaitement avec l’œuvre de Jules Verne, invitant l’imaginaire à s’évader dès le seuil de sa maison.
La salle à manger
La salle à manger de la Maison de Jules Verne, utilisée pour les grandes occasions, a conservé son décor d’origine et est classée aux Monuments Historiques depuis 1998. Elle illustre l’engouement du XIXe siècle pour le Moyen Âge à travers son style néo-gothique. Des éléments comme les arcs brisés, les quadrilobes ornant la cheminée et les portes, la frise, les vitraux et les marmousets (petits personnages sculptés) s’inspirent du répertoire ornemental médiéval. Le mobilier complète ce décor et des placards dissimulent la vaisselle de Jules Verne, incluant son service en porcelaine personnalisé.
Le salon de musique
Les intérieurs de la demeure de Jules Verne au XIXe siècle reflètent un riche éclectisme, passant du néo-gothique de la salle à manger au néo-Louis XVI du Salon de Musique (classé Monument Historique). C’était dans ce salon que Jules et Honorine Verne recevaient amis et journalistes, Jules s’y adonnant parfois au piano. La pièce est ornée de répliques des portraits de l’écrivain par Gustave Wertheimer et de son épouse Honorine par Pierre de Coninck, ainsi que de photographies de famille. On y découvre l’histoire de sa fratrie : Paul, Anna, Mathilde, et Marie, affectueusement surnommée « le Chou » par Jules, dont le portrait par Désiré Mergaert est exposé, offrant un aperçu intime de la vie privée de l’auteur.
Jules Verne Voyageur
En 1859, Jules Verne visite l’Écosse avec son ami Aristide Hignard et relate son voyage dans des notes qu’il utilise pour écrire Voyage en Angleterre et en Écosse, son premier manuscrit proposé à Pierre-Jules Hetzel, sans succès. Ce voyage influence par la suite ses romans Les Enfants du capitaine Grant (1867), Les Indes noires (1877) et Le Rayon vert (1882). En 1861, il part pour la Scandinavie avec Hignard, ce qui inspire Voyage au centre de la Terre (1864) et Un billet de loterie (1886). Attiré par le développement des États-Unis, il embarque en mars 1867, avec son frère Paul, pour visiter New York et les chutes du Niagara. C’est à bord du Great Eastern, le plus grand navire de l’époque, qu’il s’inspire pour écrire Une ville flottante (1871).
Jules Verne Navigateur
Jules Verne, véritable passionné de la mer, posséda successivement trois navires, tous nommés « Saint-Michel » en hommage à son fils. Son premier bateau, le Saint-Michel (une chaloupe de 9 mètres acquise en 1868 et basée au Crotoy), fut une source d’inspiration pour son célèbre roman Vingt mille lieues sous les mers (1869-1870), grâce à ses croisières en Manche. En 1876, il rejoignit le Yacht Club de France et acquit un navire plus ambitieux, le Saint-Michel II, un cotre de 20 mètres avec lequel il sillonna la Manche. Enfin, en 1877, il fit l’acquisition du luxueux Saint-Michel III, un yacht à vapeur de 30 mètres doté d’un équipage de neuf hommes, de cabines et même d’un bureau. Ce dernier lui permit de naviguer jusqu’à Édimbourg et Copenhague, et de réaliser une longue croisière en Méditerranée en 1884, inspirant des romans comme Mathias Sandorf (1885) et L’Invasion de la mer (1905). Ces navires furent de véritables laboratoires flottants pour l’imagination de l’écrivain, nourrissant ses récits d’aventures maritimes.
Publié en 1872, Le Tour du monde en quatre-vingts jours est devenu l’un des romans français les plus traduits et emblématiques. Son succès s’inscrit dans un contexte où le défi d’un voyage rapide autour du globe était déjà très populaire, notamment avec le premier tour du monde touristique organisé par Thomas Cook la même année. Le récit a engendré de nombreux produits dérivés et inspiré de véritables prouesses : en 1889-1890, les journalistes Nellie Bly et Elizabeth Bisland ont même surpassé le héros de Verne, Phileas Fogg, en réalisant leur propre tour du monde en 72 et 76 jours respectivement. Une carte publicitaire de 1877, proposant un tour du monde en dix mois, est exposée, révélant comment Jules Verne l’a utilisée pour esquisser le trajet d’un tour du monde aérien dans son roman Robur-le-Conquérant, montrant ainsi son processus créatif.
