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Se rendre à Saint-Valery-sur-Somme depuis Paris

2H40

225 km

Envie d’un grand bol d’air iodé et de lumières changeantes ? On vous emmène à Saint-Valery-sur-Somme, une cité médiévale qui domine l’un des plus beaux estuaires du monde. Entre le cri des goélands, les maisons de pêcheurs colorées et les épopées de Guillaume le Conquérant, préparez-vous à un voyage hors du temps, là où la terre et la mer ne font plus qu’un.

Phare du Hourdel

On commence notre balade à la Pointe du Hourdel, bien que le phare se situe sur la commune de Cayeux-sur-Mer, nous tenions tout de même à le mentionner ici.

Ce joli phare veille depuis 1840 sur l’embouchure de l’estuaire. Après un premier feu monté sur une potence de bois, puis une version métallique en 1905, l’édifice actuel a été construit en 1948 : une tour cylindrique de 18 mètres en béton armé, surmontée d’un feu blanc et vert à trois occultations toutes les douze secondes. Détruit pendant la guerre, il a été reconstruit en 1950 et servait encore, jusqu’aux années 1980, d’appui sonore grâce à sa corne de brume. Repère pour les promeneurs et les pêcheurs de crevettes grises du Hourdel, le phare est aujourd’hui un symbole du littoral, visible depuis la Route Blanche qui longe les dunes. Il guide autant les navigateurs que les curieux venus contempler la Baie.

La Baie de Somme

Elle compte parmi les plus belles baies au monde et fascine tous ceux qui la découvre. La Baie de Somme s’étend sur 72km² de la pointe du Marquenterre à Cayeux-sur-Mer. Ses paysages exceptionnels, fragiles, protégés, ses lumières fascinantes lui valent d’être Grand Site de France.

Le fleuve Somme se jette dans la Manche en formant un estuaire de 72 km2.

Il comprend trois zones : la partie basse, découverte lors des marées de vives eaux, la zone sablovaseuse, véritable garde manger des oiseaux et la partie haute recouverte de végétation.

La baie de Somme est donc un vaste site naturel, préservé, c’est un lieu d’observation privilégié pour la faune et la flore, des centaines d’espèces d’oiseaux s’y posent lors de leurs migrations. L’estuaire est reconnu sur le plan international pour sa richesse écologique ; la partie nord est classée Réserve Naturelle Nationale.

L’ensemble de la baie de Somme et de son environnement proche est multiplement labellisée : au titre de la convention mondiale RAMSAR sur les zones humides, membre du club des plus belles baies du monde, labellisée Grand Site de France et Parc Naturel Régional.

Ne vous aventurez pas seul en Baie de Somme, les marées sont dangereuses et les espèces sont protégées.

Rue de la Chapelle

Pour prendre de la hauteur et admirer ce paysage du regard, nous grimpons par la Rue de la Chapelle. C’est le moment « souffle coupé » de notre balade : la pente est un peu raide, mais la récompense est là. À mesure que l’on s’élève, le panorama sur l’estuaire se dégage, offrant une vue imprenable sur les teintes opalines de l’eau qui se mélangent au vert de la végétation littorale.

Chapelle des Marins

De style néogothique, respectant la tradition des murs en damiers de pierre blanche et de silex, la chapelle Saint Valéry a également comme particularité son clocher surmonté d’un goéland.

Située sur l’un des plus beaux points de vue de la Baie, la chapelle, d’une grande ancienneté (d’architecture romane) était élevée sur le tombeau même de l’apôtre du Vimeu. Elle fut remplacée en 1878 par une nouvelle chapelle, sous l’égide de l’Abbé Caron, curé Historien de Saint- Valery-sur-Somme de 1872 à 1893, d’un style néo-gothique, respectant la tradition des murs en damiers, avec une alternance des calcaires et des silex taillés. Au pied de l’édifice, se trouve la fontaine miraculeuse, dite de la Fidélité. Elle a été réaménagée avec soins et entièrement restauré en 2013.

Ou plutôt Chapelle de Saint Valery, « dite des marins » car le haut du clocher est orné non pas d’un coq mais d’un goéland, en hommage aux marins qui en naviguant faisaient retentir la corne de brume pour saluer l’édifice.

