Catégorie : Articles

  • Les indispensables en voyage

    Les indispensables en voyage

    Hello !

    Vous l’avez compris, avec Laure nous voyageons depuis plusieurs années, ce qui nous a permis d’acquérir de nouveaux réflexes et astuces pour vivre pleinement nos balades. Voici le matériel et les applications qui nous suivent à coup sûr.

    photo_camera

    Le matériel

    Notre matériel photo a une part importante dans nos balades, tant par plaisir de capter des instants inoubliables, que de les partager sous forme de carnets ou avec nos proches.

    Nikon D7200

    C’est mon appareil à tout faire, il me suis partout depuis février 2018. Je l’adore parce qu’il est simple, fait de jolies photos et qu’il résiste aux conditions les plus extrêmes. Le 18-105 f/3.5-5.6 est aussi compact que polyvalent, ce qui permet parfois d’avoir des sujets au loin que Pierre n’a pas 😉

    Nikon Z7

    C’est ce petit boitier hybride qui parcourt le monde avec moi depuis 2019. Il est léger et compact, ce qui me permet de le mettre dans un petit sac à dos pour partir léger. Bien qu’équipé de différents objectifs, c’est le 24-70 f/4 S que j’utilise la plupart du temps.

    Manfrotto série 290

    Bien que les appareils photo soient de plus en plus performants, notamment en termes de stabilisation, le trépied reste un incontournable. Que ce soit de nuit ou de jour. Toutefois, il représente aussi un encombrement et un poids non négligeable. Celui avec lequel nous voyageons depuis des années est un MK293A3, mesure 44 cm une fois repliés et ne pèse que 1,9 kg.

    GoPro Hero 5 Black

    Parfait pour aller là où l’appareil photo ne va pas ! Nous avons beaucoup utilisé la GoPro pour réaliser des time-lapse de trajets, ou pour l’emmener se baigner avec nous. La qualité des fichiers n’est pas comparable à celle d’un appareil photo, mais dans de nombreux cas, elle nous permet d’immortaliser de jolis moments.

    Polaroid 635 CL Supercolor

    Le Pola bien sûr ! Il m’a été donné par mon grand-père, qui, avant moi, immortalisait des moments importants. Il nous suit dans plein de pays, chaud, froid, humide, poussiéreux, il est à toute épreuve et ne rechigne jamais ! L’idée est de faire une photo par jour avec lorsque nous sommes en balade. Une photo qui résumerait notre journée. À retrouver ici

    Disque dur WD My Passport Wireless Pro

    En lieu et place d’un videur de cartes. Pourquoi ? Les raisons sont nombreuses. Sa capacité de 3 To nous permet de sauvegarder nos photos au cours d’un voyage et surtout de vider nos cartes mémoires. Comment ? Super simple ! On insert la carte SD (ou microSD avec adaptateur) ou la carte dans le lecteur de cartes en USB, on appuie sur le bouton et on attend que les lumières bleues arrêtent de clignoter. Et pour finir, son accès WiFi nous permet de regarder les photos sur le téléphone, tablette, PC…

    SanDisk Extreme Portable SSD

    Ce SSD de 512 Go c’est notre petit préféré. Il est tout petit, résiste aux chocs, à l’eau, aux poussières et en plus, ses vitesses de transfert sont ultra rapide. On s’en sert donc principalement pour travailler dessus, préparer un carnet ou un projet, l’éditer depuis un autre ordinateur, l’emmener avec nous pour partager avec les proches… Un vrai couteau suisse !

    Un téléphone et une batterie de secours 

    Mieux vaut prévenir que guérir non ? Il peut arriver tellement de choses à notre portable durant une balade ! Un de nos anciens smartphones nous accompagne toujours, chargé, au fond du sac. Dessus s’y trouve les cartes Google maps hors connexion de notre voyage, les réservations des vols, hôtels, train, une copie de nos pièces d’identité au format numérique et de quoi communiquer via wifi. La batterie de secours s’avère, elle, indispensable lorsqu’il n’y a pas de quoi charger le téléphone la nuit (dans les yourtes de Tunisie, dans le bus de Pologne…).

    Les papiers importants

    • Passeport – Carte nationale d’identité
    • Carte Européenne d’Assurance Maladie (CEAM)
    • Permis de conduire
    • Photocopie des originaux
    • Billets d’avion
    • Réservations hôtels – logements – activités
    • Réservation voiture de location
    • Le programme du voyage (Syno doc)
    apps

    Les applications

    Le digital est au cœur de nos balades, des plus petites, aux plus longues. Il existe une multitude de sites et applications pour planifier, vivre et partager un voyage, voici notre sélection.

    Synology Document

    Simple et efficace, l’éditeur de texte de Synology nous permet de créer ou consulter nos documents d’organisation sur PC ou téléphones. Le petit plus, on peut y travailler à plusieurs simultanément et en toute sécurité puisque tout est hébergé sur notre serveur local.

    • Disponible sur Android, iOS, Windows, MacOS, ChromeOS

    Synology Spreadsheet

    Toujours dans la suite Synology Office, Spreadsheet est indispensable pour créer les tableaux des dépenses, ou d’organisation. Bien pratique pour s’y retrouver.

    • Disponible sur Android, iOS, Windows, MacOS, ChromeOS

    Google Maps

    Plus besoin de le présenter ! Nous nous servons de Google Maps, en amont, afin de repérer les points d’intérêts, les distances d’un pont à l’autre, etc. Puis, sur place, de programmer les itinéraires et s’orienter.

    • Disponible sur Android, iOS, Windows, MacOS,

    OpenStreetMap

    Une alternative à Google Maps, qui, à de nombreuses reprises fournit des cartes plus détaillées, idéales lors que l’on cherche un point précis ou un petit chemin lors d’une balade.

    • Disponible sur Windows, MacOS, smartphone (depuis un navigateur)

    Booking

    C’est grâce à cette application que nous dormons au chaud le soir. Booking c’est notre appli n°1 en ce qui concerne le logement lors d’une balade. Il y a de l’offre, c’est secure et le programme Genius permet d’avoir quelques avantages.

    • Disponible sur Android, iOS, Windows, MacOS

    Airbnb

    Airbnb fait également partie des apps incontournables lorsque nous sommes à la recherche d’un logement. Même si nous préférons la flexibilité horaire des hôtels, dans certaines régions, ce choix n’est pas forcément possible.

    • Disponible sur Android, iOS, Windows, MacOS, ChromeOS

    Expédia

    C’est pour son moteur de recherche de vols que nous apprécions Expédia. L’app permet de rechercher des vols en aller simple, en aller-retour ou en multi-destination et ça, c’est vraiment top ! D’autant que le programme de fidélité permet de cumuler des points et ainsi d’obtenir des remises.

    • Disponible sur Android, iOS, Windows, MacOS, ChromeOS

    Skyscanner

    C’est une solide alternative à Expédia. On peut y rechercher des vols, des hôtels, ou des voitures de location. Nous y jetons toujours un œil avant de réserver. Le moteur de recherche est bien conçu et flexible, ce qui est particulièrement pratique.

    • Disponible sur Android, iOS, Windows, MacOS, ChromeOS

    Rome2Rio

    Quand nous sommes devant notre page blanche a se demander comment relier les différentes destinations, Rome2Rio nous est d’une aide précieuse. Il n’y a qu’a renseigner les destinations souhaitées et les différents itinéraires y sont calculés et triés par durée, prix, moyens de transport, un must have !

    • Disponible sur Android, iOS, Windows, MacOS, ChromeOS

    Citymapper

    En plus de l’utiliser pour nos transports quotidiens, elle nous a déjà été salvatrice à l’étranger. La majorité des grandes villes d’Europe, des Etats-Unis et d’ailleurs y sont disponibles. Trouver un bus la nuit à Copenhague y est possible.

    • Disponible sur Android, iOS, Windows, MacOS, ChromeOS

    Omio

    C’est un peu l’alternative à Expédia, mais orientée train et bus. Elle est pratique pour booker des trajets à l’étranger sans avoir à utiliser les sites (parfois pas ou mal traduit) des compagnies locales.

    • Disponible sur Android, iOS, Windows, MacOS, ChromeOS

    Smappen

    Dans la catégorie pratique, Smappen permet de visualiser dans sa version gratuite, une carte permettant de mesurer des rayons de X kilomètres, ou quels sont les endroits accessibles à 1H30 de voiture de son point de départ. Un super outil pour calculer les étapes d’un road trip.

    • Disponible sur Windows, MacOS, smartphone (depuis un navigateur)

    XE

    Aussi connue qu’incontournable, XE est la référence en termes de conversion de devises. L’application permet d’accéder rapidement à la calculatrice de conversion, idéal pour calculer le prix des courses.

    • Disponible sur Android, iOS, Windows, MacOS, ChromeOS

    MyPostcard

    C’est la plus appréciée de la famille et des amis. Envoyer une petite carte postale de voyage, avec nos photos de chaque destination ou des moments forts que nous venons de vivre, ça à son petit effet. Et la réception est garantie.