Jules Verne au cinéma
L’œuvre de Jules Verne a connu une postérité cinématographique exceptionnelle, avec plus de 300 films adaptés de 35 de ses romans et nouvelles depuis l’invention du cinéma. Des titres comme Le Tour du monde en quatre-vingts jours (avec 24 adaptations) et Michel Strogoff (avec 23, dont les versions de 1926 et 1936) sont parmi les plus repris. Le plus célèbre film muet inspiré de son univers est sans conteste Le Voyage dans la Lune de Georges Méliès (1902), librement adapté de ses romans lunaires. Un riche ensemble d’affiches originales de ces innombrables adaptations est exposé dans le grenier de sa maison, témoignant de l’impact visuel et intemporel de son œuvre sur le septième art.
Cirque Jules Verne – Pôle National Cirque Amiens
Place Longueville, 80000 Amiens
A quelques encablures de sa maison, et en lien direct avec sa passion pour le spectacle, se dresse l’impressionnant Cirque Jules Verne. Inauguré en 1889 en présence de Jules Verne lui-même, ce cirque en dur, qui n’est pas sans rappeler le cirque d’hiver à Paris, est l’un des rares de cette envergure encore existants en France. Son architecture octogonale, avec sa coupole métallique, est remarquable. Aujourd’hui, bien plus qu’un simple cirque, c’est un lieu de diffusion et de formation dédié aux arts circassiens contemporains. Des représentations y ont régulièrement lieux, pour cela il suffit de consulter le site du Cirque Jules Verne.
Bibliothèque Louis Aragon
50 Rue de la République, 80000 Amiens
Nous remontons par la rue de la république, pour passer devant la Bibliothèque Louis Aragon, et faire une petite pause pour admirer ce bel édifice. Elle se distingue autant par son architecture que par la richesse de son patrimoine. Édifiée entre 1823 et 1825 sur les plans de l’architecte François-Auguste Cheussey, elle adopte un style néo-classique sobre et élégant, marqué par l’usage de pierre calcaire issue des anciennes fortifications de la ville. Plusieurs campagnes d’agrandissement, dont une extension contemporaine en 1982, ont permis d’adapter ce bâtiment historique aux besoins modernes, tout en conservant ses façades et décors intérieurs protégés au titre des monuments historiques depuis 1979.
La bibliothèque Louis-Aragon joue un rôle central au sein du réseau des Bibliothèques d’Amiens Métropole, créé en 2000. Elle incarne à la fois un lieu d’accueil, de culture et de mémoire. Classée pour l’importance de ses collections, elle est dépositaire d’un riche fonds patrimonial, dont plus de 2 500 manuscrits, certains d’époque carolingienne, des incunables, des archives anciennes, ainsi que la prestigieuse Collection Charles de l’Escalopier, offerte à la ville en 1866. On y trouve également la Collection Jules Verne, source majeure des objets exposés à la Maison de l’écrivain.
Par ailleurs, la bibliothèque mène des actions en faveur de la création contemporaine à travers son artothèque, son fonds musical régional CD’ICI !, ou encore son espace image et son. Lieu d’étude, de découverte et d’échange, elle accueille aussi l’Académie des Sciences, des Lettres et des Arts d’Amiens, ainsi que l’association Éklitra, confirmant son rôle de carrefour intellectuel et culturel au sein de la métropole amiénoise.
Musée d’Amiens
Rue de la République, 80000 Amiens
Temple de l’Église Réformée de la Somme
& l’église Saint Jacques
Rue Saint-Jacques, 80000 Amiens
Nous prenons la direction de l’est, pour nous rendre au temple protestant d’Amiens. Ce lieu de culte discret situé au 24 rue Jean Catelas, n’en est pas moins chargé d’histoire. Le protestantisme s’implante à Amiens dès les années 1830, notamment grâce à des industriels britanniques comme James Carmichael et John Maberly, qui financent la construction d’un premier temple en 1845. Cet édifice est malheureusement détruit lors des bombardements du 19 mai 1940. Le temple actuel, bâti en 1951-1952 par l’architecte amiénois Benjamin Maneval, présente une architecture sobre et fonctionnelle en brique, caractérisée par six piliers massifs supportant un fronton triangulaire. Aujourd’hui, il abrite la paroisse protestante membre de l’Église protestante unie de France, perpétuant une tradition de foi discrète mais ancrée dans l’histoire industrielle et spirituelle de la ville.
Église Saint Jacques
Juste à côté, l’Église Saint-Jacques d’Amiens, ayant connu de multiples reconstructions, est un symbole de résilience. D’abord édifiée au XVe siècle, elle fut démolie en 1833, rebâtie en 1835 (par François-Auguste Cheussey), puis gravement endommagée par un incendie en 1857 et les bombardements des guerres mondiales (1918 et 1940). Elle fut finalement restaurée dans un esprit contemporain en 1964. De style néoclassique, l’église se distingue par sa façade à portique inspirée de l’architecture grecque, une nef de près de 20 mètres de haut avec des pilastres doriques, et un clocher en retrait. Son décor intérieur est signé Lefebvre-Daussy et Nicolas Cauchemont, et l’orgue actuel, conçu en 1963, perpétue sa tradition musicale.
