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Refuge de la Banne

Montagne de la Banne d’Ordanche, 63150 Murat-le-Quaire

La nuit fut fraîche, mais beaucoup plus reposante que la précédente !! Il est 8h30 quand nous partons rejoindre le refuge pour petit déjeuner. Nous pensions être dans les derniers, car le service se termine à 9h, mais finalement nous étions presque les premiers 😁. L’ambiance est toujours aussi familiale, tout se fait dans la plus grande simplicité, des produits frais, du café dans les thermos, du fromage blanc dans des pots de 5 litres, c’est chouette et décontracté.

Aujourd’hui, nous avons en tête de nous balader entre les puys de Dôme et de Pariou. En discutant avec les saisonnières, elles nous expliquent qu’il s’agit de leur rando préférée, qu’elles la pratiquent depuis leur plus jeune âge ! Elles nous ont partagé des informations essentielles au bon déroulement de notre journée et on les en remercie encore !

Départ Parking des Goules

63870 Orcines

Le Parking des Goules est notre point de départ pour cette journée. Nous avons téléchargé la carte hors connexion et utilisons aussi la carte ci-contre pour nous repérer. La randonnée passe par les sommets des deux volcans. Cette balade en pleine nature est donnée pour plus ou moins 7 heures, alors ne perdons pas une minute. Nos sacs sont prêts, les gourdes, l’appareil photo, les gâteaux aussi !

Au départ beaucoup de personnes cherchent le chemin, nous compris. Il faut traverser la route et s’engouffrer dans la forêt, suivre des panneaux de terrain de tirs (rassurant !) puis le fléchage des puys et des sentiers apparaît. Pour la suite, c’est simple, il suffit de suivre la direction du Puy de Pariou. En l’absence de panonceaux, le balisage du GR est bien pratique.

Le premier kilomètre est plat ou presque, ce qui est perturbant quand on connait la destination. Mais les doutes s’estompent rapidement.

La végétation est luxuriante, majoritairement composée d’arbres feuillus, parfois formant des tonnelles féériques.

Puy de Pariou

Ce volcan, on le connait tous ! Eh oui, c’est lui qui est présent sur les bouteilles de Volvic. Puis dans la chaîne des Puys, c’est aussi l’un des plus connus. Son cratère est impressionnant à voir, et la vue depuis son point culminant l’est encore plus ! Nous en profitons pour faire une petite pause rafraîchissante et contemplative. Le brouillard d’aujourd’hui rend le paysage encore plus mystique, on adore. (même si nous aurions apprécié voir plus loin 😁)

Il est 13h passé, cela fait déjà 30 minutes que nous sommes en haut à papoter et à profiter de l’endroit. Nous empruntons les innombrables marches de l’escalier redescendant en direction du Puy de Dôme. Nous avons essayé de les compter, mais trop distraits, nos résultats n’étaient pas les mêmes alors que nous n’étions pas à la moitié de la descente… Tant pis 😅 Ne croyez pas, la descente n’est pas aussi facile qu’il n’y parait. Nous faisons quelques pauses photos en chemin, mais il nous aura fallu environ 25 minutes pour venir à bout de cet interminable escalier. Nous sommes empathiques envers les personnes que nous voyons faire le chemin inverse du nôtre, avec généralement un visage rougi par l’effort… Sans se douter de ce qui nous attend dans quelques minutes.

Ici la flore est différente de celle du début de parcours, on retrouve davantage de jolies fleurs et de bruyères, les arbres se font beaucoup plus rares.

En bas, nous traversons le plateau reliant les deux volcans. Le terrain est particulièrement glissant, mais le sol semble meuble sous nos pieds, donnant l’impression de marcher sur un nuage. En progressant vers le Puy de Dôme, nous pouvons observer le Puy de Clierzou, le Nid de la Poule (où se sont nichés les moutons) ainsi que le Creux de la Berte.