    • Disponible sur Android, iOS, Windows, MacOS, ChromeOS

  • Exposition Ramses II

    Exposition Ramses II

    Ramsès et l’or des Pharaons

    À l’occasion de la première européenne de l’exposition internationale Ramsès et l’or des Pharaons, 181 trésors de l’égypte antique seront rassemblés à Paris à la Grande Halle de la Villette du 7 avril au 10 septembre 2023.

    Ce n’est un secret pour personne, la riche histoire de l’Égypte regorge de souverains remarquables. Un nom en particulier a traversé les siècles comme nul autre… celui de Ramsès le Grand qui a donné son nom au légendaire Ramsès-Sésostris auquel on prêtait des conquêtes s’étendant jusqu’en Chine. De plus, c’est son nom qui permit à Champollion de découvrir la clef du déchiffrement des hiéroglyphes, il y a exactement 200 ans.

    Guerrier à la reconquête des terres perdues de l’empire égyptien, négociateur du plus célèbre traité de paix de l’Antiquité, célèbre bâtisseur de l’Égypte pharaonique, ses représentations sont innombrables. Il a laissé à la postérité des colosses exceptionnels et a donné son nom à la ville royale de Piramsès déplacée longtemps après sa mort sur le site de Tanis. Il était alors déjà un symbole de grandeur à l’aune duquel tous ses successeurs se sont mesurés et la légende du grand pharaon n’a fait que croître au fil des siècles.

    À la fin du Nouvel Empire, la tombe de Ramsès fut pillée par des voleurs et le monde a cru que sa momie et ses trésors étaient perdus à jamais. Une histoire particulière lie ce Pharaon aux Français et Françaises depuis 1976 et l’exposition « Ramsès II le Grand » qui fut présentée au Grand Palais et qui accueillit plusieurs centaines de milliers de visiteurs. L’exposition Ramsès et l’or des Pharaons promet une nouvelle rencontre remarquable avec le public.

    Ramsès le Grand

    Vers 1280 av. J.-C., à la mort de son père, Séthi 1er, Ramsès Il, vers l’âge de 25 ans, devient le troisième pharaon de la 19e dynastie. Ce formidable guerrier, pacificateur, entrepreneur prodigieux, maître dans l’art de l’autoproclamation, mari d’au moins huit femmes et père de plus de 100 enfants, régnera ensuite sur l’Égypte durant près de 67 ans.

    Vénéré comme un dieu tout au long de sa vie, Ramsès a donné naissance à un nouvel âge d’or de paix et de prospérité. Au fil du temps, sa légende s’est propagée et le nom de Ramsès le Grand est devenu synonyme de la puissance et de la gloire de l’Égypte ancienne.

    Partie supérieure d’un obélisque dédié à Ramsès II*

    Passé maître dans l’art de l’autoproclamation, Ramsès a gravé son cartouche partout, affirmant ainsi sa propriété sur les bâtiments et les statues ; peu importe qu’il en fût ou non l’édificateur. Son nom figure sur un plus grand nombre de bâtiments et de monuments que celui de tout autre pharaon.

    *Ramsès a usurpé la dédicace de cet obélisque.

    Granit rouge, pyramidion moderne plaqué or
    Nouvel Empire, 19e dynastie
    Musée égyptien

    Les cartouches du roi

    Un cartouche est une figure de forme ovale dans laquelle est écrit le nom du pharaon.

    Carreaux de faïence siliceuse

    Les prisonniers ennemis dépeints sur ces carreaux représentent les menaces extérieures pour l’Égypte. Dès le début de son règne, Ramsès repousse les invasions nubiennes au sud, les attaques des forces libyennes à l’ouest, les assauts des Hittites en Syrie, et met fin au pillage des pirates chardanes sur le littoral méditerranéen.

    Les prisonniers étrangers dépeints sur les carreaux de faïence multicolore mettent en lumière la domination du roi sur ses ennemis ainsi que la puissance régionale de l’Égypte

    1. Carreaux illustrant un prisonnier asiatique (Hittite?) 
    Faïence siliceuse, Nouvel Empire 20e dynastie
    Musée égyptien
    2. Carreau illustrant un prisonnier nubien
    Faïence siliceuse, Nouvel Empire 20e dynastie
    Musée égyptien
    3. Carreaux illustrant un prisonnier asiatique
    Faïence siliceuse, Nouvel Empire 20e dynastie
    Musée égyptien
    4. Carreaux illustrant un prisonnier libyen
    Faïence siliceuse, Nouvel Empire 20e dynastie
    Musée égyptien

    Carquois en bois peint imitant une peau d’animal

    Les Égyptiens adoptent et perfectionnent l’arc composite d’Asie occidentale, fait de bois, d’ivoire et de corne, donnant ainsi à leurs flèches une puissance de frappe mortelle.

    Se tenant en équilibre debout sur les chars ou en formation, les plus fins archers écrasent les ennemies de l’Égypte sous des pluies de flèches. À l’époque de Ramsès, l’arc et les flèches sont le principal armement de l’armée égyptienne, et les chars ultrarapides, ses plus mortelles machines de guerre.

    Partie d'un arc
    Bois, écorce, ivoire 
    Nouvel Empire 20e dynastie
    Musée égyptien

    D’une importance capitale pour établir la supériorité militaire de l’Égypte de la 18e dynastie, les chars en sont venus à symboliser l’autorité du pharaon.

    Quatre disques gravés de motifs floraux et des cartouches de Toutankhamon (Haut gauche)
    Feuille d'or
    Nouvel Empire, 19e dynastie
    Musée égyptien
    Éléments décoratifs d'un char royal (Bas gauche)
    Feuille d'or
    Nouvel Empire, 19e dynastie
    Musée égyptien
    Feuille d'or gravée (centre)
    Feuille d'or
    Nouvel Empire, 19e dynastie
    Musée égyptien
    Quatre disques gravés de fleurs (Haut droit)
    Feuille d'or
    Nouvel Empire, 19e dynastie
    Musée égyptien
    Appliques gravées de guirlande de fleurs (Bas droit)
    Feuille d'or
    Nouvel Empire, 19e dynastie
    Musée égyptien

    Ostracon illustrant Ramsès IV sur un char et Mors de cheval

    Au 17e siècle av. J.-C., les Hyksôs, présentés comme des envahisseurs venus du nord-est, auraient introduit en Égypte les chars tirés par des chevaux.

    Pierre calcaire, encre
    Nouvel Empire, 20e dynastie
    Musée égyptien
    
    Bronze
    Nouvel Empire, 18e dynastie
    Musée égyptien

    Ostraca

    Les artistes de Deir el-Médineh, écrivaient, dessinaient, griffonnaient, des croquis à l’encre sur des ostraca (tessons de poterie ou éclats de calcaire). Ces « cahiers de notes » en pierre et les listes, les plans de constructions, les écritures comptables, les lettres, les tableaux – même une grève des travailleurs y est consignée – donnent un aperçu de leur vie au quotidien.

    Uniques fragments qui subsistent d’un ensemble d’ornements dorés d’un cheval et d’un char sur lequel figurent les noms de Toutankhamon et de son successeur, Ay.

    Prisonniers étrangers agenouillés devant le cartouche du roi Ay (Haut gauche)
    Feuille d'or
    Nouvel Empire, 18e dynastie
    Musée égyptien
    Prisonniers nubiens et asiatique ligotés (Bas gauche)
    Feuille d'or
    Nouvel Empire, 18e dynastie
    Musée égyptien
    Bande gravée de palmette (centre)
    Feuille d'or
    Nouvel Empire, 18e dynastie
    Musée égyptien
    Fragment de feuille d'or représentant Ay sur son char (Haut droit)
    Feuille d'or
    Nouvel Empire, 18e dynastie
    Musée égyptien
    Bande gravée de palmettes, possible vestige de rênes. En dessous, Toutankhamon, en compagnie de sa reine et du haut fonctionnaire Ay, exécute un prisonnier. (Bas droit)
    Feuille d'or
    Nouvel Empire, 18e dynastie
    Musée égyptien

    Maât

    Le pharaon est le fils de Rê, le Dieu Soleil, et l’incarnation terrestre du dieu Horus. Il agit comme médiateur entre les dieux et les peuples de Terre. Le pharaon assume la responsabilité divine de faire respecter le concept de Maât, l’ordre universel, et de vivre selon ses principes.

    Seuls le roi et ses grands prêtres — ou représentants agréés sont admis dans les sanctuaires pour faire des offrandes aux dieux. Durant les fêtes, les prêtres accompagnent les dieux hors des autels sacrés pour qu’ils puissent participer aux rituels et aux processions, ou voyager le long des rives du Nil, la seule voie reliant villes et villages d’Égypte.