Pour l’anecdote, en passant devant son portail sud, nous sommes interpelés par un bruit électrique anormalement fort, comme si un défaut électrique se produisait à intervalle régulier et très rapproché. Au même moment d’autres passants se posent les mêmes questions et pour le contexte, nous sommes au lendemain d’un important orage et nous partageons notre inquiétude quant à la possibilité d’un appareil ou éclairage qui aurait pu être endommagé par la foudre. Une passante décide d’appeler la police qui redirige l’appel auprès des pompiers… Nous attendons quelques minutes leur venue, inquiet… Lorsque le camion s’arrête devant nous sirène hurlante, le pompier descend et nous informe qu’il s’agit-là d’un effaroucheur à pigeons… La honte. Nous nous sommes tous excusés auprès de ces hommes intervenus pour rien.
Place au Fil
Place au Fil, 80000 Amiens
Beffroi d’Amiens & Malmaison
La Place au Fil est un point névralgique de la vie commerçante locale. Son nom évoque l’histoire des métiers liés à l’eau et au textile (« fil ») qui animaient autrefois ce secteur bordé par les canaux de la Somme. Aujourd’hui encore, cette place entourée de maisons anciennes, réuni de nombreux cafés et restaurants et le marché y prend place tous les mercredis et samedis autour du Beffroi.
En parlant du Beffroi, il est Inscrit au Patrimoine Mondial de l’UNESCO depuis 2005. Ce monument historique, dont la base remonte au XIIe siècle, est un puissant symbole de l’acquisition du statut de commune par Amiens en 1117 et de son émancipation. Au fil des siècles, le Beffroi a traversé de nombreuses épreuves, notamment des incendies (en 1562 et 1742) et les bombardements de la Seconde Guerre mondiale en 1940, qui ont détruit sa toiture et causé la chute de sa cloche de 11 tonnes, « Marie-Firmine ». Reconstruit à plusieurs reprises, notamment au XVIIIe siècle pour lui donner son aspect actuel, et restauré en 1989-1990, il arbore un nouvel « Ange de la Renommée » à son sommet depuis 1990.
Non loin de là, en contournant quelques bâtiments à droite en direction du fond de la place au Fil, se trouve la Malmaison, aussi connue sous le nom de Maison du Bailliage. Cette étrange et belle maison, située derrière l’Hôtel de Ville, était l’ancienne résidence du bailli d’Amiens, premier magistrat de la ville. Son nom proviendrait de « Mallum Publicum », désignant le lieu de l’Assemblée de Justice à l’époque carolingienne. L’édifice actuel, datant du XVIe siècle (plus précisément de 1541), a été un siège de la justice royale jusqu’à la Révolution. Bien que sa façade, classée Monument Historique depuis 1941, soit d’un style gothique flamboyant avec des sculptures Renaissance, la majeure partie du bâtiment a été détruite par les bombardements de mai 1940 et intégrée dans une nouvelle construction après 1945. La Malmaison abrite aujourd’hui le service des finances de la ville, mais sa façade reste un témoignage précieux de l’architecture civile d’Amiens et de son riche passé judiciaire.
Quartier Saint Leu
Nous voici en direction d’un des quartiers les plus connus de la ville : Saint-Leu. Traversé par les bras de la Somme, le quartier de Saint-Leu est surnommé la « Petite Venise du Nord ». Né au Moyen Âge des activités artisanales liées à l’eau, il offre aujourd’hui des ruelles charmantes, bordées de maisons colorées et animées par des boutiques, cafés et restaurants. Point de convergence entre la ville haute et la ville basse, Saint-Leu abrite le Théâtre de Marionnettes Chés Cabotans d’Amiens et ses célèbres « cabotins » menés par Lafleur, ainsi que les derniers moulins historiques comme Passe-Avant et Passe-Arrière que nous n’allons pas tarder à découvrir. Tout au long de l’année, ce quartier vivant est le théâtre d’événements culturels variés, dont le traditionnel Marché sur l’eau et les Médiévales au bord de l’eau ou encore des festivals comme aujourd’hui.
Ruine de l’hôtel-dieu
63 Rue St Leu, 80000 Amiens
Et c’est par un décors assez surprenant que nous découvrons le quartier. Ces vestiges sont les témoins de l’ancien hôpital médiéval d’Amiens, une institution fondamentale qui accueillait les malades, les pauvres et les pèlerins. Détruit en partie lors des bombardements et par l’érosion du temps, il ne reste que des fragments de cette structure autrefois essentielle.