Au bout du plateau, juste avant que le chemin commence à prendre du relief, une petite source sert de carrefour et permet de recharger les gourdes à mi-chemin. A cet endroit, un couple est venu nous demander le chemin à prendre… Aussi perdu qu’eux, nous en rigolons durant quelques minutes, un échange fort sympathique. Le balisage semble avoir subi le temps, les panonceaux ne sont plus très bien axés ou lisibles.

Mais pour nous pas trop de doutes, la montagne, bien que dans les nuages, est facilement identifiable.

Nous plaisantions en descendant les escaliers du Puy de Pariou tout à l’heure, nous voici maintenant à en monter. Les premiers n’étaient pas les plus difficiles ni les plus longs. Mais il en est tout autre pour les suivant. À mesure que nous grimpons, le climat change. Il fait froid et humide, nous sommes littéralement dans les nuages et heureusement que nous avions prévu les vêtements chauds.

En haut des marches, non pas l’arrivée, mais le passage du Panoramique des Dômes, le train à crémaillère proposant d’arriver au sommet sans le moindre effort, pas drôle mais en plus d’offrir une jolie vue tout le long du voyage, c’est assez pratique.

Puy de Dôme

Enfin ! Voici l’antenne du volcan (pour ce qu’on en voit 😅) Il est 15h35, cela fait 2h30 que nous avons quitté le Puy de Pariou et les gâteaux ne suffisent plus. Nous décidons d’aller prendre un sandwich au snack du grand espace aménagé en haut. L’occasion aussi de faire une pause d’une quarantaine de minutes avant de ressortir… dans la précipitation parce que l’horizon se dégage ! Nous ne sommes pas les seuls à déserter les lieux pour profiter de ce moment inespéré.

Puis quitte à être ressorti, autant continuer notre balade. La vue n’est pas parfaite, mais nous avons pu voir Clermont-Ferrand et une partie de la chaîne des Puys !
Le tour du Dôme se fait par des chemins aménagés et sécurisés, c’est presque étonnant compte tenu des chemins qui y permettent l’accès.

Sur la partie haute se trouve le Temple de Mercure, un vestige du IIe siècle ! À l’époque l’édifice était beaucoup plus imposant, au point d’être le plus grand de sa catégorie ! Une construction qui aura résisté, au travers des siècles aux vents et intempéries. Derrière le temple, l’emblématique antenne du Puy. Un colossal émetteur de près de 100 mètres de hauteur servant à diffuser la télévision, la radio et les réseaux téléphoniques de la région. Au pied de l’antenne un laboratoire du CNRS a pour mission l’étude du climat, du magma et des sciences liées à l’activité volcanique.

Le temps passe vite, il est déjà 17h et nous devons penser au retour pour ne pas rentrer de nuit. Une fois encore, nous ne redescendons pas par le même chemin que celui par lequel nous sommes arrivés. Celui-ci s’appelle le Chemin des Muletiers, qui emprunte une portion du GR4. La pente est particulièrement abrupte et le sol caillouteux ne facilite pas l’adhérence de nos chaussures. Tout au long du chemin, nous avons croisé des coureurs d’une agilité extraordinaire qui ne semblaient pas rencontrer la même difficulté que nous à rester debout 😂.

Le paysage est assurément ce qu’il y a de plus incroyable, à chaque virage (qui sont numérotés sur des petits plots de bois) un panorama exceptionnel s’offre à vous.

Arrivés en bas du Chemin des Muletiers, notre randonnée se poursuit dans la forêt, on retrouve un sol meuble sur lequel il est agréable de marcher, comme lorsque nous étions sur le plateau tout à l’heure. Nous croisons à nouveau des gens avec qui nous avions échangé dans la journée, eux n’ont malheureusement pas eu la chance de profiter du court dégagement de nuages, mais ont pu en profiter pour admirer le volcan d’en bas.

Arrivé !

Facile n’est peut-être pas le mot approprié, mais cette randonnée ne nous a pas paru difficile alors qu’il s’agit de la première de ce genre que nous faisons. Suivre les balisages GR/PR est simple et se balader en pleine nature est d’un plaisir incontestable. Un moment d’effort, de bonheur, de rigolade et de déconnexion.

Nous reprenons la route en direction de Paris un peu fatigués mais ressourcés !

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