    Aiguière heset pour offrandes 
    liquides, dédiée par Âhmosis
    Or
    Nouvel Empire, 18e dynastie
    Musée égyptien
    Calices à offrandes
    Argent
    Période tardive
    Musée égyptien
    Vase en argent estampé
    Argent
    Période Ptolémaïque
    Musée égyptien

    Statue de Ramsès II en sphinx faisant offrande d’une vasque à tète de bélier

    La puissance absolue et la dévotion religieuse de Ramsès sont matérialisées par ce sphinx mi-homme mi-lion. L’image des lions, symboles de puissance physique tant hier qu’aujourd’hui, étaient étroitement liés à la royauté. Ici, Ramsès offre une vasque d’eau sacrée à Amon-Ré, roi des dieux. Ce sphinx assurait la garde dans le grand temple d’Amon-Rê à Karnak,

    Pierre calcaire
    Nouvel Empire, 19e dynastie
    Musée égyptien

    Comme dirigeant, soldat, et père de millions de sujets, le pharaon a le devoir de bâtir des temples dédiés aux dieux. Lui seul — ou des prêtres qui le représentent — a le pouvoir de communiquer directement avec les dieux.

    Ramsès offre un « rébus », un groupe de figurines qui, lorsqu’elles sont lues à haute voix, forment un énoncé. Les statuettes, représentant Amon, Rê-Horakhty et un enfant, se lisent ainsi : « Ramsès aimé d’Amon ».

    Statue de Ramsès II agenouillé faisant
    offrande d'un rébus de son nom
    Schiste
    Nouvel Empire, 19e dynastie
    Musée national d'Alexandrie
    Relief orné de cartouches des dieux
    Anubis, Isis et Osiris, et de Ramsès II
    Pierre calcaire, or, pigments
    Nouvel Empire, 19e dynastie
    Musée égyptien 
    Stèle illustrant des prêtres transportant
    la barque de Ramsès II déifié dans une
    procession religieuse
    Pierre calcaire
    Nouvel Empire, 19e dynastie
    Musée égyptien
    Statue de Ramsès II se prosternant
    Schiste
    Nouvel Empire, 19e dynastie
    Musée égyptien

    Statue de Khâemouaset tenant une image de Ptah

    Khâemouaset, fils de Ramsès et de sa seconde femme, Isis-Néfétet, prince héritier et grand prêtre de Ptah, présentant le reliquaire du dieu. S’il avait survécu à Ramsès, Khâemouaset serait devenu pharaon. Célébré pour sa sagesse et pour avoir restauré les pyramides et les temples de l’Ancien Empire, Khâemouaset est encore vénéré longtemps après sa mort.

    Quartzite
    Nouvel dynastie
    Musée égyptien

    Statue cube du vizir Paser tenant des emblèmes des dieux de Thèbes

    La fonction de vizir, que le grand-père et le pére de Ramsès avaient autrefois assurée, est en quelque sorte l’équivalent de chef du gouvernement. À Thèbes, le vizir Paser supervise les affaires pour le compte de Ramsès, à la suite du déménagement du grand conseil au nord de Pi-Ramsés, dans le delta du Nil. Plus tard, Ramsès le nomme grand prêtre d’Amon, le représentant religieux occupant le plus haut rang après le pharaon.

    Granodiorite
    Nouvel Empire, 19e dynastie
    Musée égyptien

    Pleins feux sur les dieux

    Sur les murs intérieurs, des scènes savamment sculptées dépeignent les victoires militaires de Ramsès, dont le récit détaillé de la bataille de Qadech, la mieux connue de toutes les batailles de l’Antiquité pharaonique.

    Dans le sanctuaire le plus intime, Ramsès est assis aux côtés de Rê, d’Amon et de Ptah, trois des plus importantes divinités égyptiennes. Le 22 février et le 22 octobre de chaque année, les faisceaux lumineux du soleil pénètrent jusqu’au cœur du sanctuaire, illuminant les quatre statues, démontrant ainsi d’étonnantes prouesses d’ingénierie, une profonde connaissance de l’astronomie et la maîtrise du monde naturel de Ramsès.

    Stature croissante

    Les façades, flanquées de statues colossales en position assise, les grandes entrées reposant sur des piliers, les vestibules et les autels internes dédiés aux dieux sont des
    caractéristiques communes à tous les temples d’Égypte, à l’instar des sols, qui sont inclinés, en s’élevant de l’avant vers le fond, et des plafonds dont la hauteur décroît de manière graduelle. Ainsi, lorsque le pharaon marche vers le fond du temple, sa stature semble grandir, faisant de lui l’égal des dieux.

    La façade du temple

    Chaque matin, la lumière de l’aube anime la façade du grand temple orienté vers le levant. Les rayons illuminent les quatre statues colossales de Ramsès et les sculptures plus petites de Néfertari, d’Isisnofret, sa seconde grande épouse et de leurs enfants, avant de baigner de lumière l’intérieur du temple.

    Deux colosses de Ramsès flanquent un colosse de Néfertari des deux côtés de l’entrée du petit temple et seuls ses enfants s’y trouvent sous forme de statuettes. Elle porte la couronne d’Hator avec ses cornes, le disque solaire et les longues plumes.

    Crampon en granit noir

    Ce crampon de granit noir provenant de l’un des temples de Séthi I était calé dans une cuvette sculptée à la jonction de deux blocs de pierre. Le nom de Séthi gravé dans la pierre démontre que ce temple lui était consacré et imprègne le joint d’une protection magique.

    Crampon en granit noir
    Granit
    Nouvel Empire, 19e dynastie
    Musée égyptien
    Colonne type et embrasure
    de porte d'entrée d'un temple
    Pierre calcaire, encre
    Période inconnue
    Musée égyptien
    Ostracon avec dessin
    d'architecture
    Pierre calcaire, encre
    Ancien Empire, 4e dynastie
    Musée égyptien
    Colonne type dotée d'un
    chapiteau en forme de lotus
    Pierre calcaire
    De la période tardive à la période ptolémaïque
    Musée égyptien

    Partie supérieure de la statue de Ramsès II tenant le sceptre héqa

    Le jeune Ramsès

    Cette statue iconique de Ramsès, un portrait officiel, présente une image idéalisée du jeune pharaon. Il est représenté avec un visage jeune et rond, des yeux allongés et une bouche arborant un léger sourire. Il porte le diadème royal paré d’un uræus représentant la déesse protectrice Ouadjet, et tient le sceptre héqa, symbole de sa puissance royale.

    Pi-Ramsès

    Ramsès fonde une nouvelle capitale, Pi-Ramsès, dans le marécageux delta du Nil oriental, à proximité du littoral méditerranéen, patrie ancestrale de son grand-père, Ramsès I. Les temples bâtis pour vénérer les dieux, sont faits de pierre pour durer toute l’éternité, contrairement aux palais — aussi vastes que luxueux — faits de briques d’argile crue qui sont remplacées après quelques générations. Les palais comportent des salles du trône, des halls de réception, des chambres particulières, des cours spacieuses, des bassins et des jardins paysagés. Reines et princesses occupent les opulents bâtiments ou leur propre palais.

    Artefacts provenant des tombeaux royaux de Dahchour

    Des artefacts provenant des tombeaux royaux de Dahchour donnent un aperçu de la vie des femmes du palais. Appartenant à des princesses du Moyen Empire ayant vécu 500 ans avant Ramsès, ils sont très semblables à ceux qui appartiendront à sa mère, à ses épouses et à ses filles.

    Pot en obsidienne avec bandelettes
    en or et couvercle
    Or, obsidienne
    Moyen Empire, 12e dynastie
    Musée égyptien
    Amulette à cylindre de la princesse
    Merit
    Or
    Moyen Empire, 12e dynastie
    Musée égyptien
    Pot en obsidienne décoré d'or
    Or, obsidienne
    Moyen Empire, 12e dynastie
    Musée égyptien
    Pot à khôl en cornaline avec couvercle
    Cornaline
    Mpyen Empire, 12' dynastie
    Musée égyptien
    Pot à khôl en albâtre
    Albâtre
    Moyen Empire, 12e dynastie
    Musée égyptien
    Pot à khôl en lapls-lazuli
    avec couvercle
    Lapis-lazuli
    Moyen Empire, 12e dynastie
    Musée égyptien
    Miroir de la princesse Sathathoriounet
    Argent, or, obsidienne, lapis-lazuli
    Moyen Empire, 12e dynastie
    Musée égyptien

    Parures

    Hommes et femmes font usage de maquillage et d’onguents parfumés. Ils se parent de colliers, bracelets, bagues et boucles d’oreille, ajoutés à leur tenue. De plus, les bijoux offrent une protection contre les forces chaotiques qui menacent l’ordre au sein de l’empire.