Moulin Passe-Avant
C’est pas vraiment le style du quartier qui est dépeint dans l’introduction me direz-vous ! C’est environ 200 mètres plus au nord que nous arrivons devant un nouveau bâtiment un peu fatigué par le temps.
Ces bâtiments racontent l’histoire industrielle de la ville depuis près de neuf siècles. Ce moulin à eau témoigne d’une époque où la Somme animait de nombreuses activités artisanales. Dès le XIIe siècle, les bras de la Somme accueillaient de multiples moulins et au XVe siècle on en comptait pas moins de 25. Reconstruit en 1528 sur quatre niveaux en pans de bois et torchis, ce moulin à eau appartenait à l’évêché et au chapitre de la cathédrale, comme tous ses homologues du quartier de Saint-Leu. Son nom particulier provient de sa priorité hydraulique sur le bras des Clairons, bénéficiant du débit d’eau avant le moulin voisin, le Passe-Arrière. Au fil des siècles, le moulin a su s’adapter aux évolutions économiques locales. D’abord destiné à la production de farine, il s’est reconverti dans la fabrication de moutarde puis dans l’industrie teinturière. Sa roue à aubes, aujourd’hui de type Poncelet, a longtemps été le moteur de ces activités successives. Au XIXe siècle, elle alimentait notamment la fabrique de moutarde Brûlé, avant que le site ne devienne une teinturerie au XXe siècle. Abandonné pendant des décennies, le Moulin Passe-Avant a retrouvé ses lettres de noblesse grâce à sa classification en Monument Historique le 2 décembre 1986. Amiens Métropole l’a acquis pour un euro symbolique en 2007, avant d’entreprendre sa restauration complète à partir de 2014. Ces travaux ont permis de préserver ses éléments architecturaux remarquables : sablières moulurées, poteaux ornés de masques sculptés, et une vierge aux rayons finement ciselée sur le poteau cornier.
La Citadelle d’Amiens
Rue des Français Libres, 80000 Amiens
Arrivé en haut de la rue Saint-Leu, il est impossible de manquer l’imposante Citadelle dont les remparts se fondent presque dans la végétation. Nous allons y faire un petit crochet avant de retourner se balader dans les canaux. Construite au XVIe siècle sur ordre du roi Henri IV, cette vaste forteresse militaire visait à protéger la ville des invasions, notamment espagnoles. Avec ses bastions, ses courtines et ses fossés, elle représentait un redoutable système défensif. Longtemps caserne militaire, la Citadelle a connu une transformation spectaculaire et audacieuse. Elle abrite aujourd’hui le campus universitaire de l’Université de Picardie Jules Verne, avec des bâtiments modernes conçus par Renzo Piano, intégrés harmonieusement aux vestiges des remparts. C’est un exemple fascinant de reconversion du patrimoine, où l’histoire et le savoir se côtoient, prouvant que même les vieilles pierres peuvent avoir une nouvelle jeunesse !
Rue des Becquerelles
En redescendant de la Citadelle, nous replongeons dans l’ambiance si particulière du quartier Saint-Leu. C’est le quartier historique des tanneurs, teinturiers et meuniers, avec ses canaux bordés de maisons à pans de bois colorées. Les ponts enjambent l’eau, les péniches amarrées et les reflets des façades dans la Somme donnent à Saint-Leu son surnom de « petite Venise du Nord ». C’est un quartier vivant, riche en petits restaurants, bars et boutiques d’artisans, idéal pour flâner et s’imprégner de l’atmosphère unique d’Amiens. On ne s’en lasse pas !
Le quartier est également un véritable musée à ciel ouvert pour le street art, avec des œuvres de toutes tailles. Du petit personnage culte niché au coin d’une rue à l’immense fresque recouvrant tout un mur, la couleur est la véritable reine de ce quartier.
Horloge Dewailly
9-11 Rue des Sergents, 80000 Amiens
Voici un bon moment que nous arpentons les canaux du quartier de Saint-Leu et il est désormais temps de découvrir d’autres endroits. Et c’est en déambulant que nous passons à côté de cette remarquable Horloge Dewailly et Marie-sans-chemise. Aujourd’hui située Place Dusevel à Amiens, est la fidèle reconstitution de celle qui ornait la Place Gambetta avant 1940. Nommée en hommage à Louis Dewailly, ancien maire ayant fait un legs généreux pour son édification, elle fut conçue en 1896 par l’architecte Émile Ricquier. Surplombant une colonne métallique Art Nouveau, ses trois cadrans éclairés servaient les passants à une époque où les montres étaient rares. En 1898, une statue en bronze, allégorie du Printemps œuvre d’Albert Roze, y fut adossée. Rapidement surnommée « Marie-sans-chemise » par le poète Édouard David en raison de sa nudité, cette figure est la seule partie d’origine de l’horloge actuelle. Mise à l’abri des bombardements en 1940, elle fut retrouvée seule après la guerre, tandis que la colonne originale gisait rouillée. Après avoir été exposée isolément, l’horloge a finalement été fidèlement reproduite et inaugurée Place Dusevel le 31 décembre 1999, marquant l’entrée dans le XXIe siècle à quelques mètres de son emplacement initial.