Porte Guillaume & Porte Jeanne d’Arc

Appelée « Porte de Haut » ou « Porte Jeanne d’Arc » en souvenir de son passage en décembre 1430, c’est un des vestiges les plus anciens de la Ville. Les tours, datées du 11ème , existent déjà lors de l’escale forcée de la flotte de Guillaume de Normandie en 1066. L’ensemble était constitué de deux tours rondes massives, avec consoles et mâchicoulis, deux corps de bâtiments avec un étage et des souterrains qui servaient de corps de garde et de prisons, un pont levis disparu en 1614, et des ouvrages de défense avancés aujourd’hui disparus. L’arcade ogivale a été édifiée en 1785 et un pan de courtine subsiste encore. Sur les murs pousse en été un œillet rose appelé « l’œillet des croisades ».

Un petit jardinet sur le côté de la tour offre une belle vue de la baie à travers les arbres.

Église Saint-Martin

Au cœur de la cité haute, l’Église Saint-Martin nous surprend par son allure de forteresse. Ravagée par Louis XI en 1475 (qui préféra brûler la ville plutôt que de la laisser aux Anglais !), elle fut consacrée à nouveau en 1500. On admire son architecture unique à deux nefs identiques et ses murs en damiers de silex. Son mobilier a souffert pendant la Révolution, mais sa tour massive épaulée de contreforts impose toujours le respect. Sa toiture pyramidale de 1786 lui donne cette silhouette si particulière qu’on repère de loin en baie.

Porte de Nevers

Nous quittons la ville haute par la Porte de Nevers. Cette construction du XVIe siècle mélange briques, grès et galets. Si vous levez les yeux sous la voûte, vous pouvez encore voir les rainures de la herse et les baies où passaient les chaînes du pont-levis. Le blason des Gonzague-Nevers y trône toujours avec la devise « Fides » (Fidélité), souvenir de la bravoure de la milice locale à la bataille de Bouvines en 1214. En suivant la Rue de la Porte de Nevers, on descend doucement vers les quartiers plus populaires du bord de mer.

Rue de la Porte de Nevers

Derrière la porte de Nevers, la ruelle éponyme relie la cité fortifiée au quartier maritime et dégage un charme particulier. C’est une descente agréable qui permet d’admirer l’architecture urbaine de la ville, où la pierre médiévale laisse peu à peu place aux constructions liées à l’activité portuaire.

30 Quai du Romerel

Au 30 quai du Romerel, l’ancienne gendarmerie de Saint‑Valery‑sur‑Somme occupe une place discrète mais structurante dans le front bâti qui longe la baie, entre le port et le quartier de villégiature du Romerel. Elle s’insère dans un alignement d’édifices remarqués du quai — château du Romerel, maisons de notables, demeure associée au séjour de Napoléon — qui participe au caractère particulièrement pittoresque de la promenade en bord de baie. Décrit comme un secteur développé avec l’essor balnéaire, le Romerel présente un paysage de façades XIXe‑XXe tournées vers la baie, relativement homogène face au port et aux digues.

Ruelle des Matelots

On s’écarte un instant de la promenade pour nous glisser dans la Ruelle des Matelots. Étroite, intime et pleine de mystère, cette petite ruelle était autrefois le raccourci secret de ceux qui vivaient de la mer. On y imagine les marins rentrant de pêche, s’engouffrant dans ces passages pavés pour rejoindre leur foyer à l’abri du vent.

Courtgain

Nous arrivons dans le Courtgain, sans doute le quartier le plus pittoresque de la région. Son nom, qui signifie « petit salaire », rend hommage aux familles de pêcheurs qui vivaient ici dans des maisons de brique et de torchis aux soubassements noirs. Aujourd’hui, les façades éclatent de couleurs chatoyantes et les ruelles sont joliment fleuries, créant un décor de conte de fées. Nous montons jusqu’au Calvaire des marins d’où le point de vue est tout simplement magistral : c’est ici que l’on ressent le mieux la ferveur des gens de mer, particulièrement lors de la grande Fête de la Mer qui anime le quartier chaque été.

Le port

Notre balade nous mène naturellement vers Le Port, le poumon économique de la ville. C’est ici que les bateaux de plaisance dansent au gré des courants, remplaçant les anciens navires de commerce. Le port est le lieu de toutes les rencontres, où l’on peut embarquer pour une croisière ou simplement s’installer en terrasse pour déguster des produits locaux. L’atmosphère y est joyeuse et rythmée par le va-et-vient des promeneurs qui, comme nous, se laissent séduire par cette vie maritime si particulière.

Les Bains De La Ferté

On achève notre balade aux Bains de la Ferté, à l’extrémité du quai. C’est ici que le tourisme thermal a pris son essor au XIXe siècle. Aujourd’hui, c’est le lieu parfait pour une dernière pause contemplative face au Crotoy que l’on aperçoit sur la rive opposée. Entre passé médiéval et nostalgie des premiers bains de mer, Saint-Valery nous a conquis !

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