    Bague scarabée ornée du cartouche de la reine Taousret
    Or, lapis-lazuli
    Nouvel Empire 19e dynastie
    Musée égyptien
    Boucle d'oreille en or arborant le cartouche de la reine  Taousret
    Or, matériau vitreux
    Nouvel Empire, 19e dynastie
    Musée égyptien
    Anneau portant le nom de couronnement de Ramsès II
    Or
    Nouvel Empire 19e dynastie
    Musée égyptien
    Bracelet arborant un cartouche de Thoutmôsis, des uræus et des têtes de vaches représentant Hathor
    Or
    Moyen Empirer 12 dynastie
    Musée égyptien
    Boucles d'oreille en or ornées de dauphins héraldiques et de pendants en forme de cœur
    Or, perles, verre
    Période gréco-romaine
    Musée égyptien
    Boucles d'oreille en or avec uræus et cartouche de Ramsès XI
    Or
    Nouvel Empire, 20e dynastie
    Musée égyptien
    Large collier en or avec perles de cornaline en forme de fleurs de pavot
    Or, cornaline
    Nouvel Empire, 19e dynastie
    Musée égyptien

    À Pi-Ramsès, un carreau du palais de Ramsès porte l’image d’une perche du Nil nageant. Un autre, provenant du temple funéraire d’un roi d’une période plus récente, situé à Thèbes, montre un oiseau rekhyt (vanneau huppé) symbolisant les sujets du pharaon. Des carreaux dépeignant des prisonniers ont possiblement pavé les sols du palais de Ramsès, lui permettant ainsi d’écraser ses ennemis de ses pieds.

    Carreau illustrant un prisonnier asiatique
    Faïence siliceuse
    Nouvel Empire, 20e dynastie
    Musée égyptien
    Carreau provenant d'une frise
    illustrant des oiseaux Rekhyt
    Faïence siliceuse
    Nouvel Empire, 20e dynastie
    Musée égyptien
    Carreau provenant d'une frise
    illustrant des oiseaux Rekhyt
    Faïence siliceuse, verre
    Nouvel Empire, 20e dynastie
    Musée égyptien
    Carreau illustrant une perche du
    Nil et une fleur de lotus
    Faïence siliceuse, pigments, glaçure
    Nouvel Empire, 19e dynastie
    Musée égyptien
    Carreau illustrant un
    prisonnier asiatique
    Faïence siliceuse
    Nouvel Empire, 20e dynastie
    Musée égyptien

    Pi-Ramsès

    Pi-Ramsès est une cité prospère où abondent palais, temples et bâtiments publics

    Touya

    Ramsès vénère sa mère, Touya, qui se tient à ses côtés sur la façade du temple d’Abou Simbel, Un temple lui est consacré au Ramesseum, et Ramsès lui fait construire un impressionnant tombeau dans la Vallée des Reines. Cette statue du Moyen Empire, réalisée 500 ans plus tôt, a été resculptée et renommée en l’honneur de Touya.

    Statue de la reine Tuya
    Granodiorite
    Nouvel Empire, 19e dynastie
    Musée égyptien
    Resculptée à partir d'une figure d'une reine du Moyen Empire

    Moule à bouclier de style hittite

    L’Empire hittite, en Anatolie (en Turquie actuelle), rivalise avec l’Égypte pour contrôler le littoral du nord de la Syrie aux alentours de l’époque de Toutânkhamon. À l’avènement de la 19e dynastie, l’Égypte considère que la progression de l’Empire hittite représente une menace de plus en plus grande pour sa sécurité.

    Les travailleurs égyptiens utilisaient ce moule en pierre calcaire pour fabriquer ces boucliers. Suivant les modèles conçus par les Hittites, les boucliers étaient renforcés par des bandes de bronze qui étaient modelées et fixées sur leurs rebords.

    Pierre calcaire
    Nouvel Empire, 19e dynastie
    Musée égyptien

    Le bloc central représente Ramsès, hache à la main, s’apprêtant à terrasser trois des ennemis de l’Égypte : un Syrien, un Nubien et un Lybien. Le contraste entre la taille de Ramsès et celle des prisonniers met l’accent sur son statut de pharaon ainsi que sur sa puissance et sa domination sur les prisonniers étrangers, Sur deux autres blocs se trouve le général lwrkhy, commandant de l’armée, originaire d’une famille syrienne, ayant servi sous les ordres du père de Ramsès, Séthi l, avant d’être promu par Ramsès.

    Bloc de pierre calcaire peint 
    provenant du tombeau du Général
    de l'armée Iwrkhy
    Pierre calcaire, pigments
    Nouvel Empire, 19e dynastie
    Saqqarah
    Ramsès Il massacrant
    ses ennemis
    Pierre calcaire, pigments
    Nouvel Empire, 19e dynastie
    Musée égyptien
    Bloc de pierre calcaire peint provenant
    du tombeau du Général de l'armée
    Iwrkhy ; la scène montre le général
    traversant un canal infesté de crocodiles
    Pierre calcaire, pigments
    Nouvel Empire, 19e dynastie
    Musée égyptien

    La bataille de Qadesh

    Racontée et figurée de manière répétée par Ramsès suwles murs des temples
    d’Abou Simbel, Louxor, de Karnak et ainsi que sur ceux du Ramesseum.

    Ostracon avec le dessin d’un roi faisant une offrande

    Ces ostraca montrent un artiste exerçant ses aptitudes pour le dessin avant de s’attaquer au portrait d’un roi ainsi qu’à un plateau de jeu pour le senet. Ce jeu populaire symbolise le passage du défunt dans le Royaume des Morts.

    Pierre calcaire, encre
    Nouvel Empire, 20e dynastie
    Musée égyptien

    Ostracon sur lequel figure un Jeu de Senet

    Pierre calcaire, encre
    Nouvel Empire, 19e-20e dynasties
    Musée égyptien

    Ostracon sur lequel figure une hyène attaquant un lion

    Dans une critique subversive du pharaon, une hyène attaque un lion. Les hiéroglyphes indiquent qu’il s’agit d’une image du roi. Aussi, un scribe royal s’agenouille devant une table d’offrandes, levant ses bras pour louer la déesse Anouqet dépeinte sous les traits d’une gazelle émergeant des montagnes.

    Pierre calcaire, encre
    Nouvel Empire, dynastie inconnue
    Musée égyptien

    Ostracon illustrant le scribe Hay vénérant la déesse Anouqet représentée par une gazelle

    Pierre calcaire, encre
    Nouvel Empire, 19e-20e dynasties
    Musée égyptien

    Linceul peint de Sennefer

    Cette étoffe mortuaire peinte a été trouvée sur le linceul du cercueil interne de Sennefer. On le voit assis devant une table d’offrandes. Les colonnes de hiéroglyphes au-dessus de la table signifient : « L’Osiris, le serviteur de la Place de Vérité, Sennefer, »

    Lin, pigments, plâtre
    Nouvel Empire, 19e dynastie
    Musée égyptien

    Les bâtisseurs du tombeau

    Les pharaons du Nouvel Empire sont inhumés dans la Vallée des Rois, sur la rive du Nil opposée à celle de la ville de Thèbes. Les artistes et les artisans les plus chevronnés, les « serviteurs de la Place de Vérité », vivent à proximité dans leur village, la fondation royale de Deir el-Médineh. La construction du tombeau d’un roi commence dès que ce dernier est couronné et les artistes
    travaillent jusqu’à sa mort.
    Les bâtisseurs du tombeau du roi décorent les murs et les plafonds en y peignant des scènes finement détaillées, des ciels d’un bleu-noir profond paré d’étoiles et d’incantations extraites des livres funéraires égyptiens. Après son décès, le roi est inhumé avec tout ce dont il a besoin pour vivre dans l’au-delà comme un dieu.

    Cercueil externe de Sennedjem

    Les dieux du Royaume des Morts, des formules magiques extraites des textes funéraires égyptiens et des vignettes — incantations et illustrations aux pouvoirs magiques — décorent le cercueil externe de Sennedjem dans des couleurs vives. Cet artiste d’exception a travaillé sur les tombeaux de Ramsès et de son père, Séthi. Il n’a pas peint son propre cercueil, mais il a confié cette tâche à ses collègues les plus talentueux. Placé sur des glissières, le cercueil en bois est tracté sur le sable jusqu’au tombeau de l’artiste. Les vignettes montrent la momie de Sennedjem, le défunt agenouillé en prière, lui et sa femme jouant au senet, ainsi que le couple incarné par des oiseaux-ba.

    Bois, pigments, plâtre
    Nouvel Empire, 19e dynastie
    Musée égyptien

    Des peintures exquises du tombeau de Sennedjem racontent le périple de l’artiste dans le Royaume des Morts.

    À l’intérieur de l’un des plus spectaculaires tombeaux des peintures montrent Néfertari en compagnie des dieux du Royaume des Morts.

    La vallée des Rois

    Durant plus de 500 ans, la Vallée des Rois est le site de sépulture des pharaons du Nouvel Empire. Son emplacement dans le désert éloigné est intentionnel. Située à un peu plus de huit kilomètres de la cité sacrée de Thèbes, la Vallée des Rois se trouve sur la rive opposée du Nil. Ses architectes croyaient sans doute que les tombeaux profonds et le caractère isolé des lieux offraient une protection contre les pilleurs et les voleurs.

    Vase aux cartouches de Ramsès II

    Ce vase de grandes dimensions, inscrit aux cartouches de Ramsès, a été découvert près du tombeau de son fils et successeur, Mérenptah. Il a autrefois contenu des huiles ayant possiblement servi à l’inhumation et à la momification de Mérenptah.