Place Notre Dame
Après un petit tour dans le quartier de la Cathédrale, nous nous en rapprochons par la Rue Porion ou se trouve de jolies maisons et des portes monumentales. Nous descendons vers la Place Notre-Dame ou l’immense parvis s’ouvre devant la cathédrale. C’est un espace vaste et dégagé, conçu pour mettre en valeur l’édifice religieux. La place est le point de convergence des rues du centre-ville, souvent animée par le marché de Noël en hiver ou par les terrasses de cafés aux beaux jours. Elle offre une perspective incroyable sur la façade occidentale de la cathédrale, permettant d’en apprécier pleinement la grandeur avant d’y pénétrer. Par beau temps, n’oubliez pas vos lunettes de soleil, le sol est éblouissant !
Cathédrale Notre-Dame d’Amiens
30 Place Notre Dame, 80000 Amiens
Mais quel édifice !! Nous voici enfin devant le clou du spectacle : la Cathédrale Notre-Dame d’Amiens. Classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, c’est tout simplement la plus vaste cathédrale de France par son volume intérieur (200 000 m³), et l’un des chefs-d’œuvre de l’art gothique classique du XIIIe siècle. Sa construction débuta en 1220 et fut remarquablement rapide pour l’époque, ce qui lui confère une grande unité stylistique.
Sa façade occidentale est un chef-d’œuvre de sculpture, avec ses trois grands portails richement ornés de statues, dont le célèbre « Beau Dieu » du portail central. À l’intérieur, la hauteur des voûtes, la finesse des colonnes et la richesse des vitraux (même si beaucoup ont été remplacés) sont à couper le souffle. On y admire les stalles du chœur, un ensemble de boiseries sculptées du début du XVIe siècle d’une finesse incroyable, racontant des milliers d’histoires. Amiens a la chance de posséder une cathédrale dont la statuaire est particulièrement bien conservée. Chaque détail est une merveille d’ingéniosité et de dévotion. C’est un moment de contemplation et d’émerveillement garanti.
Chiffres clés – Cathédrale d’Amiens
Cathédrale d’Amiens en chiffres
800
Ans d’histoire
Construction débutée en 1220
200 000
M³
Deux fois Notre-Dame de Paris en volume
145
Mètres
Longueur d’est en ouest
42,3
Mètres
Hauteur sous voûte
885 000
Visiteurs
Touristes par an
En remontant la Rue de la Dodane, il ne faut pas hésiter à se retourner en passant le pont, le point de vue sur la cathédrale est superbe ! Et rappel un peu celui de la Groenplaats d’Anvers
Comme vous l’aurez deviné, notre exploration nous ramène dans le quartier de Saint-Leu. Bien que nous l’ayons déjà traversé, de nombreuses rues et recoins nous attendaient encore. C’est un endroit véritablement exceptionnel : vivant, plein de charme et d’une richesse colorée qui en fait un de mes coup de cœur.
Parc Saint-Pierre
Chemin de Halage, 80000 Amiens
Après tant d’émotions architecturales, une pause s’impose au Parc Saint-Pierre, un vaste espace vert situé à proximité de la cathédrale et du quartier Saint-Leu. Aménagé sur d’anciens marais asséchés, ce parc offre des pelouses spacieuses, un grand plans d’eau et diverses aires de jeux. C’est l’endroit idéal pour se détendre ou pique-niquer. Le Parc Saint-Pierre (avec les Hortillonnages) est un poumon vert de la ville, apprécié des Amiénois et des visiteurs pour sa tranquillité.
Nous apprécions particulièrement cette région. Déjà parce que Laure en est originaire, mais aussi parce qu’elle présente un patrimoine et une diversité remarquable. Des coteaux du Bordelais aux grottes de Meschers en passant par les légendes du pertuis d’Antioche
Charente (16)
La Charente est un département situé dans le Sud-Ouest de la France, dans la moitié nord de la région Nouvelle-Aquitaine.
La Charente-Maritime est un département français situé dans le Sud-Ouest de la France et dans la moitié nord de la région Nouvelle-Aquitaine. Il appartient géographiquement au « Midi atlantique »
La Corrèze est un département connu pour ses paysages variés, allant des plateaux verdoyants des Millevaches aux vallées encaissées de la Dordogne et de la Vézère. Contrairement aux idées reçues, le département regorge de magnifiques endroits.
