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Se rendre à Saint Jean d’Angély depuis Paris

4H05

4H00

442 km

Bienvenue à Saint-Jean-d’Angély, une cité au destin hors du commun ! Dès le Moyen Âge, nous marchons dans les pas des pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle qui affluaient ici pour vénérer le crâne de saint Jean-Baptiste, faisant de la ville une étape majeure de la Via Turonensis. Mais la ville est aussi une terre de caractère : bastion protestant durant les Guerres de Religion, elle fut assiégée et punie par Louis XIII avant de renaître grâce au commerce du cognac. C’est ce mélange unique entre ferveur spirituelle et résilience historique que nous allons découvrir au fil de ses rues.

Place de l’hôtel de ville

On commence notre exploration sur la Place de l’Hôtel de Ville. Ce qui nous frappe, c’est l’imposant beffroi qui surplombe la mairie. Il faut savoir qu’au XIXe siècle, la ville a voulu affirmer sa puissance économique liée au commerce du cognac. L’architecture mélange le style néo-Renaissance avec des touches de l’époque Napoléon III. C’est ici que bat le cœur administratif, mais c’est surtout le point de départ idéal pour comprendre comment une petite cité médiévale est devenue une ville bourgeoise florissante.

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Place du marché

À quelques enjambées, on arrive sur la Place du Marché. Si vous aimez l’architecture industrielle, vous allez être servis : les halles de 1891 sont un parfait exemple de l’utilisation de la fonte et du verre, un clin d’œil direct au style Baltard parisien. Mais l’histoire est plus ancienne : depuis le Moyen Âge, cette place est le centre névralgique du commerce de sel et de vin.

Fontaine du Pilori

En quittant les halles, on tombe sur la Fontaine du Pilori. Ne vous fiez pas à son nom : elle n’a jamais été un lieu de torture ! Elle a été construite en 1546 avec des éléments récupérés sur le château Renaissance de la ville (celui de la famille de Rochechouart). C’est un pur chef-d’œuvre de la Renaissance française avec ses colonnettes et ses sculptures délicates. Elle nous rappelle que la ville était autrefois une place forte royale majeure.

Les jolies rues

On s’enfonce ensuite dans les jolies rues du centre historique, comme la rue de la Grosse Horloge. Ici, on change d’ambiance : les maisons à pans de bois (colombages) du XVe et XVIe siècles nous rappellent que la ville a survécu à bien des tempêtes, notamment aux Guerres de Religion qui ont ravagé la région. Notre regard se perd parmi les nombreux détails sculptés sur les corniches ou sur les imposantes portes, témoignant du savoir-faire des artisans de l’époque.

Abbaye Royale

Notre balade nous mène naturellement vers l’immense Abbaye Royale. C’est le monument phare. Fondée par les Bénédictins en 817 pour abriter la relique de la tête de Saint Jean-Baptiste, elle est classée à l’UNESCO au titre du chemin de Compostelle. Ce qu’on voit aujourd’hui, c’est principalement la reconstruction monumentale du XVIIIe siècle. L’architecture classique est d’une rigueur absolue, mais c’est cette démesure qui nous montre l’influence spirituelle et politique colossale qu’avait l’abbaye sur tout le royaume de France.

Église Saint-Jean-Baptiste

On continue juste à côté avec l’Église Saint-Jean-Baptiste. Ce lieu est fascinant car il semble « en chantier » pour l’éternité. En réalité, ce sont les restes d’une église abbatiale commencée au XVIIIe siècle mais jamais terminée à cause de la Révolution. On se sent tout petits face à ces deux tours massives et ces murs nus qui n’ont jamais reçu leur voûte. C’est un témoignage poignant de l’histoire mouvementée de France, où les projets les plus grandioses ont parfois été stoppés net par le cours du temps.

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