    Albâtre
    Nouvel Empire, 19e dynastie
    Musée égyptien

    Les momies d’animaux

    La plupart des dieux égyptiens sont alors associés à un animal en particulier ou prennent la forme d’un animal. Les gens honorent les dieux et invoquent leur aide au moyen de rituels ou de prières impliquant les espèces animales correspondantes. Élevés afin d’être vendus comme offrandes animales, les animaux sont sacrifiés, momifiés, puis inhumés dans des catacombes situées près des temples.

    Exposées pour la toute première fois, ces momies de chats, de lionceaux, de mangoustes, de crocodiles et de scarabées sont de récentes découvertes provenant de Saqqara, nécropole de l’ancienne cité de Memphis et un centre réservé à ce genre de sépulture. Chez les archéologues, des spéculations veulent que d’autres travaux de fouilles soient susceptibles de dévoiler plus de 15 millions de momies animales.

    Cercueil en bois pour 
    un crocodile momifié
    Bois
    Période tardive, période ptolémaïque
    Musée Sharm El Sheikh, Saqqarah
    Sarcophages en pierre calcaire 
    pour deux scarabées momifiés
    Pierre calcaire
    Période tardive, période ptolémaïque
    Musée Sharm El Sheikh, Saqqarah
    
    Statue d'une mangouste
    Bois
    Période tardive, période ptolémaïque
    Musée Sharm El Sheikh, Saqqarah
    Statue d'un ibis
    Bois
    Période tardive, période ptolémaïque
    Musée national de la civilisation égyptienne
    
    Cercueil pour la momie d'un chat
    Bois
    Période tardive, période ptolémaïque
    Musée Sharm El Sheikh, Saqqarah
    
    Ostracon décoré d'un dessin 
    de sphinx ailé féminin
    Pierre calcaire
    Période inconnue
    Musée égyptien
    Ostracon illustrant un chat
    rassemblant des oies
    Pierre calcaire
    Nouvel Empire, 19-20e dynastie
    Musée égyptien
    
    Sphinx d'un roi,
    possiblement Akhenaton
    Quartz
    Nouvel Empire, 18e dynastie ou avant
    Musée égyptien
    
    Statues d'une déesse à tète de cobra
    Bois
    Période tardive, période ptolémaïque
    Musée Sharm El Sheikh, Saqqarah

    Collier pectoral de Psousennès I

    Or, verre, cornaline,feldspath, jaspe vert
    Troisième Période intermédiaire
    21e dynastie, Musée égyptien

    Statue d’un scarabée

    Bois, résine
    Période tardive, période ptolémaïque
    Musée Sharm El Sheikh, Saqqarah

    Scarabée du cœur d’Oundjebaoundjed

    Or, feldspath
    Troisième Période intermédiaire
    21e dynastie

    Un plat montre des jeunes filles poursuivant des canards à la nage parmi les poissons et les fleurs de lotus. Un autre bol comporte une rosette centrale incrustée de verre.- La combinaison de papyrus et de lotus au centre de l’objet fait penser à l’unification de la Haute Égypte et de la Basse Égypte.

    Plat en argent gravé de fleurs
    de lotus dans l'eau
    Argent, or
    Troisième Période intermédiaire, 21e dynastie
    Musée égyptien
    Bol en or avec lobes en relief
    et rosette centrale incrustée
    Or, verre
    Troisième Période intermédiaire, 21e dynastie
    Musée égyptien
    Plat en or et en argent 
    décoré de nageurs
    Argent, or, verre
    Troisième Période intermédiaire, 21e dynastie
    Musée égyptien
    Bol à rebord recourbé avec
    lobes en relief
    Argent
    Période ptlémaïque
    Musée égyptien

    Ceinture de hanches de la princesse Sithathor décorée de coquilles de cauris et perles en forme de graines d’acacia

    Les quatre rangs de signes hiéroglyphiques du collier d’épaules de la princesse Khnumit — fait d’or, de lapis-lazuli et de pierres semi-précieuses — lui souhaitent prospérité, puissance et longue vie.

    Or, lapis-lazuli, feldspath, cornaline
    Moyen Empire, 12e dynastie
    Musée égyptien

    Large collier à têtes de faucon de la princesse Khnoumit avec perles hiéroglyphiques

    Or, cornaline, lapis-lazuli, turquoise, amazonite
    Moyen Empire, 12 dynastie
    Musée égyptien

    Collier de la princesse Khnoumit gami de pendeloques en coquillage et de deux étoiles en or granulé

    Or, turquoise
    Moyen Empire, 12e dynastie
    Musée égyptien

    Chaîne dorée de la princesse Khnoumit garnie de douze pendeloques en coquillage

    Or
    Moyen Empire, 12e dynastie
    Musée égyptien

    Les trésors secrets

    Les tombeaux des reines de l’Ancien Empire sont construits à proximité des pyramides de leurs époux. Les reines et les princesses du Moyen Empire sont inhumées dans des chambres individuelles construites au sein du complexe funéraire du roi.

    La découverte de cercueils dissimulés dans des niches secrètes sur plusieurs sites du Moyen Empire révèle d’étonnantes surprises : des mines de bijoux féminins ont échappé à l’attention des voleurs.

    Ces jeunes femmes, filles de Djéhoutyhotep, avec leur silhouette longiligne et leur coiffure élégante, portent des robes ajustées très près du corps, et agrémentent leur tenue par des bandeaux, de lourdes parures pectorales et de larges bracelets pour poignets et pour chevilles, à la mode au Moyen Empire.

    Les bijoux sont aussi symboliques que magnifiques. Le motif de fleur de lotus, qui rappelle les marais du Nil, représente aussi la renaissance éternelle.

    Parure pectorale de la princesse Sithathor arborant le cartouche de Sésostris II

    Or, cornaline, lapis-lazuli, feldspath, grenat
    Moyen Empire, 12e dynastie
    Musée égyptien

    Parure pectorale de la princesse Sathathoriounet arborant le cartouche d’Amenemhat III

    Or, cornaline, lapis-lazuli
    Moyen Empire, 12e dynastie
    Musée égyptien

    Bracelet de cheville avec breloques en forme de griffes et fermoir à nœud

    Or, lapis-lazuli, cornaline, turquoise
    Moyen Empire, 12e dynastie
    Musée égyptien

    Collier avec pendentif de la princesse Sithathor

    Or, lapis-lazuli cornaline, turquoise
    Moyen Empire, 12e dynastie
    Musée égyptien

    La perruque d’une dame royale est surmontée d’un diadème. Les bandes et les rosettes en or suspendues sur le diadème de la princesse Sathathoriounet sont une version luxueuse des rubans et des fleurs que les femmes de classes inférieures disposaient en torsade dans leurs cheveux.

    Dague de la princesse Ita
    Or, bronze, lapis-lazuli, cornaline, feldspath
    Moyen Empire, 12e dynastie
    Musée égyptien
    Diadème de ta princesse
    Sathathoriounet
    Or, lapis-lazuli, cornaline, faïence
    Moyen Empire, 12e dynastie
    Musée égyptien
    Pendentif en forme de coquille de bivalve
    de la princesse Sathathoriounet
    Or
    Moyen Empire, 12e dynastie
    Musée égyptien
    Pendentif faucon en cornaline de la
    princesse Ita
    Cornaline
    Moyen Empire, 12e dynastie
    Musée égyptien
    Diadème de la princesse Sathathoriounet
    Or, lapis-lazuli, cornaline, faïence
    Moyen Empire, 12e dynastie 
    Musée égyptien

    Collier de la princesse Sithathormerit

    Des amulettes et des bijoux de protection servant à tenir le mal à l’écart — leur position étant déterminée par les textes magiques — sont insérés entre les différentes épaisseurs de bandages enveloppant les momies.

    Or, cornaline, lapis-lazuli, feldspath
    Moyen Empire, 12e dynastie
    Musée égyptien

    Les ceintures de hanches font leur apparition au Moyen Empire. Portées sur les hanches, elles conservent leur popularité pendant toute la durée du Moyen Empire. Les têtes de léopards adossées de ce superbe modèle appartenant à la princesse Merit lui servaient d’amulettes de protection.

    Ceinture de hanches de la princesse Merit ornée d’un double rang de têtes de léopard

    Pour atteindre le paradis, un pharaon doit d’abord naviguer parmi les dangers du Royaume des Morts. Seule magie — nécessitant des incantations, du matériel et des symboles — a le pouvoir de maîtriser les forces maléfiques qui y sont tapies.

    Or, améthyste
    Moyen Empire, 12e dynastie
    Musée égyptien

    Collier à têtes de faucon et contrepoids de la princesse Néferouptah

    Or, cornaline, feldspath
    Moyen Empire, 12e dynastie
    Musée égyptien

    La parure pectorale de la princesse Merit contient le cartouche de son père, Sésostris III. Sur les deux côtés, le roi — montré sous les traits d’un sphinx à tête de faucon piétine des prisonniers étrangers.