La Dordogne est un département français de la région Nouvelle-Aquitaine correspondant en grande partie au Périgord. Il doit son nom au cours d’eau du même nom qui le traverse.
La Gironde est un département français situé dans le Sud-Ouest de la France, en région Nouvelle-Aquitaine. Il doit son nom à l’estuaire de la Gironde qui prend naissance après la confluence de la Dordogne et de la Garonne
Les Landes est un département du Sud-Ouest de la France, relevant géographiquement du « Midi atlantique ». Rattaché administrativement à la région Nouvelle-Aquitaine, sa préfecture est Mont-de-Marsan.
Le Lot-et-Garonne est un département français. Il se trouve en région Nouvelle-Aquitaine, ainsi que partiellement en Gascogne, pour la rive gauche de la Garonne. Son nom vient de deux cours d’eau : le Lot et la Garonne.
Les Deux-Sèvres est un département du Centre-Ouest de la France, situé en région Nouvelle-Aquitaine. Il doit son nom à la Sèvre Nantaise, dernier grand affluent de la Loire, et à la Sèvre Niortaise, fleuve côtier qui se jette dans l’océan Atlantique.
La Vienne est un département français situé dans le Sud-Ouest de la France, en région Nouvelle-Aquitaine. Il doit son nom à la rivière éponyme, la Vienne.
La Haute-Vienne est un département français, situé dans la région Nouvelle-Aquitaine. Il tire son nom de la rivière Vienne, qui le traverse d’est en ouest.
Bienvenu à Brive-la-Gaillarde ! Nous sommes ici au cœur de la Corrèze, dans une charmante ville qui allie tradition et modernité. Connue pour son patrimoine historique, elle offre un cadre de vie agréable avec ses rues pavées, ses maisons en pierre et ses places animées. Brive est l’une des deux sous préfecture de Corrèze, une ville dynamique à découvrir sans plus attendre. C’est aussi un point de départ idéal pour explorer les paysages pittoresques de la région, entre vallées verdoyantes et villages typiques.
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Parking Guierle (payant)
Place du 14 juillet, 19100 Brive-la-Gaillarde
Château d’eau de Brive
Nous commençons notre visite de la ville par le Château d’eau de Brive, un édifice emblématique qui se visite gratuitement pendant les horaires d’ouverture de l’Office du Tourisme.
Mais est-ce un château d’eau ou un phare ?
Le « Phare » de Brive, malgré son apparence, n’a jamais guidé de navires. En réalité, il s’agit d’un ancien château d’eau construit en 1834 pour approvisionner la ville en eau. Conçu par l’architecte M. Limousin, il allie utilité et symbolisme, inspiré par l’histoire préhistorique de la région, autrefois recouverte par la mer. Ce bâtiment imposant servait aussi de lieu de rassemblement pour les notables et de signal pour le marché de gros.
Aujourd’hui, inscrit aux Monuments historiques, le « Phare » est un incontournable de Brive. Situé dans un jardin méditerranéen, il abrite l’office de tourisme. Il offre une vue panoramique sur la ville depuis sa tour accessible aux visiteurs. Le bâtiment, qui mesure 22,50 m de hauteur et possède 98 marches pour accéder au sommet, est ouvert gratuitement pendant les horaires d’ouverture de l’office de tourisme. Une visite idéale lors de votre passage, notamment un samedi, pour profiter de l’ambiance du marché briviste !
Passage du Sanglier
A l’angle du Boulevard Général Koenig et de la Rue Toulzac, il y a plus d’un siècle, les sangliers faisaient déjà parler d’eux à Brive, en Corrèze. En 1921, un sanglier, poursuivi par des chasseurs, s’est aventuré en ville et a défoncé la vitrine d’une chemiserie, un incident qui est resté dans les mémoires. Deux plaques marquent aujourd’hui le passage de l’animal, et la boutique s’est appelée « Au sanglier » par la suite. Une histoire que les guides locaux aiment raconter lors des visites de la ville.
Plus tard, dans les années 1930, un autre sanglier se rendait à des banquets au restaurant La Truffe noire, où il circulait entre les tables avant de finir à la rôtisserie. Aujourd’hui, son blason orne encore le restaurant, rappelant cette époque insolite où le sanglier était un invité d’honneur.
Nous visitons Brives durant une fin de journée ensoleillée du mois de septembre, offrant une agréable et chaleureuse lumière dorée sur la ville. Son centre historique est majoritairement piéton, cela rend la visite et les flâneries très agréables.
Place du 15 Août 1944
Quand on l’attaque, la Gaillarde contre-attaque ! C’est à ce moment que le nom de « gaillarde » a été remis au goût du jour. Quelques siècles plus tôt, le roi d’Angleterre qualifiait déjà Brive ainsi. La raison ? Brive était ceinturée de remparts et pouvait donc se défendre toute seule.