    Parure pectorale de la princesse
    Merit arborant le nom de Sésostris III
    Or, cornaline, turquoise, lapis-lazui, améthyste
    Moyen Empire, 12e dynastie
    Musée égyptien
    Pendentif en forme de coquille
    de la princesse Merit
    Or, cornaline, amazonite, lapis-lazuli
    Moyen Empire, 12e dynastie
    Musée égyptien
    Bracelet avec symboles
    hiéroglyphique de l'éternité
    Or, cornaline, turquoise, lapis-lazuli
    Nouvel Empire, 12e dynastie
    Saqqarah
    Bracelet avec symbole
    hiéroglyphique de la joie
    Or, cornaline, amazonite, lapis-lazuli
    Moyen Empire, 12e dynastie
    Musée égyptien
    Bracelet avec symbole
    hiéroglyphique de l'éternité
    Pierre calcaire, pigments
    Nouvel Empire, 19e dynastie
    Musée égyptien

    Masque en bois plaqué or provenant du cercueil d’Aménémopé

    Or, bois, bronze, cornaline, lapis-lazuli
    Troisième période intermédiaire, 21e dynastie
    Musée égyptien

    Uræus provenant d’une couronne royale de Sésostris II

    Or, cornaline, lapis-lazuli, turquoise
    Moyen Empire, 12e dynastie
    Musée égyptien

    Masque funéraire en or d’Oundjebaouendjed

    Indispensable dans la vie comme dans la mort, le général Oundjebaouendjed est enseveli dans le complexe funéraire de Psousennès afin de continuer de le servir pour l’éternité.

    Or, albâtre, verre
    Troisième période intermédiaire, 21e dynastie
    Musée égyptien

    Amulette d’Isis sur la coiffe de Hathor

    Or
    Troisième période intermédiaire, 21e dynastie
    Musée égyptien

    À l’instar de Ramsès, Psousennès I a une longue vie; il est possiblement âgé de 80 ans au moment de sa mort. Bien que l’Égypte sur laquelle Psousennès règne est divisée et relativement faible, son tombeau regorge de trésors, mais ceux-ci sont de seconde main. En effet, Psousennès I et sa famille doivent piller des tombeaux du Nouvel Empire pour garnir leurs propres sépultures.

    Collier d'épaules de Psousennès I
    Or, lapis-lazuli, cornaline, feldspath
    Troisième Période intermédiaire, 21e dynastie
    Musée égyptien
    Amulette en or de Psousennès I décoré d'un 
    vautour et d'un cobra représentant Isis et Nephthys
    Or
    Troisième Période intermédiaire, 21e dynastie
    Musée égyptien
    Collier pectoral de Psousennès I
    Or, jaspe, verre
    Troisième Période intermédiaire, 21e dynastie
    Musée égyptien
    Bracelet en or massif de Psousennès I
    Or
    Troisième Période intermédiaire, 21e dynastie
    Musée égyptien
    Plat en or dédié à Psousennès I
    Or
    Troisième Période intermédiaire, 21e dynastie
    Musée égyptien

    Cercueil de Chéchonq II avec canopes en forme de cercueils miniatures

    Après l’assassinat d’Osiris, la sœur-épouse de ce dernier, Isis, rassemble les parties éparpillées de son corps et les enveloppe dans des bandelettes de lin, lui permettant ainsi de renaître. Dans la mort, tous les pharaons deviennent Osiris. En momifiant leur corps, les embaumeurs et les prêtres assurent leur transition entre mortalité et immortalité.

    Pour prolonger la préservation du corps, les embaumeurs retirent les organes internes du défunt et les momifient séparément. Il sont souvent conservés dans un jeu de quatre canopes. Les magnifiques sarcophages miniatures en argent de forme humaine de Chéchonq II sont d’une inhabituelle splendeur.

    Couvercle du cercueil à tête de
    faucon de Chéchonq II
    Argent
    Troisième Période intermédiaire, 22e dynastie
    Musée égyptien
    Canopes en argent en forme de
    cercueils miniatures de Chéchonq II
    Argent
    Troisième Période intermédiaire, 22e dynastie
    Musée égyptien

    Chéchonq II

    Chéchonq II est un roi de la 22e dynastie. Bien qu’il ait régné 100 ans après Psousennès l, il est inhumé dans le complexe funéraire de ce dernier. Sa momie est inhabituellement enchâssée dans deux cercueils à tête de faucon, représentation probable du dieu funéraire Sokar.

    Le cercueil interne est fait de cartonnage — un mélange composé d’étoffe et de plâtre — recouvert de feuille d’or. Le cercueil externe est en argent, tout comme le sont les quatre cercueils miniatures contenant les organes internes de Chéchonq.

    Cercueil intérieur à tête de faucon de Chéchonq II — caisson et couvercle reconstruits en cartonnage
    Carton, plâtre, or
    Troisième Période intermédiaire, 22e dynastie
    Musée égyptien

    La momie de Chéchonq II est ornée d’un masque funéraire, d’amulettes, d’une ceinture, de bijoux et de doigtiers et de doigtiers d’orteils en or, transformant ainsi le roi en un être de lumière rayonnant. Beaucoup d’autres amulettes — toutes empreintes d’un sens et de pouvoirs magiques conférant l’immortalité — sont disposées sur la momie et entre les épaisseurs de bandelettes qui l’enveloppent. Certaines appartiennent à des rois d’époque plus anciennes tandis que d’autres proviennent de terres lointaines.

    Le ka du roi — sa force vitale — réside dans sa momie. Son ba son âme revient chaque soir sous les traits d’un oiseau pour fusionner avec le ka. A l’instar du dieu Osiris, le pharaon renaît chaque jour.

    Masque en or de Chéchonq II
    Or
    Troisième Période intermédiaire, 22e dynastie
    Musée égyptien
    Collier pectoral de Chéchonq II
    montrant Isis et Nephthys glorifiant
    un scarabée de cœur ailé
    Or, pierre, verre, faïence, pigments, colle
    Troisième Période intermédiaire, 22e dynastie
    Musée égyptien
    Ceinturon et devanteau de Chéchonq II
    Électrum, colle, or
    Troisième Période intermédiaire, 22e dynastie
    Musée égyptien
    Pectoral de Chéchonq I représentant
    une barque solaire
    Or, lapis-lazuli, cornaline, feldspath, verre
    Troisième Période intermédiaire, 22e dynastie
    Musée égyptien
    Bracelet de Chéchonq II avec œil d'Horus
    Or, lapis-lazuli, cornaline, faïence
    Troisième Période intermédiaire, 22e dynastie
    Musée égyptien
    Amulette représentant un oiseau et
    un disque solaire
    Électrum
    Troisième Période intermédiaire, 22e dynastie
    Musée égyptien
    Bracelet de Chéchonq II paré d'un
    sceau cylindrique mésopotamien
    Or, lapis-lazuli
    Troisième Période intermédiaire, 22e dynastie*
    Musée égyptien
    *Ce sceau appartient au règne de Sargon d'Akkad
    (vers 2300 av. J.-C.), quelque 1500 ans avant
    l'époque de Chéchonq Il.
    Plaque d'incision de momification en
    or d'Osorkon II avec œil d'Horus
    Or
    Troisième Période intermédiaire, 22e dynastie
    Musée égyptien
    Ceinturon et « sporran » de Chéchonq II
    Électrum, colle, or
    Troisième Période intermédiaire, 22e dynastie
    Musée égyptien
    Doigtiers en or
    Or
    Troisième Période intermédiaire, 22e dynastie
    Musée égyptien
    Doigtiers en or pour orteils
    Or
    Troisième Période intermédiaire, 22e dynastie
    Musée égyptien
    Sandales funéraires en or de Chéchonq II
    Or
    Troisième Période intermédiaire, 22e dynastie
    Musée égyptien

    Couvercle du sarcophage de Mérenptah réutilisé pour celui de Psousennès I

    Psousennès I est enseveli à Tanis sous l’énorme couvercle en granit du sarcophage du fils et successeur de Ramsès, Mérenptah. En retirant le couvercle du sarcophage de Mérenptah dans son tombeau de la Vallée des Rois, puis en expédiant celui-ci à Tanis, Psousennès évite d’avoir à fabriquer son propre tombeau et se lie pour l’éternité à l’illustre famille de Ramsès le Grand.

    Sur la face interne du couvercle du sarcophage, une gravure spectaculaire dépeint Nout, déesse du ciel, se tenant face au défunt, les bras tendus dans une pose protectrice,

    Granit
    Nouvel Empire, 19e dynastie
    Musée égyptien

    Ces vases d’albâtre, qui portent le nom de Mérenptah, proviennent de la Vallée des Rois et font partie des découvertes d’Howard Carter. l’homme qui a aussi découvert le tombeau de Toutankhamon.

    Vase avec anse en forme de tête d'Antilope
    Albâtre calcite
    Nouvel Empire, 19e dynastie
    Musée égyptien
    Amphore avec cartouches de Mérenptah
    Albâtre calcite, pigments
    Nouvel Empire, 19e dynastie
    Musée égyptien

    Partie supérieure d’une statue en granodiorite de Mérenptah

    Bien que le roi Mérenptah ait atteint fa cinquantaine lorsqu’il succède à Ramsès, ce buste le présente comme un jeune homme beau et dynamique.

    Granodiorite, pigment
    Nouvel Empire, 19e dynastie
    Musée égyptien

    Bracelet du grand prêtre d’Amon, Pinedjem II

    Or, cornaline, lapis-lazuli, feldspath
    Troisième Période intermédiaire, 21e dynastie
    Musée égyptien
    

    Un tombeau royal

    Bien que la cachette ait sauvée la momie de Ramsès, son tombeau est pillé durant l’Antiquité, entièrement vidé de son contenu par les voleurs. Aussi, des inondations soudaines causées par de fortes pluies endommagent les murs, les plafonds et les sols du tombeau.

    Des reproductions murales du tombeau du père de Ramsès, Séti I, donnent un aperçu de la splendeur d’un tombeau pharaonique.

    Le sarcophage de Ramsès II

    Ce magnifique sarcophage en cèdre sculpté logeait jadis la dépouille de Ramsès. Les hiéroglyphes du couvercle représentent son cartouche et racontent l’histoire de son périple du tombeau à la cachette.

    Partie supérieure du colosse de Ramsès

    Pierre calcaire
    Nouvel Empire, 19e dynastie
    Muséo Sharm El Sheikh
  • Les jardins de Monet

    Les jardins de Monet

    Il n’y a rien de mieux que de profiter d’une belle journée ensoleillée pour se perdre dans l’univers de Claude Monet. Les jardins regorgent d’odeurs fleuries vous procurant un bol d’air doux et poétique. On vous laisse apprécier cet incroyable endroit.

    favorite

    L’histoire de Claude Monet

    Visiter la maison

    Appelée « maison du Pressoir » à ses débuts, en référence au pressoir à pommes situé sur la place voisine, la maison est de dimension plus réduite. Monet l’agrandit. Côté gauche, il installe son espace de travail et de repos : la grange accolée à la maison devient son premier atelier et il fait ajouter un étage juste au-dessus pour s’aménager une grande chambre à coucher et un cabinet de toilette. On peut repérer ces agrandissements à la taille des fenêtres, plus larges que dans la partie d’origine.

    Au rez-de-chaussée

    La visite commence par le salon-atelier, premier atelier de l’artiste où il a travaillé jusqu’en 1899. La soixantaine de tableaux qui y sont présentés sont des répliques mais l’accrochage et le mobilier original permettent de retrouver l’atmosphère de l’époque. Le salon est confortable mais l’atelier est peu commode en raison du manque de lumière. Plus tard, lorsque Monet construira son deuxième atelier à l’ouest de la maison, le salon conservera ses toiles préférées. La visite continue en montant les quelques marches menant à l’épicerie.

    Cette pièce n’est pas très grande, mais permet, entre autres, d’accéder au salon de lecture ou « petit salon bleu », qui communique avec « l’épicerie ». Monet en a choisi les couleurs, comme pour l’ensemble des pièces de la maison. Tout y est bleu, les meubles ainsi que les murs créant une harmonie avec les œuvres d’Hiroshige, exposées sur les murs de la maison. Au sol, des carreaux de ciments selon la mode de l’époque. C’est à cet endroit qu’il faut emprunter l’escalier afin de gagner l’étage supérieur de la bâtisse.

    À l’étage

    La chambre de Monet où le bureau et la commode Louis XV sont toujours à leur place. Monet y exposait sa collection de tableaux peints par ses amis tels Cézanne, Renoir, Morisot, Caillebotte, Manet ou Boudin. Par la fenêtre, on peut admirer l’incroyable étendue du clos normand. Quant à la chambre d’Alice, l’usage voulait à l’époque que les couples mariés de famille bourgeoise fassent chambre à part. Mais elles communiquent par les cabinets de toilette. C’est une chambre simple, décorée des estampes d’Hokusai, d’Hirohige et d’Utamaro.

    Rez-de-chaussée

    Il faut emprunter l’escalier pour redescendre en direction de la salle à manger. Reconstituée à l’identique, elle montre à nouveau la modernité dont fait preuve Monet en choisissant des couleurs claires, à l’opposé des tendances de l’époque. Les meubles et les murs sont peints en deux tons de jaunes. La grande table se trouvant au centre de la pièce accueille jusqu’à seize convives. Sur les murs nous retrouvons toujours les estampes japonaises que Monet a collectionnées pendant cinquante ans ! La porte opposée de par laquelle nous arrivons donne accès à la cuisine. C’est dans cette direction que nous poursuivons.

    Nous avons l’impression d’entrer dans un autre univers. Les murs sont recouverts de carreaux en faïence de Rouen bleu cobalt tandis que les couleurs chaudes sont amenées par l’impressionnante batterie de casseroles en cuivre, l’énorme fourneau à bois et à charbon, ses deux fours en briques réfractaires. La cuisine donne sur la terrasse longeant la maison, donnant une impression de continuité naturelle avec le jardin.

    Jardin du Clos Normand

    À Giverny, Monet devient jardinier. Un jardinier qui cultive son jardin comme un peintre, créant sa palette végétale. Dès son arrivée, en 1883, il entreprend des travaux d’irrigation et de terrassement et commence à transformer le jardin adossé à la maison, baptisé le « Clos normand ». Il transforme cette prairie ordinaire en un jardin fleuri pour ne jamais manquer de motifs à peindre. Il possède une immense bibliothèque botanique dont une collection de 26 volumes consacrés aux fleurs et aux jardins d’Europe. Sa passion des fleurs et de la couleur est comblée : parterres de fleurs, rosiers, glycines, plantes grimpantes, etc. Rien n’est planté au hasard : le jardin est organisé en plates-bandes. Monet travaille les perspectives, les symétries les couleurs et les volumes avec des massifs de fleurs de différentes tailles. Il mêle fleurs simples et variétés rares. Les arceaux de l’allée centrale sont couverts de rosiers grimpants, les capucines couvrent le sol de l’allée centrale à la fin de chaque été. Sur la partie gauche du jardin, il crée des massifs rectangulaires de couleurs unies.

    C’est en 1893, que Monet achète le terrain situé au fond du Clos Normand, de l’autre côté de la voie ferrée, maintenant devenu le chemin du Roy (la départementale D5). Malgré l’hostilité des habitants de Giverny qui craignent l’empoisonnement de leur bétail par les plantes exotiques ou le manque d’eau, il obtient l’autorisation de détourner le petit bras de l’Epte, le Ru, pour créer un étang qu’il couvrira de nénuphars. Il crée ainsi un « jardin d’eau ». Pour y accéder, nous empruntons le passage aménagé sous la route, se trouvant au fond du clos Normand.

    Jardin d’eau

    Le contraste est une fois de plus marquant. Ce jardin est totalement différent du précédent. Aux abords, il plante saules pleureurs, bambous, aulnes, iris, roseaux, pivoines arbustives du Japon renforçant ainsi l’atmosphère orientale. Le célèbre pont de bois qui enjambe l’étang est construit la même année, mais le vert est préféré au rouge traditionnel. L’eau et ses reflets, sans cesse changeants, fascinent Monet lui offrant une source inépuisable d’inspiration. Pendant plus de vingt-cinq ans, il ne cessera de les représenter cherchant à les fixer sur une toile. En 1914, il fait même spécialement construire un troisième atelier géant pour travailler aux Grandes décorations, consacrées aux ‘Nymphéas’ (panneaux qui s’étendent sur 91 mètres de long sur deux mètres de haut !). Il est presque aveugle, une double cataracte affecte sa vision des couleurs, mais continue de peindre. Il donne cet ensemble à l’État en 1922, qui, grâce à son ami Georges Clemenceau, l’installera en 1926 au musée de l’Orangerie, à Paris, où l’on peut toujours l’admirer.

    Temps nécessaire

    Ne sous-estimez pas cette visite, si vous souhaitez divaguer tranquillement dans les allées des jardins, visiter la maison, le musée des Impressionnismes et passer par la boutiques, prévoyez une journée complète.

    ≈ 5H

    Budget

    Voici les prix indicatifs permettant l’accès à la maison de Monet et ses jardins.

    Billet +17 ans : 13.00€
    Billet -17 ans : 8.50€
    Billet étudiant : 8.50€

    Le parking est gratuit

    A faire dans les environs

    Le musée des Impressionnismes

    Le bâtiment moderne, construit par les architectes Reichen et Robert pour être le ‘musée d’Art américain’ de Giverny (géré par la Terra Foundation for American Art, du grand collectionneur et mécène Daniel Terra), est devenu en 2009 un musée qui, parce qu’il met le mot ‘impressionnisme’ au pluriel, expose des artistes du monde entier, et pas uniquement américain.
    Les collectivités locales qui en assurent désormais le fonctionnement ont permis qu’y soit constitué, grâce à des dons et des dépôts, le noyau d’une collection permanente impressionniste autour de Claude Monet. L’auditorium accueille de nombreux colloques et rencontres artistiques.

    filter_vintage

    Musée de mécanique naturelle

    L’origine du Museum est une collection de moteurs à vapeur ou combustion interne
    commencée en 1955 par la famille Guillemard. Adolphe Guillemard entrepreneur de battages et mécanicien agricole à transmis à ses enfants son savoir-faire et sa passion pour les vieilles mécaniques. Au cours des ans, les achats, donations de moteurs, se sont accumulés, attendant les pièces de rechange ou le temps nécessaire à leur restauration.
    En 1990 la collection est rassemblée dans le local actuel en exposition permanente. L’installation du moteur Diesel CARELS 1908 pesant 28 tonnes a mobilisé l’équipe pendant des mois pour son démontage et transport.
    Il est devenu en 2003 le plus gros et le plus vieux moteur diesel tournant au monde.