Quelques siècles plus tard, durant la Seconde Guerre mondiale, Brive fut la première ville de France à se libérer par ses propres moyens.
Grand hôtel de Bordeaux
Cette ancienne auberge a accueilli de nombreuses têtes couronnées : le pape Pie VII en 1814, le roi d’Espagne Ferdinand VII, la duchesse d’Angoulême et son mari le duc… Fondé au XIXe siècle, cet endroit témoigne de l’élégance et du raffinement de l’époque. Avec son architecture classique et ses intérieurs somptueux, il offre un cadre luxueux et accueillant pour les voyageurs.
Cinéma Rex
Le Cinéma Rex de Brive-la-Gaillarde est un lieu culturel emblématique, construit en 1932. Il propose une programmation variée avec des films nouveaux et classiques, ainsi que des événements culturels et des festivals. C’est un endroit incontournable pour les amateurs de cinéma et les passionnés de culture.
Avec une architecture de luxe des Années folles, le Rex est le premier cinéma parlant de l’histoire de la ville. Le cinéma est un loisir premier des Français en cette période. L’architecte C. Villeras assume le style Art déco et le grand bâtiment « à quai » en 1958. Sous nom, le « Rex », s’inscrit dans la ligne des grands cinémas parisiens comme le « Grand Rex » ouvert à Paris en 1932. Une modernité bienvenue pour les Brivistes qui fréquentent assidûment le nouvel établissement accessible par une allée paysagère et illuminée aujourd’hui disparue. Depuis 2016, le cinéma est un service public municipal et la salle enrichit sa programmation avec des actions d’éducation à l’image et sensibilise la jeune génération aux regards singuliers du 7ème Art.
Rue de la République
Un clin d’œil à la préhistoire en plein centre-ville : Cette fresque gigantesque transporte les passants au cœur de la vallée de la Vézère, célèbre pour ses nombreuses grottes ornées. C’est une façon originale et ludique de (re)découvrir notre histoire. Une œuvre collaborative : Réalisée par les artistes Sismik et Azot, cette fresque est le fruit d’un travail minutieux et d’une véritable passion pour l’art préhistorique. Un hommage à la grotte de Lascaux : L’une des particularités de cette fresque est qu’elle s’inspire directement d’une photographie prise à l’entrée de la grotte de Lascaux. C’est un clin d’œil évident à cette découverte archéologique majeure. Une fresque qui suscite la curiosité : En plus d’être esthétiquement réussie, cette fresque a pour vocation de susciter la curiosité des passants et de les inciter à en apprendre davantage sur la préhistoire.
Fontaine Bourzat (Saint-Martin)
Au cœur de Brive, la fontaine Bourzat se distingue comme un hommage à Pierre-Siméon Bourzat, figure marquante du XIXe siècle et défenseur des idéaux républicains. Cet édifice néoclassique, surmonté d’un buste réaliste de Bourzat, reflète la détermination et les combats de cet homme politique pour la liberté et l’égalité.
Bourzat, en raison de la boue, comme c’était son habitude, portait des sabots. Qui prendreait Bourzat pour un paysan se tromperait : c’est un bénédictin Bourzat. Imagination méridionale, intelligence vive, fine lettrée, ornée dans sa tête de l’Encyclopédie et des sabots à ses pieds : pourquoi pas ? Il est esxprit et peuple.
Victor Hugo
Autour du buste, des inscriptions gravées relatent les moments clés de sa vie, ancrant cet espace dans l’histoire de la République française. Bien plus qu’un simple élément du paysage urbain, la fontaine Bourzat est un lieu de mémoire, rappelant les luttes et les aspirations des générations passées.
Collégiale Saint-Martin de Brive-la-Gaillarde
La collégiale Saint-Martin de Brive est un édifice religieux emblématique construit au XIIe siècle à Brive-la-Gaillarde, place Charles-de-Gaulle, dans le Limousin. Elle est classée au titre des monuments historiques en 1862 et offre un cadre spirituel et historique unique. La collégiale Saint-Martin est un lieu de culte important pour la communauté locale et un site incontournable pour les amateurs d’art et d’histoire. Elle a été construite au haut Moyen Âge, sur une petite butte, à l’emplacement du tombeau de saint Martin l’Espagnol2, martyrisé et mort à Brive. Le premier édifice est mentionné par Grégoire de Tours. Les fouilles ont permis de trouver des vestiges de la chapelle primitive et une crypte archéologique avec des éléments de nécropole mérovingienne. La collégiale a été agrandie au XIe siècle et gérée par un collège de chanoines qui ont adopté la règle de saint Augustin. Les statuts et les biens du prieuré sont confirmés par le pape Eugène III, puis par le pape Innocent III et en 1231 par le pape Grégoire IX. Cependant, les chanoines ont abandonné la vie commune en 1574 et ont assuré le service divin jusqu’à la deuxième moitié du XVIIIe siècle. Le cloître a été détruit en 1764 et les bâtiments conventuels acquis par la ville et détruits en 1835. L’église est devenue église paroissiale et a été classée monument historique en 1862.