  • Test du Fuji X-T2

    Test du Fuji X-T2

    Hello tout le monde !

    Ce week-end j’ai eu l’occasion de partir visiter Rouen et par la même occasion de prendre en main le Fujifilm X-T2 accompagné du 16-55/2.8 WR. Un ensemble plutôt sympa.


    Le but de cet article n’est pas de faire un test complet de l’appareil, mais simplement de vous donner mon avis et sur ce bel ensemble. 😉


    Dimanche matin, départ à 8h50 de la gare Saint-Lazare ce qui permet de profiter des rues rouennaises avec peu de monde.

    Esthétiquement, l’appareil est réussi, son look rétro est très soigné les matériaux sont flatteurs et agréables, c’est un plaisir de l’avoir en main. Les molettes de réglages peuvent impressionner au premier regard, mais lors de son utilisation, cela évite de rentrer dans les nombreux menus. Un gain en réactivité non négligeable. Un autre détail que appréciable, le menu rapide, symbolisé par la touche Q directement accessible depuis le dos du boitier, tous les réglages y sont disponibles ce qui permet de tenter plus aisément un changement de couleur, de tonalité, ou même d’émuler d’anciens films pédicules à la DxO.

    L’écran de l’appareil est réglable et permet d’y obtenir les infos concernant la prise de vue, le live view ou il est également possible de le désactiver totalement. Par habitudes, l’affichage d’informations me semble plus adapté.

    Cependant un détail frappant m’a embêté toute la journée. Son autonomie… Photo après photo, le pourcentage de la batterie descend à vue d’œil. Lors de cette journée, je n’ai usé que de l’œilleton de l’appareil en éteignant ce dernier entre chaque photo. Et malgré ces précautions, l’appareil me signale qu’il n’est plus en capacité de déclencher après seulement 200 photos. Une autonomie courante pour un hybride, mais qui dérange lorsque l’on est habitué à celle des reflex.

    Quant à l’œilleton (EVF), il est de bonne qualité lui aussi. Les informations essentielles y sont discrètes, mais bien présentes, laissant place au cadrage. Il est évident que de comparer le confort d’un oreillon de reflex avec celui d’un hybride n’est pas rationnel, mais celui de l’hybride permet d’afficher les menus et tout ce qu’il peut y avoir sur l’écran de l’appareil.


    La qualité photo est satisfaisante, le capteur est dynamique, les contre-jours sont bien gérés, ainsi que le bruit. Cependant, l’optique peut être facilement mise en défaut. Nous avons souvent été face au soleil, bien que haut dans le ciel, et malgré un pare-soleil et un filtre polarisant, il n’était pas rare d’avoir du flare sur les photos. Un autre point sur lequel j’ai été surpris, c’est l’efficacité de l’appareil en mode rafale. Voici quelques photos de la journée.

    À bientôt🤠

  • Test Nikon Z7

    Test Nikon Z7

    Hello hello !

    Je tenais à vous faire part de mes impressions sur le nouveau Nikon Z7. Un appareil photo hybride remarquable.

    Le but de cet article n’est pas de faire un test complet de l’appareil, mais simplement de vous donner mon avis et sur ce bel ensemble. 😉

    thumb_up

    Il est intéressant de voir qu’il y a un réel avantage à choisir le pack plutôt que les élément séparément. Pour exemple, la bague FTZ et le 24-70/4s ne reviennent qu’à la moitié de leur prix vendu seul.

    widgets

    Le pack est donc composé de :
    • Nikon Z7
    • Bague FTZ 
    • Nikkor 24-70/4s 
    • Carte XQD 64Go 
    • Accessoires (chargeurs, batterie, courroie, etc)

    straighten

    Poids et encombrement

    L’énorme atout des hybrides est bien leur poids ainsi que leurs mensurations et le Z7 n’y fait pas exception. La différence entre un D800 + 24-70/2.8 (environ 1.9Kg) et le Z7 + 24-70/4S (1.1kg) est plutôt flagrante. Le transport et les sorties sont bien plus agréables avec le Z 😉.

    Le boitier, la bague, l’objectif, l’ensemble est soigné, agréable en main, la poignée est très (presque trop) creusée. Cependant, de prime abord, ce qui est le plus perturbant est bien l’absence du trèfle et des nombreuses commandes comme nous en avons l’habitude sur les boîtiers réflex. Mais on se rend rapidement compte qu’à l’usage elles sont toutes aussi accessibles, via le large écran tactile orientable.

    security

    Protection

    Tout comme pour le D800 j’ai opté pour une protection de la marque Easycover. Cette surcouche en silicone enlève un peu le charme du boitier mais se révèle vraiment efficace au quotidien pour protéger le boitier des rayures et des chocs.

    toll

    La bague FTZ

    La bague FTZ, qui signifie tout simplement (monture) F to (monture) Z, permet de monter tous ses objectifs de type reflex Nikon sur la nouvelle monture. la bague nous montre de manière assez impressionnante la différence de taille entre les anciennes (47mm) et nouvelles montures (55mm). Cependant, même si les objectifs montent physiquement, les modèles AF-D perdent leur motorisation… L’idée est embêtante, mais Nikon à tout prévu.

    Le focus peaking est de la partie, surlignant en rouge (d’autres couleurs sont au choix) la ou les zones nettes. L’usage du 180/2.8 n’est plus exclu avec ce boitier ! J’en profite pour noter que le confort de visée est exceptionnel pour un hybride. Rappelons que cet appareil est pourvu d’un viseur électronique (EVF) qui se laisserai presque oublier. Incroyable !

    Les menus sont toujours les mêmes. Bien entendu, tout un lot de nouveauté y est glissé, notamment la partie connexion sans fil. Il est possible de complètement visualiser le contenu de l’écran et des menus à l’intérieur du viseur.

    phonelink_ring

    Snapbridge

    Côté application, voici ce que ça donne. Simple, intuitif et complet. On peut au choix, connecter l’appareil en wifi ou en bluetooth. Quelle différence ?

    • En bluetooth il est possible d’avoir le transfert automatique des photos prises par l’appareil en 2mpx ou en taille originale ainsi que la géolocalisation des photos prises par l’appareil
    • En Wifi, ces même fonctions sont également disponibles, mais s’y ajoutent la partie “télécommande” du boitier avec la possibilité de modifier les paramètres de prise de vue, de déclencher l’appareil mais surtout, d’avoir le retour vidéo avec une faible latence.

    Néanmoins, le bluetooth sera bien plus raisonnable sur la consommation de la batterie de l’appareil.

    battery_charging_full

    Autonomie

    L’autonomie n’est clairement pas comparable à celle du X-T2 de fuji qui m’avait été donné de tester. Là ou il était difficile de terminer une journée, le Z en fait sans trop de problèmes le double ! Deux points forts, les batteries sont des EN-EL15 et sont donc compatibles avec de nombres boîtiers de la marque (série D7000, D500, série D600, D750, série D800…) Et l’autre point positif, l’appareil est livré et compatible avec les EN-EL15b qui permettent de recharger l’appareil par son port USB type C, notamment grâce à un powerbank. Une dernière génération de cette batterie à vue le jour plus récemment, l’EN-EL15c, permet d’utiliser l’appareil photo pendant la charge. Lui permettant un usage secteur, indispensable sur des usages sédentaire prolongés.

    Lors du dernier voyage en Laponie, l’appareil, constamment connecté au téléphone en bluetooth pour le transfert et la localisation, faisait sans problèmes 400 photos malgré le froid polaire.

    photo_library

    Les photos valent mieux que les mots

    ac_unit

    Finlande

    videocam

    Vidéo

    Sur la partie vidéo le Z7 n’est pas en reste. J’ai eu l’occasion d’en réaliser quelques unes en Laponie, et le rendu est super. Fluide et doux, l’autofocus est un réel atout en vidéo. Il faut simplement s’entraîner pour éviter les erreurs visible ci-dessous 😶.

    C’est un appareil qui reprend tous les atouts des reflex en arborant un design compact , léger et silencieux. Son capteur sur-défini est précis et efficace. La technologie intégrée permet de se concentrer davantage sur le cadrage et l’instant que sur ses réglages sans pour autant perdre en authenticité, c’est un réel avantage. Pour son premier hybride plein format, Nikon fait là une belle entrée en matière.

    Il est maintenant mon compagnon de route principal !

    A bientôt ! 🤠

Notre site utilise les cookies

Ce site utilise des cookies pour améliorer votre expérience. Nous supposerons que vous acceptez cette politique tant que vous utilisez ce site Web