Place Charles de Gaulle
La Place Charles de Gaulle de Brive-la-Gaillarde est entourée de bâtiments historiques et de commerces, elle offre un cadre animé et convivial. On y retrouve régulièrement des événements culturels, des marchés et des manifestations, contribuant ainsi à la vie dynamique et culturelle de Brive-la-Gaillarde.
Archives municipales
La maison Cavaignac est un bâtiment classé monument historique depuis 1927. L’édifice a été construit au XIVe siècle et a été utilisé comme couvent de Clarisses, puis comme lieu d’enseignement pour les séminaires et le musée municipal. L’ancien parloir a été démoli en 1897 et l’escalier du XVIIe siècle a été détruit lors de la transformation de l’appartement en 1983-1984. Le bâtiment actuel est le résultat de plusieurs phases de construction et de modification au fil des siècles.
Conservatoire de Brive
Le Conservatoire de Brive-la-Gaillarde est une institution culturelle et éducative située Rue Dr Massenat. Fondé pour promouvoir l’enseignement des arts, il offre une large gamme de cours en musique, danse et théâtre. Le conservatoire accueille des élèves de tous âges et de tous niveaux, leur permettant de développer leurs talents artistiques dans un cadre professionnel et stimulant. Il organise également des concerts, des spectacles et des événements culturels, contribuant ainsi à la vie artistique et culturelle dynamique de Brive-la-Gaillarde.
Musée Labenche
Le musée Labenche, également appelé musée d’art et d’histoire de Brive-la-Gaillarde, est un musée situé dans l’hôtel Labenche, classé monument historique depuis 1886, il a été acheté par la ville en 1906. Le musée a été fondé en 1879 et a ouvert ses portes en 1883 dans l’ancien couvent des Clarisses. Et c’est en 1978 qu’il a été décidé de transférer le musée à l’hôtel Labenche après une restauration du bâtiment. Le musée abrite une collection pluridisciplinaire avec des collections archéologiques, beaux-arts, numismatiques et ethnographiques. Il possède également une collection unique en France de dix pièces de tapisserie réalisées par la manufacture royale de Mortlake.
Palais de Justice
Construit au XIXe siècle, ce bâtiment imposant est un exemple remarquable de l’architecture néoclassique. Le Palais de Justice abrite les principales institutions judiciaires de la ville, telles que le tribunal de grande instance et le tribunal de commerce.
Square Germain Auboiroux et Square Charles Boudy
Étonnant ces arbres n’est-ce pas ? Ils ont retrouvés une seconde vie grâce à trois grimpeurs élagueurs municipaux qui ont sculpté leurs troncs. Ne te fait-il pas penser à une main venue de l’espace ?
Place du Civoire
Sur le chemin du parking, nous passons pas cette jolie et adorable petite place. La place du Civoire et des Patriotes Martyrs, l’une des plus anciennes de Brive, est un lieu chargé d’histoire. Elle rend hommage au rôle historique de la ville qui, pour rappel, est la première de France à s’être libérée par ses propres moyens de l’occupant nazi pendant la Seconde Guerre mondiale.
En 2005, cette place a été réhabilitée pour retrouver son charme d’antan. Jadis transformée en parking, elle a été débarrassée des voitures pour redonner vie à son caractère historique. Une fontaine a été réinstallée, rappelant l’époque où les animaux des foires, qui se tenaient à proximité de l’église, venaient y boire. Ce retour aux sources redonne à la place son authenticité et son atmosphère conviviale.
Le site a également été embelli de chênes verts et d’un sol en granit local, un clin d’œil à la richesse naturelle de la Corrèze. Des marches, conçues comme des gradins, offrent une ouverture accueillante sur la rue Toulzac et invitent à la flânerie ou à un moment de détente. Aujourd’hui, cette place incarne un équilibre parfait entre mémoire historique et modernité conviviale, en plein cœur de la ville.
Se rendre à Brive-la-Gaillarde depuis Paris 4H35 4H40 480 km Bienvenu à Brive-la-Gaillarde ! Nous sommes ici au cœur de la Corrèze, dans une charmante ville
Collonges-la-Rouge est un village de la Corrèze, classé parmi les Plus Beaux Villages de France. Connu pour ses maisons en grès rouge et ses 25 tours, il offre un exemple remarquable d’architecture médiévale et Renaissance. Les visiteurs peuvent admirer ses ruelles pavées et ses monuments historiques.